‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 34 sur 129 · PHLEGMASIES CUTANÉES · texte numérisé non relu

PHLEGMASIES CUTANÉES

A ; » .. | d \ F e prement à Ja thérapeutique , et non à lx nosograplhue , qui doit se borner à faire bien connaître le caractere propre des maladies, et les inductions fondamentales qu’on en doit ürer pour les principes du traitement.

GA LE (à).

$ Le. Considérations générales.

170. La marche le plus souvent suivie en médecine comme ailleurs, est précisément celle qu'il fallait éviter de prendre : la gale en est un exemple. Galien la fait consister dans une humeur mélancolique ; Sylvius , dans un acide corrosif ;: Van-Helmont , dans un ferment particulier ; beaucoup de modernes, dans une acrimonie de la sérosité et dela lymphe. Apres une foule de siècles , l’objet a été repris où il fallait le commencer, c’est-h-dire, qu'on à examiné avec soin ce qu'on trouve dans les pustules ; on s’est aidé du microscope , et on a remonté à la vraie cause du prurit incommode qui fait le vrai caractére de cettermaladie. Eee fruit de cette recherche a été la découverte d’un insecte décrit par Moufflet (Theatrum Insectorum),

par Méad (philosophical Transact., année 1702), etc.

Wichmann en a fait aussi mention’ dans un ouvrage allemand ‘publié en 1786 , sur l’Etiologie de la gale ; et on en a donné une notice, avec figures, dans le Journal de Médecine de Londres, année 1788. Quel moyen plus sûr de fixer les vraies nouons de la gale, sur laquelle les anciens ont répandu tant de confusion ,

(à) SrwonrmrE. Wcabies, Sauvaces, Vocez, Sacar; Psora , Lanwæus , Curren ; Frant , etc.

GHABIES PL 163 soit pour la descripuon, soit par la différence des dénominations ? L'insecte: qu'on a découvert dans les pustules de la gale est une espèce de ciron (acarus scabiei ). bio |

180. Cette opinion sur la gale a été admise par la plupart des médecins français et étrangers. Guldner, qui a eu occasion de voir cette maladie sous toutes ses formes , dans la maison de travail de Prague:, a absolument la même maniere de voir.

S Il: Âistoire générale de la Gale.

181. Prédispositions et causes occasionnelles. La gale peut survenir dans toutes les circonstances de la vie : néanmoins elle attaque plus particulièrement les individus qui sont réunis en grand nombre et qui négligent tous les moyens de propreté. Une peau délicate rend le corps plus susceptible d’en être affecté & et quelquefois malgré tous les soins de propreté qu’on peut avoir. Cette maladie survient dans toutes les Saisons, mais plus particulièrement dans celles qui sont froides et humides. Elle ‘est contagieuse , et les vêtemens peuvent se charger de la matière de la contag1on.

102. Symptômes. La gale se manifeste d'abord sur la partie qui a recu l'impression immédiate de l’insecte. On l'a vue quelquefois paraître d’abord aux fesses chez des enfans qui avaient été portés par des gardes atteintes de cette même maladie. Cependant, comme les mains sont les parties les plus exposées aux attou-chemens des personnes galeuses, c'est aux mains et entre les doigts que, pour l'ordinaire , elle commence

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à se manifester ; de là elle s'étend plus ou moins sur le corps sans cependant affecter le visage. Aprés la partie dont je viens de parler, on l’aperçoit le plus ordinairement à l'articulation du poignet , à celle du coude , au pli de Faisselle, sur le dos, la poitrine, l'abdomen , vers les aînes, à la partie interne des cuisses, au pli du jarret et autour du talon. On éprouve omente le

soir et lorsqu'on approche du feu ; les pustules qui se

d’abord un prurit peu considérable , qui au

développent sont dures à leur base ; leur sommet présente une vésicule très-petite , contenant d’abord une sérosité limpide, puis du véritable pus : elles sont ou solitaires ou réunies en nombre plus ou moins grand. Le prurit a son siége dans la pustule même, et est dû à l’insecte dont j'ai parlé ci-dessus. Pour pouvoir trouver et reconnaître cet insecte, il faut choisir la petite vésicule limpide ‘et transparente. hi 183. Les lésions, gerçures ou ‘excoriations de la peau , qu'on remarque quelquefois sur les galeux , ne sont que l'effet du frottement violent ou de l’action des ongles dont on s’est servi pour se gratter. La maladie s'étend plus tôt ou plus tard sans s’astreindre à des périodes déterminées ; elle se soutient souvent à un degré modéré ; mais quelquefois, par la négligence des objets de propreté et par l'extension extrême du principe contagieux, les tégumens en peuvent être très-infectés ; ou bien l'invasion de la maladie peut se faire quelquefois avec une grande violence: : alors veilles. continuelles , prurit comme convulsif,maigreur, dégoût des alimens, fiévre lente, toux sèche et prompt dépérissement. ( 184. La gale peut présenter des diflérences dans sa

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