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III. CHORÉES ARYTHMIQUES

Les chorées arythmiques forment un groupe qu’il faut bien distinguer de celles que nous avons étudiées au début de ce travail, et qui constituent la véritable danse de Saint-Guy, la chorée épidémique des Germains et la Chorea major actuelle.

La plus importante est l’affection dont Sydenham a tracé le premier la description et à laquelle il a donné un nom qui a prévalu. Le choix de ce nom, nous l’avons dit, était malencontreux, car ayant déjà été appliqué à une affection différente, il devait forcément amener des confusions regrettables. Il est d’ailleurs impossible de le changer, aujourd’hui qu’il est entré dans les habitudes des médecins et il serait difficile d en trouver un autre qui pût s’appliquer sans conteste à la névrose que nous allons étudier. Le moyen d’éviter toute erreur, et ce serait en même temps un acte de justice, serait de donner à la chorée vulgaire, à la chorea minor, le nom de celui qui l’a découverte et de la nommer chorée de Sydenham.

De fait, il est certain qu’avant lui on ignorait cette afection ; G. Sée a bien fait voir que le scélotyrbe d Hippocrate et de Galien n’avait rien à faire avec elle,

et se rapportait vraisemblablement à une sorte de paraplégie incomplète.

Nous placerons dans le même groupe des chorées arythmiques, à mouvements incohérents, contradictoires et illogiques, la chorée prae ou posthémiplégique; comme l’ont bien montré M. Charcot et ses élèves, les mouvements de celle-ci sont de même nature que ceux de la chorée de Sydenham et n’en diffèrent que par leur pathogénie. Enfin, nous aurons à montrer que Vathétose et Yhémiathétose se rapprochent par une série d’intermédiaires de l’hémichorée posthémiplégique, à côté de laquelle elles doivent être placées dans une classification naturelle (Charcot).

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