‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 115 sur 129 · PET · texte numérisé non relu

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corps et surtout sur les pieds ; ce qui, continué pen- 4

dant quinzé jours , prévint le retour de l’hémorrha-

ge + des bouillons succulens et un régime restaurant

compléterent le: rétablissement (sans doute que les

A ï 2 4 » , ?P mêmes moyens furent ensuite renouvelés pour pré- !

venir les retours périodiques de l’hémorrhagie). On

trouve des histoires semblables dans les écrits de

Zacutus Lusitanus, Valleriola, Forestus et autres

observateurs distingués. J'ai fat remarquer ci-dessus les symptômes.et la marche de cette hémorrhagie , lorsqu'elle est critique. Dans tous les cas, si son cours est calme et modéré , 1l n’y a point d’inconvéniens à craindre ; 1l succède au contraire un soulagement

de:

ÉPISTAXIS. | 2.504 marqué et plus de \gaîté, les douleurs gravatives de la tête et des membres disparaissent. Mais si les efforts de la nature pour la produire avortent, alors il peut s’ensuivre des douleurs gravatives, un sentiment de tension, des picotemen$ avec ardeur, rougeur ‘et une apparence inflammatoire de certaines parties, des tumeurs, où même des vertiges , des untemens doreilles , des lésions dans quelqu’une des fonctions des sens, un sentiment de douleur rhumatisante à la nuque, quelquefois aussi des suffocations 5 des oppressions , l'hémoptysie et la phthisie.

S IL. Description générale de l'Epistaxis.

19. Prédispositions et causes occasionnelles. La jeunesse , le tempérament sanguin , la bonne chére, des boissons alcoolisées, des exercices du COrpS 1mmodérés , ou bien une vie trop sédentaire, une application trop assidue à l’étude, l'exposition trop prolongée aux rayons du soleil, l'introduction trop souvent répétée des doigts dans les fosses nasales , le séjour dans un appartement étroit et excessivement échauffé, etc. , sont les circonstances les plus propres à provoquer l’hémorrhagie nasale. | |

20. Symptômes. L’épistaxis est ordinairement précédée par le refroidissement des pieds et des mains À par un sentiment de tension, de chaleur, de prurit dans les fosses nasales , la céphalalgie, des vertiges et dès éblouissemens ; le malade est dans un accablement général , sa face se gonfle et s’anime, les yeux deviennent rouges et étincelans, les artères caroüdes et temporales battent avec force , l'urine est pâle ; il

y à consupauon ; 1l s'écoule par le nez un sang vermeil et prompt à se coaguler. Si l’hémorrhagie est modérée ou critique , il succède un sentiment de bien-être; mais si elle s'arrête trop. têt, ou qu’elle soit. supprimée ayec imprudence, elle occasionne une céphalalgie gravative, des douleurs dans les membres, quelquefois des. coliques. néphrétiques, ou des affections des articulations. Si elle est périodique ou compliquée avec lhypochondrieou l'hystérie , elle entraîne, par son interruption , des phénomènes spasmodiques variés. , des anxiétés , le froid des mains et des pieds, la rougeur de la face, et quelquefois le découragement porté au désespoir. L’épistaxis est aussi quelquefois passive : elle n’est pas alors précédée de congestion locale ; mais elle se joint fréquemment aux différens symptômes. du scorbut. |

SIL, Traitement de l'Epistaxis.

21. L'épistaxis acuve, sielle est modérée, doit être abandonnée à elle-même : äl serait très-danger eux de: chercher à la supprimer lorsqu'elle est criique. St l’hémorrhagie est trop abondante, il convient.d’ exposer : le malade à Te froid , de tenir la tête et le tronc dans une position Ce de comprimer la narine d’où le sang coule , d'appliquer l'eau froide ou. des compresses de vinalore A nez, aux tempes, au.scrotum, etc. Siles retours de l'épistaxis sont fréquens, s'ils sont liés à un état pléthorique , 1l est nécessaire d'éviter tout ce qui peut favoriser la congestion, du sang vers le cerveau : on prescrit, à ceteffet, un régime végétal , les boissons acidulées et nitrées, un exercice

HÉ M OPTYSIE 505 :

modérée , l'usage des purgatufs salins et acidulés : là saisnée du bras est quelquefois indiquée. Si l’épistaxis est passive etimmodérée, il faut recourir au vinaigre, à l'acide sulfurique étendu d'eau, à une solution alumineuse , etc. : que de modifications d’ailleurs à introduire dans le traitement, suivant les variétés indiquées dans les considérations générales sur les hémorrhagies !

HÉMOPTFSIE (1).

S 1%. Considérations générales.

22. Comprendre sous le Genre d'hémoptysie , comme l’a fait Sauvages, celle qui est symplomatique et qui tient à des. accidens parüculiers , à une plaie,

1 hs \ A Fe au sphacele:du poumon , à des sangsues arrêtées dans

. Le conduit de l'œsophage , etc: , c’est imiter les auteurs

des Dictionnaires, qui font des collections immenses d'objets disparates à consulter ; mais on est bien loin

d'une distribution méthodique propre à classer les

maladies avec goût et suivant leurs affinités; et n'est-il point alors impossible de tracer avec précision les vräis.caractères des Genres ? Quelle confusion d’ailleurs n’entraîne point une pareille disposition nosologique. où on met des affections secondäires au rang des maladies primitives ! Je dois donc me borner à la considération de l'hémoptysie qui tent à un état général de l'habitude du Corps, comme de celle qui RD NET TT QE te a ef A A U

(1) SENONTUIE. Hæmoptysis, Sauvages, Lits , Vocer,

Sacan, Juncker ; wmoptoe ; Bornnaave ; Sanguinis fluxus EX pulmonibus , Horrmanx.

peut venir d’un dérangement du flux menstruel, d’une affection vive de l’âme ; telle que la tristesse ou la-colère, d’une forte application à l'étude , de différens écarts du régime, d’un excès de veille ou d'intempérance , d’un état pléthorique , de l’omission d’une saignée habituelle, etc. Mais la dispoiition Ja plus prochaine à l’hémoptysie uent à une habitude de corps grêle, à un cou long, une poitrine resserrée et déprimée , un pouls fréquent, des palpitations du cœur qui se renouvellent par intervalles. Ceux qui sont nés de parens phthsiques, qui sont portés à la colère ou à des mouvemens d’impatience; ceux qui ont été pendant leur jeunesse sujets à des hémorrhagies du nez , sont aussi très-exposés à l’hémoptysie , depuis la vingt cinquième année de l’âge jusqu’à la trentecinquième , par le concours de quelque cause occa= sionnelle. Hoffmann parle d’un jeune honime de vingt aus sujet à une hémoptysie périodique au prinptemps et à l'automne, et guéri avec une certaine poudre anti-spasmodique de dent d'hippopotame, de licorne, d’yeux d’écrevisse, de pied d’élan, d’antimoine diaphorétique , de vers lombricaux terrestres réduits en poudre, le tout mêlé avec les pilules de cynoglosse. E] faut une crédulité bien confiante pour être convaincu de la vérité d’une pareille guérison , et pour pouvoir renouveler encore l'usage de cet assortiment bizarre et compliqué de substances inertes. Les diverses histoires d’hémoptysie que le même médecin rapporte n’en méritent pas moins d’être consultées ; et sont très-propres à donner une idée exacte du vrai caractère et des variétés de cette maladie. |

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