INTRODUCTION VII
tourmentent guère : « Qui est tout d'esprit n'a point de chair. — Qui aime son esprit ne tient compte de ses habits. »
Ce qui n'empêche point de reconnaître la haute ioipoitance d'une science qu'on ne peut guère enseigner^ parce qu'elle ;est toute de pratique : « Assez sait qui vivre sait. »
Qui disait donc que l'homme de lettres était une création des temps modernes !
Le nom et le métier ne sont pas étrangers à nos vieux proverbes. Ils savent que le métier n'est pas lucratif : «Gent de lettres, honneurs sans richesses. » Il en est de même pour les artistes : « Honneur nourrist les arts. >
Aussi les bourre-t-on de compliments : « Le musicien est magicien — Le poète est devin — Le livre fait vivre. »
Ne pas prendre, bien entendu, ce dernier mot dans le sens positif. C'est de la vie intellectuelle qu'il s'agit, car : '< Le bon livre vieillissant rajeunit. »
Son influence morale, bonne ou mauvaise, est aussi pressentie : « Plume nourrit, plume destruit. »
La maigre cuisine de notre vieux proverbe dit d'avance qu'il n'a pas le culte de la bonne chère : « Petit pot, grand repos. »
Son programme est : manger peu, se lever et se coucher de bonne heure. Il admet que : « Le bon vin est