‹ Nos vieux proverbesChapitre 4 sur 26 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

le lait du vieillard et la nourriture de rhonime. » Seulement, ne vous nourrissez pas trop : « Vin et femme attrapent les plus sages. »

Si la femme qui vous attrape reste votre maîtresse, la chaîne deviendra lourde : « Qui a femme est marié. »

Cette maîtresse appartient-elle à un autre, vous voilà pour la vie dans une fausse position : a Qui a femme mariée, sa vie tient empruntée. »

Si la femme enfin est de celles qu^on paie, songez qu' : «Amour embourbe les jeunes et noyé les vieux», sans que les noyés d'un certain âge aient droit à aucune sympathie. Le proverbe de i582 l'affirme aussi durement que pourrait le faire 1^ proverbe de 1886 : u Quand on est vieil, qui ayme est fol. — Femme ne peut aimer vieux. »

Le vieux proverbe nous a conservé le portrait des courtisanes de son temps. C'est fait en quatre coups de plume, mais comme le morceau est enlevé ! On croirait être sur le boulevard Montmartre en lisant ces deux facéties : « Fille qui ses lèvres mord, son aller tord, montre qu'elle est du métier ord (i). — La queue lui traîne, et n'a de quoi manger. »

Le vieux proverbe n'aime pas les exagérations de la mode. Pour savoir ce que vaut une femme, il lui suffit

(i) Qui se tortille en marchant, montre qu'elle est du sale métier.

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