PILECMASIES DU TISSU FIBREUX
$ LE Description générale du rhumatisme Jibreux. du
1828! AE DOS AEUNE et causes occasionnelles. Le rhumatisme est propre à tous les âges > Mais principalement à l’âge adulte et à la vieillesse ; 11 n’épargne aucun sexe , quoique les femmes y soient moins sujettes que les hommes. Les causes les plus ordinaires sont les saisons froides, l'humidité , le passage brusque
. d’une saison à une autre, les variations de l’atmosphère,
Fhabitañon dans les liéux bas et humides, la mol- Jesse , l’oisiveté » Pintempérance , la disette, Vexposiüon à la pluies et aux mauvais temps , Fa suppression dés évacuations babituelles sanguines ou lymphati- UE etc. |
‘ 526. Symptômes. Le rhumatisme fibreux est Or— dinairement précédé de frisson ; les douleurs suivent le trajet du tissu fibreux ; Tee sont aiguës , “déchirantes et arrachent souvent des cris aux malades È elles suspendent tous les mouvemens des par ues Vo tes. Toutes les parties voisines et quelquefois tous les membres se gonflent ; : les douleurs se propagent le long des portions du tissu fibreux ; elles. augmentent
surtout par les mouvemens qui en ds la dis
tension. Le pouls est fréquent et dur ; la peau sèche ct chaude, surtout sur ‘les parties affectées ; il y à
soif, sécheresse de la bouche, céphalalgie à rougeurr de la face, insomnie, lésion dans les sécréuons. Ce
rhumatisme jouit de beaucoup de mobilité ; les dou leurs passent , avec une rapidité étonnante, d une partie sur une autre. Cette affection peut être aiguë ou
chronique : la premiére s’annonce ordinairement par
des lassitudes , des engourdissemens dans les parties
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RUUMATISME FIBREUX. | Hi
qui et en être le siése, avec une douleur obscure qui ne tarde pas à $ se dévelbhers avec intensité ; cette douleur est aiguë et suspend. le mouvement de parties qui en sont le siége ; la fièvre est intense. Cet état dure de sept À soixante jours; : se termine Par ré- ‘à solution et Jamais- par suppuration ; on n’a. ‘pas. encore d'observation de son passage à la gang ène; il a une tendance-à devenir chronique et est trés-sujet aux ré— cidives. Dans le rhumatisme chronique , la douleur est Moins vive, plus supportable; on ne remarque point de fièvre , mais les articulations sont roides et les mouvemens incommodes. Le rhumatusme' fibreux chronique est d'autant plus rebelle qu'il est plus ancien ; 1l s’exaspére quelquefois par accés , et présente alorstous les caractères du rhumatisme aigu ; 1l peut entraîner après lui l’immobilité des membres affectés et leur ankylose, s'il est très-ancien et s’il attaque des sujets affablis par l’âge où par des causes énervantes.
S ir. Traitement du Rhumatisme fibreu:x:
Hore ‘Les bé du traitement ‘du rhumatisme ‘fi breux : sont en grande partie les mêmes que celles du “rhumatisme musculaire : 1l ‘est égalemérit nécessaire de rappélér lés'‘évacuations et autres affections habituelles qi se sont supprimées. La maladie est-elle aguë et la fièvre intense, la pléthore très-grande , Ori est souvent alors forcé du recourir à la saignée ; on doit bien se garder dé chercher à étouffer la douleur , et 1l convient d'abandonner cette maladie à elle-même, comme on le fait pour, toutes les phlesmasies aiguës qui ne sont pas dangereuses. D'alleurs., combien n est-
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il pas de rhumatismes qui ne sont devenus chroniques que parce qu on a abusé des médicamens ! Cependant lorsque la douleur est très-intense, on a quelquefois fait avec avantage des onctioris sur la peau côrrespondanté avec un liniment camphré, éthéré, Opiacé , etc. L’affection est-elle chronique, on a recours à Pen blos des sudorifiques , à l'application des vésicatoires, aux bains sulfureux ou aux bains de vapeurs, aux frictions faites avec l'alcool de cantharides , avec le liniment ammonmiacal , etc. : c'est en pareils cas que . l'application de l’éther acétique a quelquefois été utile.