‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 33 sur 129 · J'avoue que j'étais autrefois dans, le sets · texte numérisé non relu

J'avoue que j'étais autrefois dans, le sets

358 PI LÉGMASIÉES CUTANÉES.

ment d’une si brillante perspective, que Bordeu avait embellie de tous les charmes de son imagination en | l'appliquant au traitement des maladies (homes en général ; mais une foule de cas où J'ai été chargé ; depuis plus de vingt ans, de donner mon avis sur des affections dartreuses, tantôt cominie affections principales , tantôt comme secondaires, m ont rendu bien plus circonspect dans mes promesses j quoique toujours disposé” à reconnaître les ‘succes qu'a obtenus M. Albert. Je suis persuadé « comme lui que « l'appa- » reil de réaction que la nature déploie dans quelques » cas de darires est Pope à rétablir les fonctions du » système exhalant , et à restiLuer aux vaisseaux cuta- » nés le degré die qui leur convient, et qu l ». est à présumer que en mouvemens. Re ne » dela fièvre exéftent l’action tonique du système der= » moïde , et chan gent ainsi le ty pe habituel de laffec- » üon herpétique. Un homme de lettres, ajoute, » dont la vie était trés-sédentaire , était couvert d’é- » ruptions furfuracées ; des circonstances extraordi- » naires le jetérent dans la carriere de lanbi el » changérent totalement son régime de vie : au sein » des agitations extrêmes où il se trouva , te dartres » on re » On doit mettre au Liane des cas très-rares les deux exemples suivans, pris de l'ouvrage du même auteur. Un homme était affecté d’une dartre pustuleuse mentagre ( kerpes pustulosus mentagra). 4 essuya des malheurs de commerce qui lu firent contracter des dettes , et entraînérent sa réclusion. Il ‘eut la fièvre, le délire , et la dartre se dissipa; mais il en fut pris de nouveau lorsque ses affaires eurent été arrangées. Un fait bien plus rare encore, est celui

| DARTRÉS. + 159 d’une femme qui, ayant, été frappée de la foudre, fut entièrement guérie d’une dartre squameuse lichénoïde ( Lerpes squamosus lichenoides) dont elle était depuis long-temps attaquée. x

| 176. L’habitude d'examiner et de comparer entre eux les divers genres de dartres, peut faire ReOtéder avec plus où nioïins de sûreté à le distribution mé thodique ; mais je suis bien peu disposé à à mê servir du terme de certitude , relativement à leur. traitement, dans le plus grand nombre de cas; et n'est-ce. pas beaucoup encore que. de lui: substituer le terme: dé probabilité ,. -en.considérant combien il peut y avOiT | de différences dans le mêmesenre, suivant les climats, les : saisons, la constitution Us la maniêre.de vivre ; et plusieurs autres circonstances, accessoires ? Les Fate à vaincre dans leur traitement opposent d'autant plus de résistance , que, les :dartres occupent un plus grand espace sur les tégumens, qu'elles sont plus anciennes, et devenues pour ainsi dire habituelles 3 ou bien qu À jee sont compliquées avec le scorbut , les écrouelles, la syphilis. Plusieurs faits isolés ou. rapz prochés LL. Thdiquer l'efficacité. de..la . douceamère (solanum dulcamara Y dela scabieuse Ksca= biosa arvensis ), de la bardane (arctium lappa),,de la patience (rumex patientia), de la fumeterre ( fus maria officinalis), du trèfle d’eau (wrifolium. fibrinum), etc. Maisil faut aussi avouer ayec candeur que les heureux effets qu’on vient à obtenir, dans bien, des cas, sont le produit de l'usage des bains , de ? action de certains topiques, de la ue tie de Ja maladie, ou de toute autre cause qui a concouru avec l'usage + çes médicamens internes. Dans quelques

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cas, M. Alibert reconnaît avoir retiré des avantages marqués du suc de quelqu” un de ces Véuétaux étendu dans du peut-lait clarifié.

177. Les dartres, quelles que soient leurs ressemblances de forme ou leurs affinités apparentes » Semblent être d’une nature inextricablé, puisque les unes peuvent être guéries avec facilité , que d’autres ne a l'être sans danger, que certaines semblent s'aigrir par les suites d’un traitement qui paraît sage et eo : quenfin d’autres, en dispar aissant , entraînent des affections organiques des viscères de l'abdomen ou de la poitrine entièrement incurables : €’est là le contraste perpétuel qu'offre le traitement Dee des compositions mercuriélles quelconques, et c'est ce que résulte du rapprochement d’une foule de faits observés. Quelle sagesse , quelle retenue n exigent donc point des cas semblables! et de quel œil dois ‘considérer l’intrépide confiance de l’homme qui pres- ‘érit aveuglément les mêmes fôrmules de ces médicamiens, et promet une guérison certaine ? Mais l’ expériencé est'hien pins favorable à l’ tSage du soufre ; et - A6rs même qu'il s’agit de dartres invétérées et ae habituelles , qui ne sont pas susceptibles d’être guéries, qu on administre à l’intérieur ou à l'extérieur , on

‘obtient les avantages les plus” marqués , sans avoir à craindre les inconvéniens graves qui sont des suites si ‘fréquentes'de l’em AO des autres remèdes. On connaît VPusage heureux qu’on fait contre les dartres , soit des “eaux GIE naturelles , soit des eaux ÉELe de Pivoli à Paris , soit d’autres eaux analogues. Mais aussi que de cas particuliers, que de complications avec d’autres maladies, forment des exceptions faciles à

saisir, à laide de l'expérience et d’une ôbservation attentive ! On n’a pas besoin de fare rémarquér CcoMbien les malades doivent être astreints à un régime doux et régulier. Quelquefois un changement dans la manière de vivre à suppléé à à l'insuffisance des remèdes ; et des dartres invétérées ont été guéries par l'usage iong-temps continué du régime, teste

170. L'article des topiques pour les dartres abonde d'autant plus ; ‘que c'estun point dé communication entre cé.qu'on appelle médecine populaire etpur empirisme ; ctquetout se réduit à des remèdes simplesiou à des formes:banales ;: dont le, résultat est: presque toujours incertdin , et le. plus:souvent nuisible , ou même füneste-aù malade.:Des bains simples ou mucilgineux, peuvént; saris douté,: étre exernpts de; ces inconvéniehs } éusmêéme adoucir quelquefois uñh senument d'ardeür à:la peau où: bien: un prurt dévorant, et, en faisant cesser un symptôme très-incômmode, contribuer, , même .indireëtement ;: à la guérison de l'affection cutanée: IL en est: de :même des lotions

simples, et des! fomèentations ou des: applications de

vessies pleines de lait chaüd:$ür des -dartres' enflam— mées ; mais 1l est toujours vrai que k ingrédient le plus

nie de tous les: tapiquesr; SOUS quelques formes

quils puussent s'offrir, c’est évidemment: le ‘soufre, qui pénètre facilement les vaisseaux absorbans ,tet qui paraît le plus adapté au: traitement de eette maladie bizarre , sans faire craindre aucun inconvénient grave ,

aucune suite dangereuse. : de: là l'efficacité des! bains de vapeurs sulfureuses si généralement préconisés. Ces

moyens peuvent être secondes par l'usage de quelque aytre remède : mais tous ces détails appartiennent proll. | II

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