‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 2)Chapitre 101 sur 111 · Symptômes. Us varient suivant la nature de la · texte numérisé non relu

Symptômes. Us varient suivant la nature de la

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620 HÉMORRHAGIES DES MEMERANÉS MUQUEUSES.

cause occasionnelle. L’hématurie dépend-elle de la pléthore et de l’'équitauon, le sang qu’on rend par les voies urinaires est pur et abondant; cet écoulement se déclare soudain et revient par intervalles sans être accompagné de douleurs dorsales. Tient-elle à l’abus des médicamens employés contre les calculs rénaux, la douleur et l'écoulement du sang augrhentent par l'usage de ces moyens, et diminuent lorsqu'on. les suspend. Est-elle produite par l'usage des cantharides , elle est accompagnée d’une ardeur vive et d’un priapisme violent. Doit-on la rapporter à une chute ou à une contusion , On éprouve une vive douleur dans la partie affectée. Les symptômes présentent aussi des différences selon le siége particulier de l’hémorrhagie. Lorsque Vhématurie tire son origine des reins, on éprouve des anxiétés, le refroidissement des mains, une douleur dans la région lombaire de même qu'aux environs du pubis, sans pouvoir soulager le malade en le sondant. Dans les cas où l'hémorrhagie provient de la vessie uripaire, On éprouve de fréquentes envies d’uriner, une ardeur dans la région de l'anus, des ténesmes, une douleur pongitive vers le bout du mémbre viril ; il y a constipation, quelquefois un sentiment de prurit au pubis et derrière cette région , des tiraïllemens et des eflorts de pression , ce qui augmente surtout par la toux, par le moindre mouvement ou par l’éternuement. L'hématurie est le plus ordinairement passive et sa durée souvent très-longue. Le sang peutse coaguler dans la vessie urinaire ou danslesuretères : il rend ainsi l’excrétion de l’urine difficile où même impossible. Le sang contenu dans ce liquide se dépose toujours en grande parue quelque temps après qu'on a rendu lu-

MÉMATURIR DIN TES rine : toutes les fois qu'il y est contenu en quantité considérable, le dépôt qu'al forme ne se redissout point par l exposition à la chaleur , et dans ce cas la couleur rouge de l'urine qui surnage le sédiment ne peut être re qu'au sang; mais 1l est Ho difficile d’en reconnaître la présence lorsque le dépôt n'a pas lieu : néanmoins la couleur rouge que l'urine contracte par’ la présence du sang est déroule de celle qui est due à la concentration he urée ; l'urine sanguinolente est d’ailleurs Li que toujour trouble; ellecoloreenr ouge le linge qu'on \ plonge, et se coagule plus ou moins à un degré de chaleur égal à à celui de l’eau bouillante. bi

6 il. L raitement de l'Hématurie.

A Le traitement noi il convient re recourir ici |estle même que celui des hémorrhagies en général : on doit éviter tout ce qui peut irriter La reins et la vessie | urinaire. Comme Ja constipation. augmente le plus sou vent l'irritation déjà existante , il est nécessaire de favoriser lasortie des exer émens à l’aide de laxatifs doux. On insiste d ailleurs beaucoup sur les boissons d’eau froide pure ou légèr ement acidulée, d'autant plus que cette ps ee est le plus souvent passive , ainsi que je l'ai indiqué ie haut. L’ application de compresses d’eau froide ou de gl ace sur la r égion lombaire, à l’hypogastre, au périnée , ou à la partie interne des cuisses, est aussi d’une grande utilité. C ependant si l’hématurie est l'effet de l’irritation causée par un calcul , les boissons adoucissantes et gomImeuses doivent être muses en usage,

HÉMORRHAGIE UTÉRINE. $ 1. Considérations générales.

45. PREMIÈRE MENSTRUATION. On peut voir, dans l'ouvrage de Roussel (Système physique et moral de la femme), un tableau vif et animé de la révolution qu'éprouvent les personnes du sexe à l'époque de la puberté. |

46. On remarque quelquefois une certaine précocité de l’éruption des menstrues, même enŒurope mr la neuvième, dixième ou onzième année. Dans les régions de l'Asie, il n’est pas rare de voir de Jeunes personnes dehuitans s'engager dans le mariage , etdevenir méres à la neuvième année. En général cependant , en Europe, les menstrues commencent lorsque le COrps a pris la plus grande partie de son accroissement ; er Suisse c'est vers la douzième ou treizième année, comme le remarque Haller. Cette loi même de la menstruation ne s'étend pas toujours jusqu’à la vieillesse, et j'aiquelquefois occasion de vérifier à la Salpétritre ce que dit : aller d’un écoulement blanc par l'utérus à l'approche de la cessation de la fécondité vers la trente-sixième année. À prés la quarantième année, plus tôt ou plus tard, l'ordre périodique des menstrues est troublé , en sorte qu'avant la cinquantième année, des hémorrhagies excessives surviennent après de longsintervall es;etenfin, vers cette même année, les menstrues et la fécondité cessent sans que la santé en recoive aucune atteinte notable. Les personnes qui sont plus tôt nubiles cessent plus tôt d'être fécondes. La menstruation peut

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