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bénigne , et quelquefois une paralysie plus où moins :
Jongue, mais qui finit le plus souvent par disparaître. On connait peu le mode de terminaison des phleomasies' musculaires par suppuration, quoique celle-ci < FT. . : . + Ÿ ; puisse avoir lieu dans le muscle lui-méme, ou ailleurs,
: + . » Le . . 8 en “ par une sorte de méfastase, Mais il se forme quel-
quefois des amas gélatineux dus À une exsudatiôn , soit des aponévroses , soit des fibres musculaires dans
les mêmes inflanmmations, L'induration squirreuse et Ja
4 | FIBREUX ET SYNOVIAL. bon gangrène ne peuvent étre cothpiées parmi les términaisons de semblables phlegmasies.
509: Le système musculaire de la vie animaledorme une grande parüe du corps de l’homme, et semble être autant destiné à protéger les autres Grganes qu'à exécuter les mouvemens les plus diversifiés. Les muscles, au contraire, qui semblent soustraits à l'in fluence de la volonté ou ne tenir qu’à la vie organique, sont concentrés à l'intérieur : tels sont dans la poitrine le cœur et l’œsophage , et dans l'abdomen les couches musculaires de l’estomac , des intestins, de la vessie. Les muscles de ces diverses divisions sont recourbés sur eux-mêmes ; ils représentent des poches muscu laires différemment contournées , tantôt cylindriques ,: telles que celles des intestins ; tantôt coniques , comme au cœur ; tantôt arrondies , comme celles de la vessie ;
quelquefois très-irréguliéres , comme à l'estomac. Le ussu cellulaire est, en général, beaucoup plus rare dans les muscles organiques que dans les autres : les fibres du cœur sont juxtaposées plutôt qu'unies par ce Uüssu ; 1] est un peu plus marqué dans les muscles gastrique et urinaire. Îl est digne de remarque que ces muscles ont üne grande latitude dans leur dilatation comme dans leur contraction : c’est ainsi que le cœur, dans le cas d’anévrysme , acquiert. un grand développement, de même que les muscles de l'estomac, des intestins et PS A lorsqu'iis sont distendus dans certaines circonstances. Dans quel peut volume les uns et les autres ne parviennent-ils pas à se ressérrer en sé contractant sur eux-mêmes dans d’autres cas 6pposés ! Peut-être qu'on doit rapporter au méme principe la propriété qu'ils ont de supporter un EXÉTCICÉ ,
énergique et pr olongé sans faire éprouver un TAGS de lassitude. On connaît les excitans naturels qui sont propres à mettre en jeu ces muscles, et qui sont le sang pour le cœur , l’urme po la vessie, les alimens et les excrémens pour les organes gastriques. Que de recherchesà faire encore sur les caractères distincufs et les signes extérieurs de l’état inflammatoire de chacun des muscles organiques !
. . r # e L S IL. Description générale des Phlegmasies des tissus musculaire , fibreux et synovial.
So. Prédispositions et causes occasionnelles. Ces phlegmasies attaquent plutôt les hommes que les fem-
mes , les adultes et les vieillards que les enfans. Une
nourriture trop abondante , l'abus des liqueurs alcooliques , l’oisiveté, les plaisirs de Vénus, les évacuatons excessives , la suppression d’excréuons habituelles , le refroidissement subit, lhabitation dans des heux humides et froids , en sont les causes’les plus ordinaires. Ces maladies sont souvent héréditaires. | J Sir. Symptômes. Ce sont des douleurs de nature variée , ordinairement très-mobiles , qi ont leur siége tantôt dans la partie charnue des muscles , tantôt dans les tendons, les aponévroses , les ligamens articulaires
et le tissu fibreux en général ; et tantôt peut-être dans
la membrane synoviale : les foncuons des ofeanes affectés sont lésées. Ces symptômes sont quelquefois précédés et accompagnés de fiévre , de la sécheresse de la bouche, de soif, de chaleur et d’aridité à las peau, d’une urine rouge ; leur durée est aiguë où chronique, régulière ou reset Ces inflammations
Éc
RAUMATISME MUSCULAIRE. a 529 peuy nt se fixer à une seule partie , où occuper successivement toutes les portions du même système d’or-
ganes avec OU sans régularité. Elles sont très-suscepti-
bles de se supprimer, € de faire métastase vers des
organes intérieurs plus ou moins essentiels à la vie. Leur terminaison la plus ordinaire a lieu par résolution ; les unes déterminent quelquefois des concrétions tophacées, les autres une exsudation gélatineuse. Elles ont une tendance aux récidives ; et, lorsqu'elles sont devenues habituelles , leur marche est, en gé— néral, irrégulière; elles peuvent se compliquer entre elles et avec beaucoup d’autres maladies aiguës ou chroniques.
RHUMATISME MUSCULAIRE (x).
S I. Considérations générales.
Br2. On aime à voir, à travers les efforts d'une érudition surchargée de différens textes d'Hippocrate et de commentaires éternels sur la doctrine de Galien , les premiers élans de l'esprit d'observation, à l’époque de la renaissance des letires en Europe, et une his-
toire bientracée dessymptômes distinctifs des maladies :
c’est là le caractère général que porte une Dissertation de Baillou ( de Rhumatismo ). Tout le corps, dit-il , est douloureux , la face est quelquefois rouge , toutes les articulations sont affectées de douleur, en sorte qu'on ne peut mouvoir ni les pieds, ni les mains, ni
(1) SFNONrMIE. Rhumatismus , Barzzou , BoERHAAvE, Sauvaces ,Linwæus , VociL , CULLEN ; Myositis ; Sagan ; Dolor
rheumaticus , HorFManx.
t 530 PHLEGMASIES DU TISSU MUSCULAIRE.
L] : : 4 les doigts. En touchant le malade, on éprôuve la
sensation d’une chaleur âcre ; la fièvre est nulle ou très-légère ; l’exacerbation des douleurs a lieu durant
la nuit ; 1l n’y a point de sommeil, sans doute parce”
que les malades sont obligés de garder la même posiuon, et qu'ils ne peuvent se mouvoir ni souffrir le moindre attouchement sans éprouver les douleurs les plus vives : sentiment destension et de perforauon dans les parties affectées. L’analogie qui existe entre le rhumatsme et la goutte est très-grande; et ce que cette derniéreest pour une seule articulation affectée , lerhumatisme ne l’est-1l pas pour toute l'habitude du COrps, si on considere la douleur, la tension et le sentiment d’une chaleur äâcre ? Mais les affections goutteuses sont périodiques et reviennent à certaine époque , au lieu que le rhumatisme parcoure ses périodes comme une maladie aiguë ; et ce n’est que lorsque la même personne l’éprouve deux ou trois fois qu’elle peut, par une suite de sa débilité, tomber dans des affections arthriuques. Baillou finit par rapporter l'exemple curieux d’un certain comte, dont le rhumatisme se prolongea jusqu’à la fin du sixième septénaire , et qui avait été saigné dix fois. On essaya les sudorifiques , qui firent empirer le mal. Il avait été autrefois sujet à des hémorrhagies abondantes. La maladie continuait toujours avec une égale intensité , sans céder à aucun remède : son état était regardé comme désespéré, lorsqu'il survint une si grande hémorrhagie du nez, qu’on le crut près de succomber 5 mais la convalescence suivit de près , et le malade fut pleinement guéri du rhumatisme. Combien de médecins se sont autorisés de cette observation de Baillou pour
RHUMATISME MUSCULAIRE. 531 prodiguer la saignée dans le rhumatisme , et imiter la marche de la nature ! Mais, sans rappeler ei tous wles grands principes de là médecine hippocratique
dans le traitement des maladies aiguës , on peut de-'
mander de quelle utilité furent les dix saignées que
: . . p qe et à éloigner des efforts salutaires de. la force médicatrice de la nature. sé
lon fit, sinon à prolonger peut-être cette affection ;*