II
18 DES PHLEGMASIES quelquefois sur des organes voisins ; la peäu à même cela de particulier , qu’elle peut être affectée à-la-fois de plusieurs inflammations différentes.
22. Répéter avec Hippocrate que , dans les lois de l'économie animale, tout concourt ytout conspire vers une fin déterminée , c’est annoncer une vérité étayée sur des faits sans nombre. On en voit un exemple frappant dans la fièvre sympathique ou secondaire qu'excite le plus souvent une phlegmasie interne ou externe, et qui peut prendre divers degrés d'intensité, suivant le siége de linflammation , la sensibilité de l'individu , la saison ou d’autres circonstances accessoires. Quelle succession rapide d’impressions reçues et transmises au loin ! Qu’'une cause irrite certaines parties internes ou externes : si cette 1rritation est vive et prolongée , au point de produire la fièvre, ne doiton pas présumer que, par une sorte de réaction, la sensibilité du cœur et-du système vasculaire est augmentée au point d’occasionner un mouvement fébrile? Et peut-être cette sorte d’excitation générale est-elle nécessaire pour faire cesser dans un temps déterminé, et en produisant une certaine série de symptômes , l'affection locale qui en paraît la cause occasionnelle. Doit-on donc établir cette action et cette réaction comme un fait qui tient aux lois primitives de l'économie animale , où bien regarder , à l'exemple de Kirland et d’autres physiologistes anglais, les nerfs comme une sorte de propagation du cerveau , et l’impression faite sur une de leurs ramifications comme
immédiatement communiquée à toute l'expansion ner-
veuse ?