‹ Nosographie philosophique, ou la méthode de l'analyse appliquée à la médecine (volume 3)Chapitre 75 sur 129 · La médecine, comme toutes les autres sciences · texte numérisé non relu

La médecine, comme toutes les autres sciences

physiques , offre sans cesse des exemples de l'influence qu'ont certaines dénominations vicieuses sur les idées fausses qu'on leur attache, et sur une foule d'erreurs qui défigurent ensuite Vhistoire de certaines maladies. Astruc (de Morbis venereis ) traite au long du siége , des différences et des causes de ce qu'il appelle gonorrhée, qu'il fait résider tantôt dans les vésicules séminales ou la glande prostate, tantôt dans les glandes de

D 00 hier ee

(1) Srnonrmre. Gonorrhæa , Saovacss , innæus , Vocer, Curzes , etc.; Blennorrhagie, Sw£éDraur. |

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€ owper où les cellules multipliées dont il suppose parsemée la surface interne de l’urètre : il déduit de là l'existence de plusieurs espèces de sonorrhées com posées, suivant que plusieurs des parues déjà ciiées

sont affectées , et 1l ne manque pas de s'étayer de la doctrine du célèbre Lattre sur la gonorrhée , consignée dans un des Mémoires de l’Académie des Sciences , année 1711. On a cru, avec aussi peu de fondement, que la matière qui coule de lJ’urètre, dans la même maladie ; venait d’un ou de plusieurs das dans ce canal. C'était à une observation exacte et à Pautopsie cadavérique à corriger cette fausse manière de voir, et c'est ce que nous devons aux recherches de J. Hunter, dont l'ouvrage sur les maladies vénériennes doit être regardé, à quelques singularités près, comme un monument du génie et d’une sagacnté: profonde. Il reconnait, ainsi que Morgagni, avoir ouvert l’urètre de plusieurs personnes qui à leur mort avaient ce qu’on appelle la gonorrhée , et n'avoir jamais trouvé d’ulcération dans aucun Cas (1), mais avoir seulement observé que l’urètre, près du gland, était plus rouge qu'à l'ordinaire , et que les lacunes de Morgagni étaient souvent remplies de matère. Rien n’est ts curieux et plus rempli d’une instruction solide que la doctrine que développe ensuite le même auteur sur l'intervalle entre l'application du virus vénérien ét son effet , sur la difficulté de distinguer Îx gonorrhée virulente de la

(1) Hunter dit avoir vu seulement l'exemple d’un petit ulcère dans l’urètre ; mais cette érosion n’était l'effet d'aucune ulcération de la surface, et Present prendre sa source d’uneinflammation qui s'était fée mée dans les glandes , et avait abouti : à un ahcès qui s'était ensuite ouvert ne lurètre

Lac rit

simple, sur la matitre de l'écoulement, sur le siége. de la maladie dans les deux sexes, sur les symptômes qui paraissent les plus communs et sur l’ordre de leur apparition-(r). Cependant le titre général de la maladie n’a été changé que dans le Traité de M. Swédiaur (2), qui lui a donné le nom de blennorrhagie (écoulement muqueux). Mais il faut convenir que l’histoire de cet écoulement a recu de grandes lumières de la doctrine qu’on a développée dans ces derniers temps sur les phlegmasies des membranes muqueuses. L'histoire de la blennorrhagie urétrale est maintenant si connue, et on la trouve développée dans unsi grand nombre d'auteurs modernes, qu'il me suffira d'en indiquer les principaux caractères. Cependant il est des” circonstances où l’inflammauon de l’urétre , en se propageant à l'intérieur, donne lieu à des phénomènes alarmans, dont 1l est bon de connaître le véritable caractére. Un jeune élève en médecine avait une blennorrhagie déjà ancienne, dont l'écoulement était peu abondant ; après une marche continue, qui cependant ne fut pas longue , l'écoulement se supprime et le testi= cule s’engorge. Le lendemain , un sentiment vif de tension se manifeste derrière le pubis, avec ténesmes de la vessie, ou envies et efforts inutiles de rendre les urines , qui passent cependant quelquefois sans trop de difficulté. La douleur tensive se propage bientôt, en remontant dans la région lombaire du côté droit.

(1) Traité des maladies vénériennes , par J. Hunter , etc. ; traduit de l'anglais par M. Audibert, doct. méd. Paris , 1787.

(2) Traité complet sur les RME 4 les effets, la nature et le traitement des maladies syphiliüiques. Paris, 1796.

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jusqu'aux reins, où elle s'arrête et devient plus forte, Une douleur dire se développe dans l’aîne du même côté, et dans la pare externe de tout le membre inférieur. Î survient enfin une fiévre violente avec agitation , loquacité , délire. Ne pouvant faire prendre au malade un bain général, on appliqua des fomen- ‘ tations émollientes sur l'abdomen et sur les parties génitales ; on fit boire une décocuion de graine de lin mitrée , et on donna plusieurs lavemens émolliens. Le lendemain man, la fièvre et les douleurs -avaient beaucoup cédé ; elles disparurent le soir, et l’écou- ‘lement .de l’urètre revint. Un traitement convenable .termima aisément cette blennorrhagie d’origine syphifitique. Les symptômes qui viennent d’être décrits prouvent assez que l'inflammation de l’urètre peut se propager à toute la membrane muqueuse des voies urinaires. Plusieurs cas semblables; recueillis également avec soin, indiquent en outre que de pareils accidens cèdent avec facilité, à l'emploi des relâchans et des applications émolliéntes, tandis que les moyens perturbateurs , -que l'état mquiéfanta du malade fait souvent ÉPPIOY Gi ne. peuvent: qu'aggraver le mal.

$ EL. Description 8 générale de la Blennorrhagie ‘urétrale.

856. Prédisposttions et causes occasionnelles. Cêtte maladie se manifeste plus ou moins prompiement ; mais rarement après le sixième jour d’un commerce

AVE elle, peut être aussi occasionnée par. l'usage

intérieur des cantharidés ,.des diurétiques à acres , de la

bière, et par la mélastase d'une affectiôn rique ou dartreuse.

357: S ymplômes. D'abord espèce de titillation ou de léger prurit dans la partie de l’urètre correspondante au frein ; les jours suivans, rougeur et gonflement de l’orifice de lurétre, puis écoulement d’une maüére limpide ou chiire-jaunêtre, à impression brülante produite re l'émission de l’urine , envies r'épéiées d’uriner, érecuons fréquentes et involontaires , quelquefois g sonflement * des glandes inguinales, ou tension et Austen tation de volume du cordon spermatique, où même des testicules. Certaines fois la phlegmasie de la membrane muqueuse de lurètre devient si forte qu'il n’y a point de sécrétion, ainsi que cela arrive dans certains cas de l’inflammation de la membrane :muqueuse du nez ou des poumons. L’inflammation fait quelquefois des progrès.et se propage dans toute la longueur’ du canal de lurètre jusqu'aux glandes de Cowper, qui en sont affectées : dés-lors-le canal de l’'urètre est dur, tendu comme une corde, et ‘douloureux au toucher ; le membre génital est Ares D’autres fois la prostate s nie, se développe j comprime ou dévie le’canal de l’urêtre , et rend ainsi très-difficile l’excréuon de lurine. On voit dans certains cas l'affection devenir plus : générale et s'étendre à la vessie et aux uretères. A pré es que les symptômes les plus ordinaires de la blennor rrhagie ont duré avec plus ou moins de violence deux éù trois semaines , et quelquefois six où sept, suivant la difiérence du régime ou de la méthode de traitément employée, 1ls commencent à dmuriuer : la dificulté et les fréquentes envies d’ urinerdisparaissent, les é érécuions sont moins douloureuses ; la-niatière de l'écoulement est plus consistante et plus gluante, et disparaît enfin.

PLENNORRRAGTE URÉTRALE. DO te «

Dans d’autres càs’, 'quit né Sont pas 1 rares ;. l écoulement continue pendant des’ semaines , "dés môis ét même des afnées! :l'on° le hôriirhe Henibrrhée: ‘Cet! écoulement, dévenuichionique; existé quelquefois sans aucun. caractère inflimmatoire. Jene parle point i ici de ée qui peut survéñir dans certains Ca$, Conime un état d’ulcéz ration qui petit donner lié à ah ‘écoulement opiniatre et ichôréux ôù parlé 5 un rérécisserent où des callosiés. dyatpnar SAP a TE é9D soon le |

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. SIL. Traitement 7 da Blonnort hagie urétrale. |

358. 1 importe, autant pour 1 ‘la Are de te blennorthagie et son. histoire générale , que pour. les principes de. traitement, de, Sayoir si celle même qui est virulente est engendrée par, le même principe CON tagieux que Ja maladie, syphililique, Un auteur, mO— Abe ( se d déclaré pour la négative, et il sé fonde sur un grand nombre de faits ; sur ce quel Ja gonorrhée OÙ blennorrliagie virulente n a jamais d donné naissance à la maladie confirmée ; sur.ce que l'infection générale n’a Jamais été la suite du gonflement des testicules , des bubons sympathiques, , d’une ophthalmie, etc. ; qui surviennent quelquefois « dans la gonorrhée ; sur ce que celle-e1. et: les chancres existent le plus souvent sé pa rément ; Sur.ce que Je mercure a été presque toujours inutile et dangereux dans le traitement dela gonorrhée ; : sur ce qu tn la matière d’ un semblable écoulement

(1) Traité de La Gonorrhée virulente et de La maladie vénérienne , par: Benjamin Bell, etc.; waduit par M. Bosquillon, professeur de langue grecque au RU aë France ; ele. 2 a in-8. Partis , 1800: |

noculée n’a jamais produit de chancres, et réciproquement. Le même auteur distingue quatre degrés dans la même maladie, suivant qu’elle est hornée à la membrane muqueuse de l’urètre, ou qu'elle s'étend aux glandes de Cowper, à la prostate ow même à la vessie, et il indique ensuite les signes propres à faire connaître ces différens degrés. Mais que doit-on penser du traitement qu'il propose dans la première espèce , : c’est-à-dire de l’usage des injections astringentes, quand on a vu si souvent en France les malheureux effets de ce topique ; quand on réfléchit sur la marche qui caractérise en général les phlegmasies de la membrane muqueuse , et quand ôn peut produire des exemples sans nombre d’une guérison solide opérée par le simple régime et la méthode de l'expectation ? D'un autre côté, on ne peut révoquer en doute les succès obtenus par les injections astringentes employées, soit après un commerce impur,, soit dans les premiers temps de l'écoulement. En attendant les résultats ultérieurs d'une expérience exempte de prévention , n'y a-t-il pas une régle fondamentale à établir dans le traitement de toutes les maladies qui guérissent en général par un développement plus ou moins régulier des efforts conservateurs de la nature, ét cette règle ne porte-t-elle pas à respecter cette marche, à modérer simplement l'irritation et les symptômes inflammatoires, et à remédier directement à certains symptômes accessoires qui peuvent survenir et troubler la marche de la nature ? On doit donc , à l'époque de l'irritation, comme dans le traitement des autres phlegmasies des membranes muqueuses, faire un usage modéré de boissons mucilagineuses, comme de la dissolution de

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gamme arabique, d’une infusion de graine de lin ou de guimauve , d’une émulsion ou de lait d'amandes, etc. ; mais On ne doit pas moins craindre d’abuser de ces boissons , de trop débiliter l'estomac, d'adopter un ‘régime trop sévère et propre à contrarier la marche de la nature. Au moment même où l'irritation commence à décliner, ne doit-on pas adopter par degrés un régime restaurant, faire un exercice modéré, et rentrer ainsi peu à peu dans son ancienne manière de vivre, pour que la sécrétion morbifique de la membrane muqueuse de l’urètre parcoure avec liberté ses diverses périodes ? Voilà les vues générales ; mais que de modifications à introduire, lorsque la personne est douée à l’excès d’un tempérament sanguin , nerveux où lymphatique, à cause de la prédominance que prennent certams symptômes !. Que de détails d’ailleurs où je ne puis entrer, sur plusieurs affections secondaires qui peuvent survenir à la suite de la blennorrhagie, comme sur le traitement de la blennorrhagie cordée, la suppuration des glandes dé l’urètre, l'affection consécutive de la vessie , le gonflement des testicules , la diminution progressive et la terminaison de l'écoulement , détails dont l'exposition appartient proprement aux monographies sur la maladie syphilitique , comme celles de J. Hunter, de M. Swédiaur, de Nisbet, de B. Bell, etc., qu'on doit consulter pour obtenir des développemens plus étendus! Les blennorrhagies urétrales qui tiennent à un stimulant chimique ; à l'usage interne de cantharides, de diurétiques äcres, de purgatifs drastiques , de quelques espèces de bières, etc. , disparaissent pour la plupart sans aucun moyen curatif, et on cherche seulement

à soulager en donnant à l’intérieur des mucilagineux. Celles qui doivent leur origine à quelque maladie interne , comme la goutte, le virus dartreux, le gonflement et l’irritauon des vaisseaux hémorrhoïdaux , occasionnant un écoulement muqueux par la vessie ou l’urètre, sont également de peu dedurée, ou du moins, dans ce dernier cas, elles doivent être traltées suivant d’autres old

LEUCORRHÉE (1).

$ L°.. Considérations générales et Histoires particulières.

559. Veut-on établir une barrière nelle entre l’aveugle empirisine € et l'exercice éclairé de la médecine, % moyen est: facile et sûr : c’est de prendre pour fondement des Gbsérvations exactes et rigou= reuses, où bien des connaissances précises , soit de l'anatomie , soit des affections organiques des parties. Tout le AE parle avec ‘un ton d'assurance des flueurs blanches; on fourmille de secrets et de recettes pour les puérir, ou plutôt, pour leur substituer d’autres maux plus à cramdre. Mais quel est le vrai siége de cette maladie, à quelles autres affecuons pero l'assimiler ? Baillou a bien saisi le vrai caractère des flueurs blañches, en leur donnant le nom de rhumes de la matrice Ta y Un autre au-

“(0 Srwonrmre. Fluxus muliebris , Hiwpocrate;| Profluvium-muliebre, Gauien ; Rheumatu uteri, Barrou; Mensirua alba , SENNERT ; Leucorrhæa , Trwra, Sauvacess , etc.; Menorrhagia alba , CüULLEN ; Blengorrhagie et Blennorrhée de l'utér us et du vagin, Catarrhe utérin , ete.

. LEUCORREHÉE. 357 teur très-exact ( Zælius-à-Fonte ) les dénomme distillatio uteri. L'exemple rapporté dans les Mémoires de l'Académie des Sciences, année 1700, d’un écoulement de sérosité qui venait d’un abcès dans l’ ovaire, est trés-rare. C’est l’utérus lui-même, comme le démontre Morgagni ( Epist. XLIT), qui est la source des flueurs blanches de diverse nature. Si l'écoulement est Ruple ou de diverses couleurs , il tire son origine À dit le même auteur , de la matrice, dont Ja membrane interne, de même que celle des narines dans le c ryza ,, est affectée d’une sorte de rhume. Il a lui-même rendu sensible cette source des flueurs blanches dans un cas particulier , en faisant sorür par la compression une matière blanche et muqueuse de la parue infé rieure et de l’orifice de la matrice. |

360. Il ne faut point imiter Sauvages, qui ; dans l’article de la leucorrhée, ne considère que des écoulemens étrañagrs à une affection catarrhale, c’est-àdire des Sjpifines secondaires de quelque ulcére fongueux , vénérien ou cancéreux de la matrice , d’un squirre , d une rupture de l’amnios dans. la grossesse ; mais on doit se borner à la lésion des foncüons sécrétoires de la membrane muqueuse de l'utérus et du vagin. Troka, Raulin, et plusieurs autres ont traité ex professo ‘ cette affecüon. |

361. M. Blatin a exposé dans une monographie sur cetie matiére (1) une foule de recherches sur la leucorrhée, qu'il considère d’abord comme aiguë avec une. marche réuliére et une succession de sym-

(1) Du Catarrhe utérin où des Fleurs blanches ; par J. Blatin. Paris , 1802,

358 PHLECMASIES DES MEMDRANES MUQUEUSES.

piômes si rapide, qu'elle se déèlare, augmente, décroît et se guérit le plus souvent d’elle-méme a bout de trente-six à quarante jours. [l donne ensuite les caractères de la leucorrhée chronique , dont l’invasion est ignorée, la durée illimitée, et sans aucune tendance à une guérison spontanée. Le même auteur insiste avec raison sur la nature des causes prédisposantes comme propres à éclairer le traitement, et il passe en revue les influences diverses et combinées de Yâge, de la constitution, d’uné transmission héréditaire , des saisons, des Ron | de latmosphére, de l’état des excrétions % des sécréuons, et des affectons morales. Il n’est pas moins curieux de voir, dans le même ouvrage, les voies que l’art ou la nature peut prendre ‘pour terminer cette maladie. Henricus-ab-Héers donne une observation de leucorrhée qui est digne de remarque. Une dame âgée de trente ans, bien menstruée, et Joutssant d’une bonne santé , eut tout-à-coup , aprés six mois de mariage, une perte considérable, qui dura une semaine : depuis ceite époque, ses menstrues furent trés-irrégulières. L’abdomen se tuméfia un peu, et la malade se crut enceinte ; ses menstrues coulèrent néanmoins pendant deux mois , aux époques accoutumées ; elle eut ensuite des pertes abondantes, et l'abdomen s’affaissa ; les sens étaient tres-sonflés ; la malade éprouvait une vive douleur à la tête, aux épaules et aux lombes ; elle avait perdu l'appétit , se plaignait de douleurs d'estomac, qui ne se dissipaient que par des vomissemens d’un fluide aqueux, surtout aprés le repas. Lorsqu'elle buvait du vin, elle éprouvait un sentiment de froid aux seins, quoiqu'on füt au mois

| LLEUCORRHÉE. 359 de juin ; elle fut ensuite mieux réglée, mais en moindre quantité. L'abdomen se tuméfia de nouveau, etla malade éprouva des douleurs lombaires qui lui firent croire plusieurs fois qu’elle était enceinte. Les seins sécrétaient du lait, evil y avait un écoulement blanc très-abondant par la vulve : la malade croyait sentir les mouvemens du fœtus. Elle fit usage des eaux de Spa: au bout de deux mois, 1l n'y avait aucun changement en mieux ; au contraire, dyspnée , sensibilité de l'abdomen, borborygmes , douleurs aux extrémités inférieures ; du reste coloration de la face , point de fièvre , point de soif, point d’amaigrissement : au toucher, on sentait de la dureté et de la pesanteur dans la matrice. La percussion de l'abdomen ne rendait point de son, et ne présentait point de fluctuation ; les menstrues étaient assez régulières, Le coït ne faisait point éprouver de douleur, les seins fournissaient beaucoup de lait (usage répété de purgatifs , petite sa'gnee à chaque bras, répétée dix jours après la menstruation ). Guérison au bout d’un mois. |

362. Raymond (Maladies qu’il est dangereux de guérir) a vu une fille âgée de vingt-cinq ans, à l'abri de tout soupçon, maigre et boiteuse depuis sa naissance , qui étaitsujette depuis quatre à cinq ans à un flux jaune, quelquefois vert, continuel, assez copieux , ACCOM-— pagné d’une chaleur ardente et de cuisson; les autres fonctions étaient en bon état. Elle observait un régime rafraîchissant et adoucissant. Elle se maria dans cet état, devint enceinte ; l'écoulement continua ‘pen+ dant tout le temps de la grossesse ; l'accouchement fut à terme et l'enfant bien portant. | u" s

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