PHLÉGMASIES DES PARENCHŸMES
456. Üne femme se rendit à l'infirmerie en 1806, à la suite d’une chute sur la partie droite du coronal : à l'instant même de cette chute, hémiplégie du côté droit, perte des foncuons de l’entendenxent, suspen— sion de l'usage de la parole pendant deux jours , puis son retour, mais propos décousus et insigmifians. Elle reste huit jours dans cet état, mange et boit, et meurt subitement au moment où on venait de la lever. À l'ouverture du corps, on remarqua un liquide roussâtre au-dessous de la pie-mère, à la partie postérieure et. latérale du lobe gauche du cerveau , une légère ecchymose d'environ cinq lignes de longueur , et une dégé- néraüon de Ja substance corticale du cerveau, devenue roussâtre. à la profondeur de cinq àsix lignes dans toute la parue postérieure et latérale.
457. Une autre femme , qui était hémiplésique depuis long-temps, et qui avait fait une chute sur la tête depuis deux mois, fut transférée à Pinfirmerte ; elle se plaignait constamment d'une douleur de tête et restait toujours couchée. On appliqua vainement les vésicatoires, eton les fitsuppurer long-temps d’abord à la nuque, puissur latête ; onn’obüntaucun soulagement, toujours plaintesde ladoulenr de tête, mais point d’af— fection soporeuse, point de délire ; la tête restaitseule— ment tournée du côté droit ; la malade n’avait point le visage enflammé , elle conservaitl'usage de ses sens, mais elleéprouvait une débilité progressive ; une ving— -taine de jours avant sa mort, l’appéut s’éteignit aussi par degrés, le pouls devini de plusen plus faible , et la malade expira. À l'ouverture du corps, je remar qua dans l'intérieur du cerveau une tumeur stéatomateuse de la grosseur d’un œuf de poule, et qui proé-
GÉPHALITE.. 4 2108
«minait en partie dans le ventricule latéral dr. … 458. Je puis ajouter à ces observations qui me sont propres, d'autres faits puisés dans le recueil des Ephé=. mérides germaniques (tom. VI, Dec. IF).
. 459. Un soldat âgé de trente ans , et sujet à des ex-: cés de boisson, fait trois chutes successives surla tête ; un mois aprés 1l se plaint d’une céphalalgie vive , eton remarque en lui une certaine stupeur. On emploie en vain divers médicamens ; il meurt dansles convulsions. A l'ouverture , on trouva un abcès de la. grosseur d’un œuf d'oie dans le lobe droit du cerveau et dans la parue correspondante à l'os temporal droit ; on en trouva aussi un autre de la grosseur d’un œuf de pi geon, et rempli d'une matière, purulente verdâtre et tres-féude.
. 460.On peut joindreà cetexemple celui d’un homme de quarante ans qui, pendant trois années , s'était plaint d’une céphalalgie vive qui avait résisté à tous les remédes. Aprés avoir resté neuf mois couché dans SOIR ht ,1l périt aussi dans les convulsions. À l'ouverture du corps » ét aprés avoir enlevé le crâne, on trouva dans le lobe gauche du cerveau, et à la parüe antérieure , un abcès du volume etde la forme d’un œuf de poule, qui contenait une matière. purulente, épaisse, consistante, et d’une qualité si corrosive, que le crâne luimêmé en avait eu sa structure altérée. Le malade déclara quelques jours avant sa mort qu'il avait fait autrefois une chute de cheval ; et en effet, on apercevait une dépression du crâne dans la partie correspondante au siége de l’abcés. Ki |
461. Je me borne à ‘rapporter des faits propres à établir que la substance pulpeuse du cerveau > et inrh 30