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teurs, promettant, en cas de Vacance, de s'adresser de préférence au Bureau de l'Association. L'un d'eux ajoutait : « Nous avons le bonheur de vous annoncer que nos représentants ont fait une retraite fermée et nous donnent entière satisfaction ». Les patrons sont ainsi portés vers l'Association par la confiance qu'ils ont dans l'honnêteté professionnelle de ses Voyageurs. Ils se sentent en sûreté avec eux.
La défiance d'autrefois à l'égard des Voyageurs en général tombe devant un membre de l'A.C.V. L'un d'eux s'amène dans un collège commercial de la province. Il ouvre son sac et commence l'étalage de ses échantillons, lorsque le Frère Supérieur de l'établissement, prévenu par le portier, entre vivement, très déterminé à ne rien prendre : « C'est inutile, Monsieur, rentrez-moi tout cela, je n'ei besoin de rien 1» Le voyageur, pas du tout décontenancé, essaie gentiment de pénétrer dans la place, comme ils savent si bien le faire! Mais ici le cas est exceptionnel : € Rien, rien, Monsieur, rien! » — Ce disant, le Supérieur aperçoit le bouton de l'A.C.V. « Ah ! Ah ! vous appartenez à l'Association Catholique des Voyageurs ?» — « Mais oui ». — « Ah! c'est différent. Tenez, votre Père Aumônier, précisément, sort d'ici : il a prêché une retraite aux élèves. Attendez donc ». Quelques minutes après, le Voyageur se retirait avec une commande de cent cinquante dollars. Le bouton avait été le « Sésame, ouvre-toi » d'Ali-Baba, l'anneau magique de Gygès.
Il n'y a pas que les catholiques qui fassent confiance aux Voyageurs de l'Association. Voici le témoignage des propriétaires Protestants d'une des grandes mai- Sons de commerce de Montréal. On leur demandait
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de permettre à l'un de leurs Voyageurs, membre de l'A.C.V., de faire une seconde retraite fermée. « Certainement, répondirent-ils. Mais qu'est-ce que vous lui avez donc fait l'an dernier ? Il n'est plus le même : le voilà réglé, sobre, plus zélé que jamais pour notre maison, il a triplé son chiffre d'affaires cette année. C'est notre meilleur homme. Oui, oui, prenez-le, non pas seulement pour trois jours, mais pour trente, si vous voulez ! Nous paierons toutes ses dépenses » !
Sur quoi repose cette confiance dans les Voyageurs de l'Association, c'est ce que nous allons examiner ensemble.