‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 60 sur 129 · ILE NE RER M OT TEE BE NL QUE · texte numérisé non relu

ILE NE RER M OT TEE BE NL QUE

(Gi) SFNONTYMIE. Cyranche stridula , Warsow; Croup et suffocatio stridula , HOE ; Angina polyposa , Micnaezis ; Cynanche trachealis humida ; Rüusn; Croup muqueux, Lex- TIN ; @ic.

CROUP. 267 confia la disposition à Schwilgué : à peine l’avait-il terminée , qu'une mort prématurée l’enleva « et ravit » aux sciences et à la médecine de grandes espé- » rances. » Ce recueil des observations et des faits relatifs au croup (Paris, 1808) est en effet digne de servir de modèle à tous les travaux de cette nature, et l’on est étonné de voir réunis en un peut nombre de pages tant de faits posiuff , analysés avec une saine critique , et exposés avec tout le développement qui leur convient. Le rapport de M. Royer-Collard: sur les ouvrages envoyés au concours sur le croup ( Paris , 1812), offre une analyse étendue et des détails nécessaires pour motiver le Jugement de la commission sur les Mémoires qui ont partagé le prix, ou ceux qui ont été mentionnés, qu, pour la plupart, ont été publiés.

293. J'ai donné quelques histoires parüculières du croup dans ma Médecine clinique : je vais en tracer une puise de la Dissertation de Home. Un enfant de sept ans éprouva de la toux à la suite d’une rougeole dont il avait été guéri depuis un mois et demi. Le croup Ss'annonça de la manière suivante : chaleur soif, voix aiguë et glapissante. Home ne vit le malade que le quatrième jour : alors pouls trés-fréquent et dur , respiration profonde, douleur au larynx par la pression ou par l'exercice de l'organe de la parole, soif intense , nausées , expectoration écumeuüse ) Visage bouffi, intégrité des fonctions intellectuelles ( saignée ); la nuit suivante, application des sangsues et d’un vésicatoire au cou. Le cinquième jour, respira— tion très-précipitée ; pouls très-faible et si fréquent qu'on remarquait cent soixante-seize pulsauons de

l’arière par minute. L'enfant mourut pendant la nuit. Autopsie cadavérique : la surface muqueuse de la trachée était rouge et tapissée d’une couche membraniforme , épaisse, peu adhérente, qui couvrait une matière puriforme , et se continuait dans les divisions bronchiques , où elle devenait plus mince, plus molle et pulpeuse. Le croup est accompagné aussi quelquefois de symptômes spasmodiques : M: Wieusseux en rapporte des exemples (Mém. sur le Croup, etc. Paris, 1812). Une fille âgée de sept ans, attaquée du croup, était presque guérie le troisième jour. À cette époque , les accidens de la maladie et la fièvre revinrent aussi violens qu'auparavant ( application de six sangsues au cou ). La fièvre diminue, mais l'état du conduit aérien reste le même ( assa-fœtida administré pendant huit jours ). Guérison. Comme la malade ne prenait cetie substance qu'avec la plus grande répugnance , on en discontnua deux fois l’u— sage ; mais à chaque fois le mal ayant paru augmenter, la malade se détermina , malgré son dégoût, à reprendre le médicament. Une autre jeune fille âgée de quatre ans , affectée du croup , et traitée suivant la méthode ordinaire , parut guérie en trois jours ; mais le quatrième jour elle eut une rechute pour laquelle 1l fallut de nouveau avoir recours aux sangsues et aux vésicatoires. Le lendemain matin, la respiration était libre , et ul n'y avait presque plus de fièvre ; mais, dans l’après-nudi, la respirauon se trouva presque aussi génée qu'auparavant, et 1l n’était plus possible de recourir aux mêmes moyens. Les accés de toux étaient beaucoup plus violents &t plus fréquens que dans le croup ; la momdre chose les excitait; la por.

CROUP. 260 mine était tellement resserrée , qu'il était difficile de ne pas craindre un retour COMME des vrais sym— ptômes du croup ( sirop diacode et de violette, et quelques gouttes de vin d’opium composé , pendant cing jours ). Gruérison. |

L'observation suivante , recueillie par le même au teur, démontre que le croup peut avoir une marche chronique ; et manifester en même temps des phénoménes spasmodiques. Un enfant de sept à huit ans, malade du croup depuis quelques jours, avait eu, deux nuits consécutives , des accès de suffocation , la respiration trés-gênée et tres-bruyante ; beaucoup de fièvre et d'angoisse ; traité avec les sangsues et le vésicatoire , 1l parut soulagé; mais le mal ne fit que diminuer et revint au bout de deux Jours avec vio— lence : les mêmes moyens furent répétés sans succés. La fièvre diminua ; mais le pouls resta fréquent, la respiration sifllante , et les accès de toux et de suffo— cation revenalent trés-souyent. Cet état dura deux mois, pendant lesquels on employa sans succès un grand nombre de médicamens, d’abord lassa-foœtida pendant lon g-temps et à RUE dose , l’oxyde de zinc sublimé , le quinquina, es fleurs de cardamine, le Dre , l'extrait de ciguë , êtc., enfin les fricüons mercurielles jusqu’à la salivation. Un vésicatoire entre les épaules ou sur la poitrine le soulageait Une mais ne le guérissait pas. Deux mois après, il n’était

ni mieux ni plus mal , et a de langueur quelque temps apres.

S Il. Description générale du Croup.

204. Prédispositions et causes occasionnelles. Le croup affecte rarement les adultes : c’est une maladie presque parüculière à l'enfance. Cependant on ne l’observe guëre dans les premiers temps de la naissance. C’est depuis la deuxième année jusqu’à l’âge de sept ans qu'il arrive le plus fréquemment, quoique souvent 1l se développe à une époque plus voisine de la puberté. Le croup se manifeste quelquefois et . devient épidémique dans des lieux remarquables par opposition de leur température , au printemps , en automne, durant l'hiver , et durant une constituuon de l’année chaude ou froide, sèche ou humide. Il paraît néanmoins qu'en général l'hiver et l'automne, le froid et l'humidité , sont plus favorables à son développement : souvent on le voit accompagner les épidémues de catarrhe pulmonaire, d’angine gangréneuse ou de variole confluente. Il arrive souvent sans causes connues, et 1l peut affecter les enfans les mieux consutués, et jouissant d’une santé parfaite : ce qui ôte l’espoir de trouver les moyens de préserver: entièrement de cette maladie. Le plus souvent cependant le croup se développe à la suite d’un refroidissement subit, ou aprés une exposition à duiflérentes vicissitudes de l'atmosphère. Les observations de Home et de M. Wieusseux prhprent qu'il peut attaquer à plu- "trs reprises le même individu ; mais lorsqu' il est épidémique, les observateurs ce à à penser qu'il n'est transmis par aucun principe contagieux. 205. Syrnptômes. Le plus souvent le croup n'offre

CROUP. 271 d'abord que les symptômes d’un rhume plus où moins intense : le malade se plaint de coryza, d’éternuement, de toux , d’un peu de gêne dans la respiration ; il est triste ; le pouls est faible et la chaleur de Ja peau plus développée ; bientôt la voix devient rauque et peut se perdre entièrement. L’inspiration est sifflante et produit un son paruculier comparé au glapissement, au cri aigu d’un jeune coq ou à celui que l'air produit dans un tuyau d’airain : quelquefois l'expiration offre ces caractères > et la toux les présenté surtout à un haut degré. La ré$piration est difficile , le pouls très-fréquent et souvent faible ; le malade se plant d’une douleur au larynx et à la trachée; il rend par les efforts de la toux et du vomissement, et au milieu d’une suffocation imminente , des mucosités plus ou moins consistantes > accompagnées souvent de lambeaux. membraniformes étendus ou tubulés ; 1l est très-faible, alternativement asSOUpP1 Et agité ; 1] éprouve beaucoup d’anxiétés ; l’urine devient blanche et trouble, la déglutition reste libre, haleine inodore , et le malade conserye pendant toute cette affection le libre usage des facultés intellectuelles.

206. Mais de combien de variétés n’est point sus ceptible cette maladie dans son invasion ( Dissertation de Schwilgué), sa marche, sa durée , l'intensité de ses symptômes et ses terminaisons diverses ! Tantôt le rhume dure deux ou trois jours avant que la maladie soit caractérisée ; tantôt celle-ci se manifeste subitement avec l’ensemble de ses Caractères spécifiques ; dans quelques circonstances , elle débute par des convulsions ou le tétsnos ; quelquefois les

symptômes se soutiennent, s'exaspèrent graduellement et avec plus ou moins de rapidité; d’autres fois ils offrent des rémissions plus ou moins longues, ou même un rétablissement apparent, pour reparaître ensuite avec plus de violence; enfin l'existence du croup intermittent est prouvée surtout par les observatuons de M. Jurine. La durée ordinaire du croup est de quatre ou cinq jours, quoique sa marche puisse être beaucoup plus précipitée ou plus prolongée. Sa terminaison est le plus souvent funeste, à cause de la suffocation qui en est la suite ; mais ce pronostic de la maladie abandonnée à elle-même est bien heureusement modifié, quand un traitement méthodique peut être employé dès l'invasion. Lorsque l'issue est heureuse , on observe alors souvent une urine blanche ou trouble ; une sueur générale , des déjections muqueuses, et surtout une expectoration plus facile et d’une mucosité plus consistante. Il ne reste plus qu’un peu de toux ou d’enrouement , qui se-continuent pendant un ou deux septénaires. Dans certains cas , cette irritation , qui persiste dans les parties qui ont été affectées , peut être assez forte pour s’accompagner d'une petite fièvre; enfin elle peut amener la phihisie à a longue. L'on voit quelquefois aussi survenir, à la suite du croup, la pleurésie, Phydrocéphale, enfm les fièvres gastrique où gastro-adynamique. Le croup peut se compliquer avec la variole, la vaccine, Ha scarlatine , la rougeole, l’angine gangreneuse, 1 coqueluche, etc. Un des symptômes qui doivent le plus fixer l'attention de l'observateur à travers toutes les variétés de la maladie, est la dyspnée où difficulté de respirer : quelquefois elle se prononce fortenient

| CRONUIP. UE 47: AA 2m dés l'invasion de la maladie, et dans d’autres cas seu lement le troisième ou quatrième jour; elle peut diminuer , disparaître ou cesser aprés l’expectoration ou bien diminuer et disparaître spontanément sans que cette dernière ait eu lieu; enfin, dans certains cas, elle continue et s’exaspère méme, quoique le malade expectore beaucoup de mucosiiés, et qu'il rejette des lambeaux membraniformes. Les autres symptômes paraissent entièrement subordonnés à la dyspnée : quand elle est fort intense, le malade est fort aSsoupi où agité; il éprouve des anxictés extrêmes ; il est pâle, débile ; les pulsations sont faibles , très-fréquentes , parfois intermittentes ; la toux est rauque , la voix fort aiguë, la parole même impossible : au contraire, lesautres$ympiômes diminuent ou disparaissent avec la diminution progressive de la difficulié de respirer.' Cependant l’état des propriétés vitales influe encore sur l'ensemble de là maladie et la gravité des symptômes. Voici les caractères que M. J.-Abraham Albert donne du crop: qu'il ‘appelle asthénique ou typloïde, et qui peuvent quelquefois exister dès les premiers témps de la maladie : « Une constitution » naturellement débile ; des maladies antérieures, la: » complication:de quelque affection exanthématique Ë » telles sont les principales Causes qui lui impriment. » ce caractère. On ne ‘voit point paraître alors !les » symptômes propres à la synoque ; la maladie:s’an- » nonce sans violence:,! sañs : mouvemens spasmodi- »-ques ; la douleur: du larynx nest pas sensible ; Ja à soif est peu corisidérable, le: mouvement fébrile » faible et lent, la sueur presque nulle et foujours » froidéet visqueuse. Chez ces malades, la mort arrive

de 18

274 PHLEGMASIES DES. MEMBRANES MEQUEUSES.

» tranquillement , sans angoisses ; et à l'ouverture des » cadavres, on trouve les voies aériennes remplies » d’une lymphe abondante, mais sans consistance , €t » d’une ténuité presque égale à celle de l’eau. »

207. On convient qu'il est difficile de disünguer le croup d’avec l'asthme aigu des enfans décrit par Millar. Quand la première de ces affections est intermittente , la difliculté est telle qu’on regarde alors cette variété du croup comme formant le passage à l'asthme aigu. Voici les caracteres distinctifs de ces deux maladiesindiqués par M. Jurine : « L’asthme aigu n’est pas » épidémique comme le croup ; la toux est rare pen- » dant l'accès, et quand elle existe , elle est plutôt » sèche qué rauque; la respiration est sterioreuse » plutôt que sifilante ; les malades ne se plaignent » point de douleur au cou ; les intermissions sont » fortement prononcées et quelquefois long-temps » prolongées; les urines sont limpides pendant l’ac- » cès ; enfin , lorsqu'on ouvre les individus morts de » cette maladie, on ne trouve point de concrétion » dans le larynx ni dans la trachée. » Il est bien plus facile de distinguer le catarrhe suflocant d'avec le croup aigu, et voici quelles sont les bases de ce diagnostic indiquées par le même auteur : «I y a, dans » l'un et dans l'autre, toux, oppression , sécréuon » abondante de mucosités plus ou moins épaisses » et quelquefois concrètes ; progrès rapides des sym- » ptômes, nécessité d'un traitement prompt et actif : » seulement, dans la seconde de ces deux maladies, » la toux est moins rauque que dans Îa ‘première ; » l'inspiration est plutôt stertoreuse que sifflante ; » loppression est plus constanie, et les rémussions

| | crRour. 275 » sont beaucoup moins sensibles.» Mais je pense que l'auteur force un peu l’idée qu’on attache au mot croup , lorsqu'il dit que le catarrhe suffocant est un croup des bronches. Je mappuie sur la différence même des symptômes qu'il indique , et sur ce que, le plus souvent , dans le catarrhe suffocant on ne trouye qu'une petite quantité de mucosités épanchées dans les bronches , quelquefois même on n’en voit point 5 jamais enfin 1l n’y a de ces fansses membranes parfaitement analogues à celle que produit un véritable croup, comme le prouvent des ouvertures faites à la Salpétrière. ( Voyez ma Médecine clinique, et la thèse de M. Lebeau sur le Diagnostic du Catarrhe puimonaire. Paris, 1812. )

208. Une pareille maladie offrirait une obscurité impénétrable si l'anatomie pathologique n’en avait indiqué le vrai caractère et le siége. Rarement on trouve une conformité aussi prononcée entre la marche progressive des symptômes et l’autopsie cadavérique ; et combien de semblablesexemples ne pourrais-je point citer, soit d'après divers auteurs, soit d’après mes journaux d'observations faites dans les bospices(Médecine clinique) Depuis la dissertation du docteur Home j les observations les plus multipliées ont fait voir que le siége du croup est dans le conduit aérien , et qu’il consiste dansune sorte d’inflammation de la membrane mu-

‘queuse. Cette phlegmasie a plus ou moins détendue ; quelquefoisellese borne à la portion de la membrane qui tapisse l'intérieur du larynx, d’autres fois à celle de la trachée, tantôt à ces deux portions à-la-fois, et souvent elle se continue jusque dans les ramifications des bronches. Mais il restait à indiquer les symptômes qui,

pendant la vie , peuvent faire connaître le siège spécial de l'inflammation ; et voici, d'aprés les See de M. Jurine, céux qui peuvent être distincufs : « Lorsque le premier foyer d'irritation existe dans le » larynx, la inaladie éclate proue subitement ; sa » marche est rapide , ses symptômes sont violens ; le » larynx est douloureux au toucher; les rémissions » sont courtes , les acces rapprochés, et la mort ter- » «mine For neen cette scène effrayante , si l’artne » parvient à arrêter les progrès du mal. Si au contraire » le premier foyer d'irritation se manifeste dans la » trachée, linvasion est précédée de symptômes in- ». certains, équivoques, et qui durent quelquefois plu- » sieurs Jours ; ; la marche de la maladie est plus lente, » les rémissions sont plus ho les accidens spas » modiques moins prononcés au début, etla mort, ». lorsqu'elle doit arriver, est beaucoup ur tardive.» A l'ouverture, on trouve les régions qui ont été le siége de linflammation tuméfiéés, et d’un rouge plus vif,

surtout à la partie postérieure de la trachée (1) ; la sé crétion du mucus qui lubrifie les votes aériennes est altérée : au lieu d’une humeur consistante , visqueuse , non-coulante , on trouve ordinairement une couche membraniforme ou pulpeuse , et des mucosités écumeuses ou puriformes. Ces couches varient en étendue ainsi que l'inflammation. Tantôt le conduit aérien est.

(1 ) L'augmentation de rougeur de la membrane muqueuse. ne s’observe pas cependant ‘constamment 2 après la mort ; quoique tous les autres phénomènes du croup aient existé, soit que J'exsudation -albumineuse qui a eu lieu ait empêché l’engorgement inflammatoire de la membrane muqueuse, soit que la. prort n'en ait laissé aucune trace.

AUOT TVEMISMNPENT SLA (5 277 entièrement gorgé; d’autres fois les ramifications bron: chiques le sont seulement; mais il reste encore assez d'espace dans le lirynx et latrachée pour'donner passage à l'air. La concrétion éstsouvent membraniforme dans le larynx ; la trachéeiet les premières divisions des bronches , tandis qu'elle est pulpeuse dansles dernières ramifications':: sujette d’ailleurs à'des variétés pour la couleur » l'épaisseur, ‘la consistance et les adhérences , elle n’a pas été mieux connue, dans: sa composition chimique, parles dernières analyses qui en ont été faites ;:elle semble n'être qu’une sorte d’albumine:coagulée (Dissert: déjaicitée de Schwileué); elle est insoluble dans l’éau froide et dans l’eau bouillante ; mais elle est dissoluble dansiles acides et:les’alcalis, par l’intermède de laichaleur : par, Fineinération , elle donne du carbonate de soude et du:‘phosphate de chaux. Ce. sont des portions plus ou moins:grandes de cette concréuon que l’on rend souvent sous forme tubuleuse par les efforts de la toux et du vomissement. Il paraît aussi que la fausse membrane peut, Jorsqu' elle est. très mince, rester adhérente : à la membrane muqueuse des voies aériennes, et ne point, être rejetée Re, J'expectoration ; dans des cas cependant où la guér ison a lieu, Les concréuions pülpeuses et les mucosités. qu on trouve dans les voies aériennes des malades qui-ont succombé au croup (1) sont aussi, suivant l'analyse. chimique qu'en a faite Schwilgué , d’une nature albumineuse. 11 a fait voir en outre que le sédiment blanchâtre que

(x): Les faits recueillis jusqu'ici indiquent quele croup est, en général, plus intense , plus aigu et plus dangereux pour les en-, fans que pour les adultes; ce qui est d'ailleurs conforme à ce

dépose luriné des enfans attaqués du croup n’a rien de commun avec les niucôsiés rejetées par l’expectoration, comme on l’a cru pendant silong<témps, puisque ce sédiment se redissout par l’action de la chaleur, ‘etc. L’inflammation de la membrane muqueuse des voies aériennes devait être là seule cause qui püt développer Jes fausses membraheset lé mucus plus:ou moins concrété et purulent qu'on trouve dans le larynx, la tra chée etles bronchés ; maiïsdes expériences de M: 3: - Abraham Albert ont donné'sur ce pointla certitude la plus complète. Au moyen d’un mélange. d'huie de iérébenthine et d'oxyde ‘rouge de mercure , injecté dans la trachée d’un animal , al a développé plusieurs syraptômes du croup ; et à l’ouverture on a trouvé un cylindre membraniforme ,; quis’étendait depuis le car:

tilage cricoïde jusque dans les-deux divisions des bronz

ches : la membrane muqueuse seule &tait :enflannrirée: . & IL. Traitement du Croup.

209. c est tomber dans une cruelle pérplesité, que dé comparer les diverses méthodes de traitement du croup , vantées par cérlains auteurs , proscrites par d autres, Ou proposées commé au hasard et sans aucun motif “ide, Bard, Kuhn rejettent la saignée ; au contraire » Baÿley et Middtéton prétendent qu ù faut saigner het à la sÿncopé. Ghisi, Salomon et Home ne veulent qu une saigne modérée ; mais ils proposent

qu'apprend l'anatomie comparée des difiérens âges, puisque M: Richerand 4 observé qu'avant la puberté la glotte n’ofire que la moitié des dimensions qu’elle a ‘après cette époque, ( Mémoires de les Société médicale d' Emulation, 8° année.)

CRO U P. . ‘279 les sangsues autour du cou ou bien les ventouses scarifiées. Même opposition d'avis pour l’émétique : Home le proscrit, et Crawford le regardé comme un remède héroïque; Salomon, Callisen et Michaëlis ne l’adoptent qu’apres l'emploi des saignées, soit générales , soit locales. Ce parallèle, qui peut être si favorable aux détracteurs de la médecine , etquiprouve seulement que le caractère fondamental ‘du croup a été jusqu'ici très-peu approfondi, doit faire place à des vues plus saines et plus directes, fondées sur la nature des phleomasies muqueuses et sur le siége de la maladie, qui peut amener un danger très-imminent , même des le ‘premier jour. Deux points principaux doivent fixer l'attention dans le traitement : la formation de la couche albumineuse qui menace de boucher ou d’obstruer les voies aériennes , et la sensibilité particulière de la membrane muqueuse du larynx où de la trachée, qui se refuse au Contact de toute autre substance que l'air. Pour prévenir , troubler, ou suspendre la formation de la couche albumineuse qui se forme dans les voies aériennes, il faut chercher à diminuer l’irritation qui règne dans la membrane muqueuse de ces voies, en faisant une heureuse diversion, et en excitant d’autres points d'irritation dans des parties voisines ou éloignées, par des doses répétées d’émétique, quiirritent l’estomac et facilitent l'expulsion des mucosités des voies aériennes , par des clystères purgatifs qui excitent le canal intestinal, par des pédiluves chauds répétés, et par des épispastiques appliqués à la partie antérieure ou postérieure de la poitrine, etc. Pour prévenir où diminuer les contractions spasmodiques du conduit aérien , qui augmentent encore le danger de la suffocation , et

280 PHLEGMASIFS DES MEMPRANES MUQUEUSES.

en même temps pour faire cesser les spasmes symptomatiques qui peuvent être excités dans différentes par- “es, on doit avoir recours aux topiquües anodins où sédaufs , à l'inspiration de la vapeur de l’éther sulfurique , à l'application du Jiniment camphré sur la partie anlérieure du cou, ou bien à des fomentations ‘avec des préparauons d’opium ,'etc:: on a donné l'intérieur Vassa-fœtida et le muse. En remplissant ainsi ées objets | fondamentaux ,.c'est-à-dire en écartant:, autant qu'il est'possible, les symptômés'dangereux: qui peuvent accompagnèbr la phlegmasie de::la membrane muqueuse des voies aériennes , on réduit cette: phlegmasie à son -état de simplicité , eton lux laisse parcoutir ses périodes ordinaires, comme dans le catarrhe pulmonaire ; par des boissons mucilaginéuses où légèrement aromaz usées. Mais c'est dans des cas semblables que le médez cin.a besoin d’être secondé ;par le zèle et les bons offices de ious ceux-qui entourent Jeïmalade, par les soins les plusassidusetles plusimfatigables; ‘soit de jour soïide nuit (Médecine clinique); par une succession ou une alternative contimuelle des moyens internes et externes déjà proposés, soit pour déranger l’ordre des mouvémens et la direction vicieusequ'’affecte la nature en obstruant les voies de la respiration ; soit pour em pécher une sorte d'assoupissement qui se renouvelle -sans cesse, et.qui:semble donner un nouveau degré d'intensité à la maladie. {à | 500. D'ailleurs ;ona4 reconnu combien les variétés parüculières du. croup ‘influent-sur son traitement. Cette affecuon est-elle fortement et franchement inflammaioire , les anti-phlogistiques sont indispensables eLdoivent être employés de suite. Est-elle plutôt spas-

Page 1