‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 2)Chapitre 17 sur 111 · SCARLATINE · texte numérisé non relu

SCARLATINE

à beaucoup varié sur la nature de la cause excitante ; mais on a été en général d'accord sur la gravité de cette 128 #2 à la suite de la scarlatine ; Sur l'époque la plus ordinaire de cet accident , ainsi que sur les moyens qu'on doit lui opposer lorsqu'elle se déclare ou lorsqu'elle a fait déjà des progrès. Entrer ici dans-des détails relatifs à ces moyens préservatifs ou curatifs ; serait superflu. Ces considérations apparüennent à l’article suivant.

S IL. Traitement de la Scarlatine.

76. Le traitement de la scarlatine a la plus grande analogie avec celui de la rougeole : c’est uniquement d'aprés les variétés individuelles et les complications qu'on doit diriger les moyens curatifs. En effet , cette affection , lorsqu'elle est simple ; parcourt spontanément ses périodes , de manière à parvenir à une ter— minaison heureuse. Le médecin doit alors se borner à “loigner ce qui. pourrait entraver la marche naturelle le cette affection , et les boissons acidulées sont sourent les seuls moyens qu'il convienne d'employer. S'il [ a complication avec une fièvre inflammatoire , lemloi de la saignée est quelquefois indiqué ; mais elle loit être subordonnée à l’âge et au tempérament , Car on a des observations de scarlatines que l'abus des sai nées a répercutées , en occasionnant tous les accidens le la métastase. Il n’est pas rare de voir cette éruption CCcOmpagnée d’une inflammation considérable à la orge : c'est alors que des Sangsues appliquées au cou, les cataplasmes, des gargarismes adoucissans , sont artout convenables, On doit chercher à provoquer

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le vomissement toutes les fois que la scarlatine coexiste avec un embarras gastrique. Mais les vomisseimens soit quelquefois sympathiques , et dans ce cas les vomitifs ne pourraient êu'e que nuisibles. C’est dans les con iphcations de là scarlatine avec les fièvres adyhamique ét ataxiquë qu'on 6bsérve st souvent l’ulcération des amygdalés et la gangrène à la gorge : On doit alors employer le traitement général des fièvres concomitantes et les moyens locaux appropriés à l'état de la gorge ; l'excitation de celle-ci à l ade de vapeurs aromatiques ; Où par le moyen de gargarismes composés avec la décocuon de quinquina , le campbhre, le muriate d’ ammoniaique , les acides , ete. , et la rubéfacuon des parties latérales da cou ont souvent été suivies de succès. On doit bien éviter d'enlever les est earres gangrenenses : ce serait le moyen d agrandir les ulcères ,: d’oecastonner une her rnorrhagie ," ét’ d'age graver tous Les symptômes. C'est surtout dans les éoinphications adyslanque et ataxique qué là scarlaune a uñe tendance extrême à la délitescence et à la imétaz stase.. Pour prévenir ces accidens , il faut alors avoir Pattention d eñtretemir un état de rubéfaction où'dé suppuration sur là peau , et de provoquer uné ex Citaion générale à l'aide du quinquina , du vin véné= reux ; etc. Il ne faudrait pas abandonnér le jade à lui-même dés que la rougeur de la peau , l'affection de la gorge et l'état fébrile ont cessé ; mais on doit encore chercher à prévenir l’anasarque, On éonseille } dans cette vue, d'empêcher le convalescent de s'expose à l'air extérieur pendant trois sermames: Des fricuons pratiquées surtout le corps avec des flariellés im pré gnées de vâpeurs aromatiques , des bains légèrement

SCARLATINE. OI excitans, et des purgations plusieurs fois répétées vers la fin de la maladie , sont aussi trés-convenables. Lorsque l’anasarque s’est déja déclarée , on doit recourir à des boissons chaudes afin de provoquer la sueur ou la sécréuon de l'urine. Les amers et le quinquina sont aussisouvent nécessaires. D'ailleurs, on doit combattre l’anasarque qui succède à la scarlatine par tous les moyens indiqués pour le traitement des hydropisies en général.

77. L’éruption scarlatne est jointe, en général, avec une affection inflammatoire plus où moins marquée des tonsilles ; cette dernière affection peut-être très-intense , ou plutôt devenir dominante, surtout dans certaines épidémies , et c’est ce qui a donné lieu à la dénomination de scarlatine angineuse , telle que celle qui a été décrite par un ancien élève de l'Ecole de Médecine de Paris , qui en a fait la matière d’un acte public en 1802 , et qu’on trouve par conséquent dans la collection des thèses de cette Ecole (Dissertationsur la Fièvre scarlatine angineuse qui a régné épidémiquement à Langres, dans le courant de 18or 5 par M. G. Pistolet ). L'auteur donne d’abord des détails trés-précis sur la topographie de Langres , et rapporte ensuite douze exemples particuliers de cette éruption scarlatine angineuse , qui méritent d’être consultés par l’exacutude de leur descripuon , et les moyens de traitement sagement adaptés au caractère de la maladie.

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