ET DES ORGANES PARENCHYMATEUX
435. Une cause irritante , comme un coup, une blessure , l'impression de la chaleur suivie de celle du froid , etc. , a-t-elle agi d’une manière vive et forte sur un viscére, l’inflammation peut se manifester bientôt par des signes non équivoques : frissons plus ou moins prolongés , ensuite ardeur interne , Soif vive, sentiment de tension dans la région du viscère affecté, quelquefois douleur obtuse et gravative si le siège du mal est profondément situé dans le parenchyme du viscère, ou douleur vive et pongitive si l'affection se transmet à la membrane dont il est revé tu. Ces symplômes , après s'être soutenus avec plus ou moins de vivacité , et s'être compliqués avec.dautres, suivant la structure , les usages et le rapport sÿmpathique du viscére affecté , finissent par diminuer per degrés à une époque déterminée , et la maladie se termine par
une résolution bénigne. Mais si la fièvre continue après le quatorzième jour, ou qu'après s'être un:
peu calmée, et avoir éprouvé une sorte de rémission : elle se reproduise avec des exacerbations vers le soir . alors :l se prépare une suppuration interne, accompagnée de plus ou moins de danger , dont la marche est plus ou moins précipitée , lente ou irrégulière , sui— vant que l'inflammation est aiguë ou chronique, ou qu'elle se renouvelle successivement dans plusieurs parties du viscère. :
SIL. Description générale des Phlegmasies du tissu cellulaire et des organes parenchymateux.
456. Predispositions et causes occasionnelles. Ce sont les mêmes que celles des inflammations en général appliquées aux organes dont il est ici question. Tels
sont surtout le refroidissement subit, des coups, des chutes , la suppression d'évacuations habituelles , etc. 437. Symptômes. L’invasion est précédée de frissons et de chaleur ; la douleur est d’abord poignante ; elle devient ensuite pulsative; 1l y à chaleur, tumé-— faction , tension et rougeur ; la sensibilité locale est augmentée , en même temps qu'il y a lésion des fonctions de l'organe , et même de celles des parties voisines. À ces symptômes se joint un mouvement fébrile secondaire qui a des caractères particuliers , suivant la partie affectée ou la disposition individuelle. Ces symptômes locaux augmentent graduellement d'intensité ; ils durent plus où moins long-temps selon le degré de l'inflammation, l’âge, la force du malade, les lieux , lessaisons, etc. Il en résulte que ces phlegmasies peuÿent être aigués où chroniques : dans ce dernier cas , les symptômes sont quelquefois si légers, qu'il est alors difficile d’en connaître l'existence : telles sont entre autres les péripneumonies , les hépatites latentes , etc. ; leur terminaison peut avoir lieu par résolution ; la suppuration en est une des suites les plus fréquentes : dans ce cas, la douleur pulsative diminue , devient gravative , et il survient des frissons irréguliers ; le pus s'accumule et forme un abcès ; il peut se faire jour au dehors, fuser plus ou moins loin, et s’épancher dans une des cavités splanchniques. Il n'est pas très-ordinaire de voir la gangrène succéder à ces inflammations ; elle n’a lieu le plus souvent que par excès d'irritation. L’induration est une suite assez fréquente de plusieurs d’entre elles. Enfin on en voit beaucoup devenir chroniques où donner lieu à des lésions organiques variées.
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“PHLEGMON. 45 438. Ces phlegmasies péuvent se compliquer avec celles des tissus contigus , et avéc les divers Ordres de fiévres primitives : les complications adynamiques fa vorisent leur passage à la gangrène.