‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 3 sur 129 · DES PHLEGMASIES · texte numérisé non relu

DES PHLEGMASIES

liers, un sentiment particulier de pesanteur, de froid et de resserrement dans le heu affecté , une douleur pulsative, et enfin la fièvre hectique et la consomption, sont regardés comme les signes d’une suppuration existante. À ces symptômes 1l s’en joint quelquefois d’autres plus caractéristiques : tels sont l’appariuon au dehors d’une tuméfaction correspondante au heu affecté, le ramollissement et la décolorauon du centre de cette dernière, son état œdémateux et sa fluctuation. Nul phénomene n’est sans doute plus caractéristique que la sortie du pus; mais ce dernier n’est pas toujours rejeté au dehors ; il'est quelquefois tellement mêlé avec d’autres liquides, qu’il n’est plus facile à reconnaître. On ne peut d’ailleurs constam-— ment distinguer quel est l’organe qui lui donne naissance , et quel est le mode de suppurauon dont il est le produit. |

14. Il est donc d’une grande importance de chercher à établir les caractères disuncüfs de ce liquide : aussi les Sociétés de médecine les plus célebres ontelles proposé le diagnostic du pus pour sujet de prix : parmi celles-ci on distingue surtout la Société médicale d'Edimbourg , la Société royale de Médecine de Paris, etc. Evrard Home , Darwin, Salmuth , Grassmevyer , etc. , se sont successivement occupés de cet objet; mais les résultats des deux prémiers sont très peu concluans, et Salmuth en a fait connaître tout l'arbitraire. Le moyende Grassmeyer estsans doute le plus rigoureux; mais 1l ne suffit pas pour disuinguer le pus du üssu cellulaire et des organes parenchymateux d’avec le liquide opaque et blanc-jaunâtre qui suinte des membranes muqueuses et séreuses enflammées.

EN GÉNÉRAL 15 Brugmanns s’est uniquement occupé du pus dans l'intention de combattre les idées fausses que Pringle, Gaber , etc. , s'étaient faites sur sa nature. Il est le premier qui ait fait une analyse méthodique de ce hquide ; mais les conjectures qu'il en déduit ne sauraient être admises. Îl conclut que le pus, quoiqu'il soit une substance différente de toutes celles qui sont connues , a cependant une très-grande analogie avec la gélatine, qui prend une forme concrète par l’action du froid , et qui devient liquide à une légère chaleur ; les mêmes menstrues dissolvent le pus et la gélatine ; par la disullation on en reure les mêmes produits ; leur marche vers la putréfaction offre les mêmes phénomènes , puisque l’un et l’autre commencent par passer à la fermentation acéteuse.

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