CUTANÉE
muinent la plupart par des dre où phlyctenes qui. s Seven la peau. | Dans la combustion portée assez loin pour être plus que rubéfiante , et assez modérée pour ne point produire un racornissement , 11 y a aussi un acer oissement d’exhalation sous l ee. soulevé. En général, la production de toute vésicule cutanée est toujours précédée d’une inflammation de la surface externe de la peau. Des causes générales, comme une course violente , la chaleur d’un accès de fièvre, etc, peuvent produire, sinon des vésicules séreuses , du moins une rougeur plus ou moins intense. C’est surtout par une sensibilité paruculière que le système capillaire de la face est, plus que celui de toutes les autres parties de la peau, , susceptible de se pénétrer de sang , et que les passions y font succéder, en un instant, la rougeur vive d’un accès de fièvre, la blancheur de la syncope , et toutes les nuances intermédiaires. On sait aussi que les érysipeles de cette région sont beaucoup plus fréquens que ceux des autres parties, ainsi que d’autres phlegmasies cutanées.
On ne saurait décrire les maladies dela peau sans faire menton de l’ouvrage publié sur ces maladies par M. Alibert (1). Cet ouvrage, remarquable surtout par le luxe de l'exécution , Pest aussi par la nouveauté des faits , l’ensemble et la succession des symptômes que présente chacune de ces maladies en particulier, étudiées dans "is des hôpitaux les plus populeux de la capitale, entièrement consacré à leur traitement.
« Quelle inconcevable variété, dit l’auteur dans
G) Description des maladies de la peau observées à Jhôpital Saint-Louis, etc. Paris, 1806.
26 PHLEGMASIES son discours préliminaire, dans les dégradations dont nos tégumens sontsusceptibles ! Te “est l'épiderme seul qui s’altère et se résout en une substance farineuse, ou se détache en petites exfoliations furfuracées semblables aux lichens , aux mousses parasites qui souillent l'écorce des vieux chênes ; tantôt ce sont des lames écailleuses plus ou moins étendues , plus ou moins épaisses, dures, irrégulièrés ; tantôt cette même membrane est parsemée d’éruptions papuleuses ou pustu— leuses, miliaires ou perlées , vésiculeuses ou phlycténoïdes , etc. Quelquefois c’est simplement le système dermoïde qui se décolore sans s'élever au-dessus de son niveau , et qui nous montre tour-à-tour des taches rouges, brunes, noires, jaunes, hvides, ou d’une nuance verdätre.— Le plus souvent, les maladies cutanées laissent transsuder une matière ichoreuse ou purulente qui se concrète en une masse croûteuse pour tomber, renaître et tomber encore. Ces croûtes, dont la figure varie à l'infini, représentent des cercles, des losanges , des prismes , des cylindres, des tubercules ou des mamelons proéminens qui simulent les sucs lapidifiques cristallisés. — Mille autres gcidens se présentent encore. Il est des circonstances où la peau entière se gerce ou se détériore dans sa texture , au point d'acquérir une consistance qui la fait ressem-— bler à l’enveloppe de certains quadrupedes. Dans d'autres cas , la peau s'élève en tumeurs circonscrites qui ont l'aspect des fruits. — Des caractères si divers et si frappans constituent sans doute autant d’ espèces de maladies cutanées qui réclament tout l'intérêt et toute l’attention des pathologistes. MAT
» Si on examine maintenant, sous d’autres rapports,
LE
(EUTANÉES. 2e
la série innombrable de phénomenes dont le système
dermoïde est Ja proie, quelle diversité dans leur marche, leurs phénomènes, le type de leurs paroxysmes,
la durée de leurs phases , le mode de leur invasion et celui de leur issue ! Les uns attaquent tous les ages, les autres n'arrivent qu à une époque déterminée de la vie. Certaines ‘érupuons on var la surface enüère du corps humain; certaines n ge vi que quelques prepnes) il en est un petit nombre q qu'on n’a à redouter qu'une seule fois, tandis que plusieurs menacent à chaque instant notre existence. On en voit qui se manifestent avec des démangeaisons violentes et souvent intolérables ; on en voit aussi qui n’excitent pas le plus léger prurit. Le phénomène de leur maturation présente les mêmes contrastes : tantôt ces éruptions suppurent avec vitesse , tantôt elles si ppurent aveclenteur : souvent elles n’offrent aucune trace de cette opération vitale. Enfin on observe qu’elles marchent quelquefois avec l'appareil d’une fièvre brülante, et que, dans d’autres cas, elles se déploient avec calme et sans provoquer le bide trouble dans l’économie vivante. »
$ IL. Description générale des Phlegmasies cutanées.
28. Causes occasionnelles. S'il existe des phlegmasies cutanées dont la cause est pour ainsi dire unique, combien d’autres peuvent être provoquées par des circonstances extrémement variées ! Elles trouvent leur origine, tantôt dans une irritation locale , fi d’autres fois dans l'affection d’un organe plus ou moins éloigné. Elles sont , d'après cela, tantôt idiopathiques et tantôt sprepathiques , €t même symptomatiques ou critiques,