OPHTHALMIE. DIT
Vinflammation ; mais seulement pour ramener à un Gtat inférieur et contenir dans de justes bornes l’état inflammatoire , qui doit seul opérer la solution de la maladie. Da le troisième temps ou le déclin des symptômes, lorsque l'affection se prolonge et menace de. devenir chronique , on ne doit plus craindre les astringens et les légers toniques ; + on a au contraire iout à espérer de leur usage. Ces disuncuons ne rentreni-elles pas d’ailleurs dans les principes du traïtement des. affections catarrhales des membranes muqueuses en gens al ? Que d’incertituces et d'obscuriiés quand on s'en écarte ! | 259..Scarpa (1), un des auteurs qui ont exposé avec le plus de clarté et d’exacuiude les symptômes de l’ophthalmie , distingue celle qui est inflammatoire aiguë en légère et en forte : des observations infinies viennent à Jappui de cette division. On trouve le tableau d’une CRPÉRIS aiguë lé gère, dans Here suivant : un homme éprouve tout-à-coup , à la suite d’un rhume, un sentiment de cuisson et de picotement dans les yeux; la conjonctive est parsemée de siries rouges ; l'impression de la lumière est dou- loureuse; il y a larmoiïement. Le troisième jour , la douleur que provoque l'impression de la, lumière augmente, la rougeur de la conjonctive est plus intense , le larmoiement est très-considérable. Les .quaee et cinquième jours , intensité plus grande des
(x) Traité pratique des Maladies des yeux ; ou Expériences et Observations sur les maladies qui affectent ces organes ; par A. Scarpa, etc., traduit de l'italien’; ete.i, par J. B. F. Léverillé.
symptômes. Le sixième jour, diminution de la douleur et de la rougeur. Les jours suivans, disparition progressive de tous les symptômes. L'observation suivante présente les traits principaux d’une ophthalmie aiguë très-intense (chemosis) : un homme ägé de quarante ans, d'un tempérament sanguin, exposé à l’ardeur de la chaleur , est tout-à-coup affecté d’une douleur trés-grande dans la conjonctive , laquelle augmente par la moindre : in pression de la lumiere ; la conjonctive ne tarde pas à rougir ; le malade croit sentir des gräviers entre elle et la paupière ; il éprouve une céphalalgie très-intense. Le quatrième jour, ces symptômes augmentent d'intensité; la sécrétion des larmes est entièrement suspendue ; la conjonctive est très-rouge et gonflée; le gonflement dépasse le niveau de la cornée transparente, qui paraît comme enfoncée ; le malade ressent des douleurs pongitives dans le fond de l'orbite. Le sixième jour, même état. Le septième et huitième jours , diminution légère et successive de la douleur , de la rougeur et du gonflement ; écoulement d’un mucus opaque et jaunâtre. Le neuviéme , guérison.