EON A
$ [*, Considérations générales et histoires particulières.
87. Le zona a des symptômes et une marche qui paraissent le rapprocher également de l'érysipèle et de la dartre : de là aussi le nom de herpes qui lui avait déjà été donné par Scribonius-Largus.’ Quelques observations particulières feront mieux connaître la double affinité de cette affection. Un journalier , âgé de cinquante ans (Journal de Desault, tom. HI) et d’un tempérament bilieux, éprouve des nausées , un malaise général, une chaleur ardente , une grande céphalalgie , avec difficulté de respirer. A ce symptôme succède de la rougeur accompagnée d’une démangeason violente à la région hypogastrique ; et bientôt cette partie est couverte de petites pustules
“très-rapprôthées , qui s'étendent, en forme de ceinture, depuis la ligne blanche jusqu'aux apophyses ransverses des vertebres du dos, dans une largeur d'un travers de doigt. Un chirurgien appelé alors
(1) SFYNON y n M Zoster, Puine; ferpes , SCRIBONIUS- BanGus ; Zona ignea , Horrmanx ; //erpes Zoster et Erysipelas Poster”, Savvacss ; Erysipelas phlyctænodes ; CuLLEN ; Erystpêle pustuleux de beaucoup d'Avreuns.
ZONA. Or
couvre la partie malade avec un liniment composé
de blanc d'œuf et de lait. La démangeaison augmente aussitôt après l'application de ce topique , et bientôt il se forme plusieurs phlyctènes. À cette époque , le pouls devient dur, la bouche amère, la langue se recouvre d’une couche épaisse (infusion de fleurs de sureau en boisson et en fomentation; le lendemain, vomissement provoqué avec trois grains (15 centisrammes) de tartrate de potasse antimonié dans un demi-litre d'eau partagé en plusieurs prises ). La rougeur et la démangeaison diminuérent sensiblement aussitôt aprés l'effet de ces moyens. Il se forma, à la suite des phlyciènes, deux pettes escarres qu'on recouvrit d’onguent de styrax , et qui se détacherent le quatrième jour. La guérison fut complète le trenteuniéme jour de la in
88. Hoffmann trace aussi une observation de cette maladie qui estdigne de remarque: je vais la rapporter. Un professeur célèbre, âgé de cinquante ans, fréquemment affecté de taches scorbutiques, fui pris toutà-coup , après un grand refroidissement, de faiblesse , d'inquiétude, d’insomnie, d’anorexie, d’horripilations et de chaleur , accompagnées d’un certain trouble dans les foncuons mentales. Ces symptômes duraient depuis près de sept jours ; dans la nuit 1lsentit , à la région précordiale, une ardeur absolument intolérable
ui se propageait jusauw’aux dents. Le matin, l’inspecpropag JUS ; P
ton de l'endroit douloureux fit apercevoir un exanthème extraordinaire, c’est-à-dire un cercle rongeñtre qui s “étendart en manière de ceinture, depuis la région précordiale ; jusqu’à la dorsale , et qui était recouvert de pustules rapprochées., les unes entièrement blan-
92 PHLEGMASIES CUTANÉES.
ches, les autres d’un rouge tirant sur le noir. Les symptômes diminuèrent alors , à l'exception de la chaleur ardente, dont la violence était telle que le malade ne pouvait prendre de sommeil ni toucher le lieu affecté. On provoqua une sueur légère, et on appliqua de l’huile d'œuf vers la fin. La douleur s'apaisa dans l’espace de quinze jours ; les pustules se desséchérent , et l’épiderme séparé tomba en desquamation.
Deux autres observations sur cette affection se trouvent consignées dans ma Médecine clinique : elles suffisent sans doute , Jontes à celles que je viens d’exposer , pour donner une idée claire du zona , et pour faire connaître le point de ressemblance qu'il a avec
l'érysipèle.
S IT Description générale du Zona.
89. Les prédispositions et causes occasionnelles , en général , sont peu connues : elles paraissent être en grande partie lesmêmes que celles de l’'érysipèle et de la dartre. Wichmann admet un miasme spécifique; mais rien de constaté ne vient à l'appui de son assertion.
90. Symptômes. Les signes précurseurs sont cer tainssymptômes fébriles, des anxiétés , l'insomnie, le dégoût, etc. Le malade éprouve une chaleur âcre et brûz lante avec un sentiment de prufit dans la partie où doit se former l’éruption. C’est ordinairement sur un des côtés de la poitrine ou de l'abdomen qu'il se manifeste des vésicules blanches, séreuses, de la grosseur de grains de millet, qui se réunissent par plaques en forme de demi-ceinture de quatre ou cinq travers de doigt.
| Z2ONA. 99 Un mouvement fébrile plus ou moins intense a lieu pendant que l’éruption des pustules offre une sorte de succession ; quelques-unes d’entre elles se sechent et disparaissent , tandis qu'il en renaît d’autres. Un senüment d’ardeur et une démangeaison se font sentir, en général, durant tout le cours de la maladie, surtout la nuit, et augmentent sensiblement par l'application des topiques gras et humides. L'état aigu de cette maladie est d'environ vingt-cinq ou trente jours ; et lors même que son traitement est dirigé avec le plus de prudence, son cours entier est d'environ un mois et demi ou deux mois. Quelquefois il subsiste pendant assez longtemps des douleurs vives dans le tissu cutané ; et dans quelques cas , elles ne cessent entièrement que par l'application d’un vésicatoire.
S IT. Traitement du Zona.
91. Le zona demande, dans son traitement, des considérations analogues à celles que j'aiexposées pour l'érysipele : sil est simple, on se borne aux moyens généraux prescrits pour la maladie précédente, en ayant recours à quelque boisson émétisée s’il se manifeste des signes d’un embarras gastrique. Comme sa durée peut être de vingt-cinq ou trente jours, et que le mouvement fébrile, surtout aprèsles premiersjours,
‘est à peine sensible , il faut permettre l'usage d’une
nourriture légère , surtout prise du règne végétal, comme riz, vermicelle , plantes ou racines potageres, fruits cuits ou crus. On peut s'abstenir de toute application topique, ou se permettre seulement de le sau-
poudrer de farine , et prévenir un frottement doulou-
94 PHLEGMASIES CÜUTANÉES.
reux dela chemise et des habits, au moyen d’une cein< ture de linge fin et doux.
02. Le zona peut se compliquer |, comme lérysipèle , avec les fiévres primitives. Dans un cas de cette sorte, et dont le caractere avait été méconnu par d’autres médecins, Hoffmann dit avoir employé intérieurement et extérieurement l'huile d'œuf, et c’est à ce moyen qu'il attribue la guérison. Mais n’a-t-on point souvent vu , dans les infirmeries de la Salpétrière , de semblables affecuons très-intenses guéries sans aucune espèce de topiques, en prescrivant seulement des boissons délayantes et acidulées , par intervalles une eau simplement éméusée, et vers la fin uñ ou plusieurs purgaufs ? Combien de fois on a attribué une eflicacité imaginaire à certains remèdes , tandis que des histoires exactes de la même maladie prouvent qu’elle peut être guérie d’une mamière plus simple, et seulement en secondant légérement les efforts de la nature !
S I. Considérations générales.
93: Doit-on, en général , admettre l'existence del’érupuon mibaire comme maladie primitive et idiopathique , qui a son origine particulière et des symptômes caractéristiques ? Sans se jeter ici dans les dé-
G) SrNoNrmIE. Febris esserosa , ‘LacuTus Lusiranus ; Miliaris, Sauvaces, Sacar ; Miliaria, Linvæus, Cuirex ; : Febris miliuris, Vocer; Febris purpurala , rubra et alba Miliaris, Horrwaxx ; Millet, Millot, Fièvre miliaire, Maladie miliaire, etc.
/ ÉRUPTION MILIAIRE. Où
bats et les contrariétés d’opinions qui se sont élevés entre les médecins sur cet objet, on ne peut s'empé— cher de regarder comme symptomatique l’éruption muiliaire qui , dans certaines épidémies , a accompagné tantôt une fièvre inflammatoire , tantôt une fièvre catarrhale et putride , quelquefois des phlegmasies diverses , soit séparées , soit combinées , souvent aussi ce qu'on apelle la fièvre puerpérale. Withe ( 1) , après avoir mis en Opposition tout ce que les anciens et les modernes ont écrit sur l’éruption miliaire , et aprés avoir fait part du résultat de ses propres observations k finit par conclure que l’éruption miliaire est si souvent symptomatique , que l’on à le droit de soupconner qu'elle n’est jamais maladie principale idiopathique , qu’elle accompagne souvent les fièvres de prison et les autres fièvres nerveuses ou putrides ; que, dans la plupart de celles qui produisent des pétéchies , l'éruption est encore souvent de l'espèce miliaire ; qu'on la remarque souvent dans les maux de gorge gangreneux , ainsi que dans les fièvres catarrhales épidémiques , les fièvres inflammatoires et plusieurs fièvres intermittentes ; qu'elle se manifeste le plus souvent avec des sueurs copieuses dont elle est accompagnée ou précédée ; qu'elle survient surtout fréquemment dans les fièvres des femmes en couches , mais toujours alors comme Sporadique, et sans la moindre apparence de contagion
ou d’épidémie. Le même auteur ajoute que, lors même D Re RUE 7 PORN PE GA NET RATS
(x) Avis aux femmes enceintes ét en couches, ou Traité des moyens de prévenir et de guérir les maladies qui les
affligent dans ces deux états. Traduit de l'anglais de Charles White, etc. Paris, 17974.
96 PHLEGMASIES CUTANÉES.
qu’elle accompagne certaines épidémies , on remarque qu’elle n’est pas constante, etqu'elle est loin d’atiaquer toutesles personnes qui éprouvent la fièvre épidémique.
94. Dehaën ( Rat. Med. pars v ) communique ses observations particulières sur des fievres accompagnées d’une éruption pétéchiale où miliaire , et 1l rapporte plusieurs exemples de ces fièvres , qui semblent indiquer que ces exanthèmes sont purement symptomatiques ; 1l en conclut qu'on les observe rarement si le traitement de ces fièvres est dirigé avec méthode ; et 1l prétend que si on les voit survenir , on doit attribuer plutôt leur origine à un traitement mal dirigé qu à l'influence de l'air ou du climat : si l’on excepte , ajoute-t-il , quelques cas où ils naissent d’euxmêmes ou par contagion. On voit que , dans cette circonstance , ce médecin célèbre est tombé dans un écueil qui n’est que trop ordinaire en médecine : c’est de urer des conclusions trop générales de quelques faits paruculiers. Lepecq-de-la-Cloture a évité cet inconvénient en multipliant plus que Dehaën les faits observés , et en tirant ses conclusions avec une grande réserve , dans l’histoire qu'il a donnée de l'épidémie de Louviers en 1770 (1). Il reconnaît avec ingénuité, en faisant des remarques sur les histoires particulières qu'il a rapportées dans la description de cette épidémie, qu'une érupüon de pétéchies , qui n’était nullement criuque n1 même d'aucune utilité , précédait d’abord ; que ces pétéchies étaient mfailliblement suivies de l’éruption mihaire , et qu’alors on ne voyait plus de trace de la première. Le même auteur ajoute , qu’en
(1) Observations sur les Aaladies épidémiques |
comparant simplement ses observations , on reconnaît que l’érupuon miliairé a ÉLÉ critique dans cinq Cas par” üculiers ; qu elle a été , sinon critique , du moins trèsutle et trés-avantageuse dans quatre autres exemples ; ; qu'enfin elle a a douteuse pour deux malades, peu. ounullement avantageuse pour trois autres, dangereuse et funeste pour un seul. Il a remarqué aussi que, lorsque cette érupüon n'avait pas lieu , ou qu’elle sortait et disparaissait à l'instant , la maladie était suivie d’un grand danger , quels devenait funeste, ou au moins RE QR : à guérir,
95. M. Gastelier a surtout su établir une distinction entre l'éruption miliaire idiopathique et celle qui est purementsymptomatique (Essa;. ur lafièvre mil'aire). M. Barailon a recueilli beaucoup de faits sur'ce qu'il appelle la milaire déguisée. Je vais en rapporter un. exemple où elle était déguiséesous une péripneumonie. Plusieurs personnes furent attaquées de l'écupuon nu liaire dans la même maison; deux frères eurent tous les symptômes d’une péripneumonie, L'aîné ‘seplaignait d’une douleur au côté droit , l'autrer apportait la sienne sous le sternum ; tous de toussaient , crachaient du sang et respiraient difficilement. Le pouls ne ré pondait point à la violence des douleurs; les sueurs étaient peu considérables ; les malades se plaignaient de quelques picotemens dans la peau. L'éruptuion miliaire se manifesta chez l’un le quatrième jour, et chez l’autre le sixième. Les douleurs de côté et tous les autres sympiômes de l’inflammation s’évanouirent après it LES tion des vésicatoires, et la maladie parcourut ses périodes à l'ordinaire.
O8 PHLEGMASIES CUTANÉES.
SIL. Description générale de l’'Eruption miliaire.
06. Prédispositions et causes occasionnelles. Les femmes sont plus particuliérement affectées de cette maladie que les hommes. Il en est de même des personnes d’une constitution faible et délicate , des hypochondriaques, des hystériques, des nouvelles accouchées, etc. Cette maladie règne surtout dans les heux bas et humides, durant les constitutions humides et froides ; elle survient facilement chez les individus qui se nourrissent mal et chez les femmes affectées de leucorrhée. Une vie sédentaire et des affections morales tristes en sontaussi des causes fréquentes ; mais une des circonstances qui l’occasionnent le plus communément, c’est l'abus des sudorifiques dans le cours des maladies aiguës. Elle n’est pas contagieuse.
07. Symptômes. L’érupuon miliaire se déclare d’abord par de petits boutons rouges, souvent isolés , ou rassemblés et plus ou moins nombreux. Cette éruption s'élève d’abord très-peu au-dessus du niveau de Ja peau , et se distingue mieux au tact qu'à la vue. Vers le deuxième jour , il se forme une petite vésicule au sommet de chaque bouton, vésicule d’abord d'une couleur jaunâtre, et qui devient bientôt blanche et transparente, en formant un peut globule sur le sommet du bouton ; après deux ou trois jours, ces globules se rompent ou s’enlèvent par le frottement, et ils sont remplacés par de petites croûtes qui bientôt après tombent en petites écailles. Pendant que cette éruption parcourt ainsi ses périodes, et après qu’elle est terminée , il se manifeste un autre ordre de petits boutons qui suivent la même marche : ce qui peut ainsi survenir à
une où à plusieurs reprises, et apres des intervalles plus ou moins longs. Certaines personnes ont même une telle disposition à cette maladie, comme l’observe Cullen , qu’elles en sont plusieurs fois affectées dans le cours de leur vie.
98. L'érupuon miliaire peut être simple, ou compliquée avec quelque autre fièvre primitive ou avec une phlegmasie : de là vient la grande variété qu'on trouve dans les symptômes et la marche qu’en tracent les auteurs, si l’on veut comparer entre elles les histoires qu'on en rapporte. Mais tout se concilie aisément et devient simple, dans ce genre de phlegmasies comme dans les autres, si on procède par la voie de l analyse : qu'on se Eu d’abord une idée exacte de l’érupton miliaire bénigne et indépendante de toute complication, et qu'on la on . ensuite comme modifiée par sa coexistence avec une fièvre essentielle ou une phlecmasie, C'est ce qu'Allioni paraît avoir présenté dans le traité qu'il donna de cette fièvre ( Febris miliaris et Morbus miliarium , 1758), puisqu'il la décrit comme simple et bénigne, puis comme maligne, et ensuite comme fievre avec récidives.
* 09. Ï serait inuüle de retracer ici les symptômes des fievres primitives ou des phlegmasies qui peuvent comphiquer l'éruption miliaire, et produire ce qu'Alloni a appelé miliaire maligne, miliaire qui se renouvelle (miliaris recidiva). Les symptômes généraux qui apparüennent à ces dernières complications peuvent être rapportés, en général, à ceux des fièvres ataxiques et à toutes les variétés dont l’érupüon miliaire est suscep-
üble pour sa forme , sa couleur, son étendue, sa délitescence.
100 pHLECMASIES CUTANÉES.
100. En général, les signes d’un mauvais augure dans l'éruption miliare sont des sueurs abondantes et prématurées ; le pouls étant contracté , une urine aqueuse et limpide, une sorte de stupeur atonique. Le présage est sinistre si l'éruption est prompte; par EXCm— ple, si elle.a lieu le troisiènre ou quatrième jour : c'est Le contraire si elle a lieu le sixième jour où même plus tard. En général , sa délitescence subite est d’un trèsmauvais augure, ainsi que les mouvemens convulsifs qui surviennent après l’'érupuon.
“SI. Traitement de l'Eruption miliaire.
101. Un des principes fondamentaux du traitement est d'éviter d'augmenter la chaleur externe du corps. On est aujourd’hui convaincu que la pratique ancien nement adoptée dans le cas d’une éruption nuire, de couvrir parfaitement le corps, et d’exciter, par des moyens externes et par des remèdes internes, les sueurs qui accompagnent cette éruption, est défectueuse; on a appris même que les différentes éruptions mihaires non-seulement permettent, mais même exigent lim pression d’un air frais. I est facile de juger que, alors même que l'éruption mihaire a paru , on doit employer tous les moyens indiqués en sénéral pour modérer la sueur , à moins que , d’après la marche de la maladie , on ne juge que l’éruption miliaire et les sueurs sont critiques; les boissons d’ailleurs qu’on doit donner à Vintérieur doivent être délayantes et légèrement acidulées. Si enfin l'érupuion miliare est compliquée d'unefièvre primitive ou d’une phlegmasie quelconque, on pense bien que le traitement doit être.dirigé d'aprés
ERTICAIRE 101 le caractere particulier ducs de cette phlegmasle : aussi trouve-t-on de grandes différences dansles principes de traitement adoptés par les auteurs dans de pareilles maladies éruptives.
CRTICAIRE. (1).
102. Les Nosolagistes comprennent sous cette dénomination différentes érupüuons cutanées, savoir : la porcelaine (essera) et la fièvre ortiée. Leurs phénomènes consistent dans des tubercules aplaus, durs, d’une couleur päle et de différentes formes. Leur ér up- Uon est surtout favorisée par la chaleur du lit, et déterminée tantôt sur un point, tantôt sur un autre; ce qui cause une démangeaison plus ou moins vive, surtout dans les climats très-chauds. Elle dure ordinairement peu d'heures, et disparaît soudainement pour revenir quelquefois de nouveau d’une manière inattendue; les malades éprouvent surtout plus ou moins d’anxiété dans la région de l’estomac, durant leur dispariuon. En général, la porcelaine peut se compliquer ou non avec éd Fr primitives, et mérite peu d’importance. On n’a pas besoin de lui opposer de moyens curaufs parüculiers.
(1) Srnwonrure. Febris urticata , Vocer; Urticaria , Cur- LEN ; Scarlatina urticata , Savvaces ; Uredo , Linnævs ; Fièvre ortiée, ele.
102 PHLEGMASIES CUTANÉES.
HYDRO A (à).
103. Cette éruption est placée par Hippocrate parmi les maladies d’été. Elle est surtout très-fréquente dans les pays chauds, comme l’observe Cleghorn dans ses Observations sur les Maladies épidémiques de Minorque , au point que peu de personnes en sont exemptes pendant les grandes chaleurs de l'été , surtout les enfans. Cette éruption consiste dans un grand nombre de peuts boutons, ou plutôt de petites taches rondes, rouges, sensibles au toucher , ce qui rend la peau rude dans différentes parües du corps : il semble que l'exercice et la boisson froide contribuent à la produire. Du reste, elle n’exige pas de traitement parucuher.
TEIGNEs
& I. Considérations générales.
104. Quelle obscurité n’a pas été répandue sur cette maladie , soit par la variété des formes qu’elle prend , soit par la muluplicité des dénominations qui servent à la désigner , soit enfin par une distribution arbitraire en genres et en espèces ! Guy de Chauliac , d’après les Arabes, en a distingué cinq espèces. Sauvages a porté ce nombre à neuf, et il les a comprises sous un seul genre. Vogel, au contraire, en admet quatre genres divers : achores , crusta lactea , favus , tinea.
(1) Srnonrmie. Sudamina ; Papula sudoris, etc., des Aoreuns latins.