‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 2)Chapitre 45 sur 111 · CORYZA · texte numérisé non relu

CORYZA

et reparaît à des périodes régulieres. Le coryza , de même que toutes les phlegmiasies muqueuses, se termine par résolution ; 1l passe quelquefois à l’état de catarrbhe chronique : 1l peut aussi occasionner l’ulcératon de la membrane muqueuse des fosses nasales , et passer à l’état de gangrène ; maïs cette terminaison de l’inflammation de la membrane nasale est extrêémement rare.

253. Le coryza s'accompagne fréquemment de l'ophthalmie et du catarrhe pulmonaire ; il peut d’ailleurs se compliquer aussi avec les fièvres primitives , ainsi qu'avec d’autres phlegmasies.

$ II. Traitement du Coryza.

254. Le coryza est le plus ordinairement une af- . . » AN . " x fection si légére et si courte, que les moyens propres

à le combattre seraient tout au moins inutles. Quelquefois néanmoins les sympiômes sont portés à un de-

gré assez intense ; c’est alors que les vapeurs émolhentes dirigées vers les fosses nasales sont plus particulhiérement indiquées. Cette affection est-elle chronique , il faut chercher à combattre la cause qui l’entretient , et recourir surtout à l’usage interne des toniques et des amers, en y joignant un exercice de corps varié. D'ailleurs, il en est du coryza chronique comme de beaucoup d’évacuations habituelles, qu'il ne faut chercher à supprimer, ou plutôt à diminuer , qu'avec beaucoup de prudence et de ménagement.

ré

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