‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 74 sur 129 · LES ES · texte numérisé non relu

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: (1) Un mélancolique attaqué, d’un catarrhe chronique de la vessie, et frappé de l’idée qu'il rendait le sperme humain au lieu de mucosités , et que sa maladie était incurable, a donné lieu à des recherches comparatives sur la nature de ces subsiances animales. L'analyse chimique des mucosités , faite par M. Chopart et insérée dans son Traité des maladies des Voies: urinaires , a été comparée avec celle que M..Vauquelin avait. faite du sperme humain, eta fait voir que le sédiment muqueux de urine a quelque ana pe avec le sperme par sa viscosité , son alcalescence et quelques herédien mais que le sperme en diffère par sa couleur, son odeur, la propriété qu'il a de se liquéfier, et sa cristallisation après une légère évaporalion,

les douleurs , l’amaïigrissement et même le marasme , annoncent assez la double affection chronique de la vessie. Le catarrhe chronique est sujet à des retours de douleurs intolérables à la région du pubis et au périnée , avec des inquiétudes et des anxiétés ; l'urine est alors rejetée avec des mucosniés visqueuses et plus ou moins abondantes. Les intérmissions sont irrégulières et peuvent durer quelques semaines.

6 HIT. Traitement du Catarrhe vésical.

353. L’analogie qui existe entre l’inflammation de la membrane muqueuse de la vessie et celle des autres membranes de même nom, fait suffisamment connaître quels sont les moyens qu'on doit employer pour la combattre : des bains uedes, des boissons mucilagineuses, sont particulièrement indiqués dans : le commencement du catarrhe sigu. Mais la tendance qu'a cette affection à devenir ni doit porter à ne pas trop insister sur les moyens débilitans : aussi convient-il de recourir aux infusions aromatiques dés la seconde période. L’opium ne saurait être employé avec trop de prudence, malgré l’intensité très-grande de la douleur : comme cette dernière est souvent le résultat de la distension de la vessie par l'effet de l’accumulation de l'urine , il est quelquefois nécessaire de recourir à l'introduction de la sonde. |

354. On ne doit point se dissimuler combien le catarrhe chronique de la vessie est difficile à guérir , : et le plus souvent au-dessus des ressources de la nature et de la médecine , surtout dans la vieillesse. S'1l est fomenté par la présence d’un céleul ou d’un

corps étranger dans la vessie, il ne reste d'autre moyen que la cystotomie : s1l est entretenu par la métastase d’une affecuon dartreuse, psorique, rhumatismale , il faut employer tour-à-tour des remédes propres à porter à la peau où au conduit intestinal , appliquer un exuioire , faire des injections ioniques dans la vessie, soit avec l’eau d’orge simple ou coupée avec l’eau de Barèges , soit enfin avec l’eau de Balaruc. On est souvent obligé de recourir , dans les catar- rhes invétérés, à l'emploi de l'uva ursi, du cachou, et l’on cite des exemples de succès. L'exercice , l’habitation de lieux secs et élevés, l'usage de vêtemens de laine appliqués sur la peau, contribuent souvent plus à la guérison de cette maladie que les moyens pharmaceutiques : ils doivent d’ailleurs leur être constamment assOCiés. é

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BLENNORRHAGIE URÉTRALE (à).

S I. Considérations générales.

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