‹ Nosographie philosophique, ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 4)Chapitre 12 sur 67 · APOPLEXIE · texte numérisé non relu

APOPLEXIE

vîetrès-sedentaire, Texcèsdans les plaisirs de Famour^ la suppression des menstrues , des lochies , du flux hemorrhoîdal ; Fusage immodéré des bains^ une chute, des coups violens sur la tête , une ivresse habituelle, des chagrins profonds , une forte contention d'esprit, des emportemens violens de colère , un embarras gastrique , Tusage des narcotiques , etc. '

66. Sjmptômes. On compte au nombre des signes précurseurs, des tintemens a oreilles , un état de somnolence , deç douleurs de tête gravatives , un bégaiement accidentel et réitéré , des vertiges , Tengourdissement dés membres , un sentiment de formi— cation , de légers mouvemehs convulsifs de quelques nobuscles , FaflFaiblissement ÔU la perte de la vue , de l'ouïe ou de quelqu'une des facultés de l'entendement , comme de la mémoire. Mais ces signes sont quelquefois incertains, puisque des personnes les ont éprouvés sans avoir eu d'attaques d'apoplexie; et que, d'un autre coté, plusieurs victimes de cette maladie eh ont été frappées comme d'un coup de foudre et de la manière la plus inattendue. L'apoplexie peut varier dans sa marche, ou plutôt se; déclarer à divers degrés : elle peut être légère ou imparfaite, c'e^t-à-dire ne porter atteinte qu'à la sensibilité de certaines parties , à la force contractile de certains muscles ; d'autres fois elle est plus fort^ou plus violente, et elle porte ;une atteinte profonde au sentiment et au mouvemeiit volontaire , en laissant subsister lar respiration et le pouls ; enfin , elle peut être portée au plus haut degré de violence , et faire périr d'une mort subite : dans le premier cas, embarras de la langue , sentiment de formication ou d'engourdissement dans les jiî. 5

membres d'un côté du corps , difBcullé bu même impossibilité de les mouvoir , douleur gravatlve dé la tête , somnolence , légère distorsion de la bouche , lenteur et difficulté dans l'exercice des fonctions de l'entendement. Dans le second cas, diminution trèsnotable , ou même abolition des fonctions des sens e% de l'entendement , stupeur profonde ou état comateux, perte plus ou moins complète du sentiment et du mouvement dans une* moitié du corps, peu d'altération, dans la respiration, qui devient seulement stertoreuse vers la fin ; pouls fort et développé. L'a— poplexie peut offrir une foule de variétés qiû doivent être prises surtout en considération pour diriger le traitement , et qui sont plus dii ressort de la thérapeutique proprement dite , que de la nosographie. Ainsi on a distingué cette maladie en apoplexie sanguine , séreuse , nerveuse , asthénique , sthéiûq:iie , gastrique , . etc-. Ces difféf,çwces ne sont lîullement; propres à former des caractèreîi spé<jifiques ;. . et relativement à l'histoire de ce^te , ;iiiçJadie , on= doit surtout avoir égard aux deux variétés indiquées sous les -noms d'apoplexie /or/e et 4'apoplexie^*^fe ^ d<mt j'ai donné plus haut les symptdi^e^..:

§111. Traitement de VJpoplexie.

67. Que de moyens on a employés^ tour-à-tour contre l'apoplexie, et quelle difficulté extrême il y a de choisir celui qui est le mieux adapté à l'état par^ ticulier du malade qu'on cherche à guérir ! Saignées , clystères irritans, émétique , liqueurs alcooliques à flairer, poudres stemntatoires, pincemens^ frictions^

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incisions répétées faites à la jugulaire, ou bien aiA veines occipitales , suivant le conseil de Morgagni ; ventouses à la nuque profondément scarifiées , ariériotomie aux tempes , cautères aux bras^ aux pie Js ou à la nuque. Q}ie de secours puissansen eux-mêmes^ mais dont la médecine a besoin de fixer avec précision les avantages respectifs ! Lorsque l'apoplexie survient après un repas copieux , et qu'elle a lieu chez un homme robuste , on provoque aussitôt le vomissement,, à moins qu'il n'y ait des signes d'une congestion très-grande vers le cerveau : alors il faudrait recourir d'abord à la saignée. L'apoplexie provientelle d'un embarras gastrique , le traitement est absolument le même. Dans quelques cas , l'apoplexie survient chez des hommes d'une grande susceptibilité et mobilité nerveuses : on ne doit alors administrer les excitans qu'avec la plus grande prudence ; le camphre et d'autres . sédatifs analogues sont plus particuliè-, rement indiqués^ Si le malade est âgé , faible , pâle , maigre; s'il fait liabituellement usage d'une nourriture peu restaurante , il faut , au contraire , insister sur les excitans et les rubéfians* L'individu est-il jeune , fort , d'un tempérament sanguin ; la face est-elle rouge, le pouls plein et dur, on réitère, l'application des sangsues aux cuisses et aux jambes ; on administre en même temps des boissons rafraîchissantes et laxatives ; on expose le malade à l'air frais , on le place dans une position presque verticale. En général , le choix des moyens tient à la distinction des principales variétés indiquées ci-dessus sous les noms ai apoplexie sanguine y séreuse, elc. Un exercice modéré, une nourriture saine et facile à di-

68 NÉVROSES DES rÔNCTIOrCS CEREBRALES.

gérer , Thabitude cTentretenir les déjecdpns advinès ,' d'éviter les affections morales trop vives , sont les moyens hygiéniques les plus généralement utiles comme préservatifs de l'apoplexie. .

CATALEPSIE (l).

§ V^. Considérations générales.

68. On remarque, dans cette maladie ^ la privation subite des fonctions des sens et du mouvement muscidaire; le pouls et la respiration sont à peine sensibles; il y a persévérance dans toutes les» attitudes que la structure mécanique et anatomique permet de donner aux membres, et souplesse pour conserver toutes les positions qu'on leur fait prendre. Que la marche qu'on a suivie pour fixer les caractère génériques de la catalepsie est, peu exacte ! On a établi coitime autant d'Espèces 1^ catalepsie symptomatique , celle qui tient à l'hystérie , à la mélancolie ^ à la suppreâsioà des n)Lenstrues , à la présence des vers dans les intestins , etc. ; puis on a généralisé les caractères pris de ces prétendues Espèces pour en former ceux du Genre; on a admis également une extase catoque , une es^ tase sans.roideur , une extase cataleptique, et on les a rapportées à un genre différent de celui de la catalepsie. Dans l'état actuel de nos connaissances , ilous sommes peut-être encore loin de pouvoir fixer avec précision l'identité ou la différence de ces deux Genres,

(l) SrNONYMIE, Catalepsis , S AXJ\ AGES y hlfiJ^JEVS y VOGEL,

Sagâr^ Boerhaaye , JuNCKER ; ctc. j Apoplexia cataleptica,

CtJLLEN.

CATALEPSIE. 6g

qaoic[ue plusieurs faits indiquent une grande analogie entre ces deux affections nerteuses quand elles sont primitives.

69. Fernel rapj)orte l'exemple d'un homme profondément livré à l'étude , et qui tomba dans une immobilité cataleptique : il r^te assis , la plume entre ses doigts , les yeux fixés sur ses livres , comme dans un état de méditation ; mais suspension des fonctions de la vue , ainsi que de celles de l'ouïe ; nul indice de sentiment ni de mouvement. On connaît les visions extatiques habituelles du célèbre poète le Tasse , et ses entretiens sur les sciences les plus relevées avec ce qu'il appelait son bon génie : ses regards étaient fixes , son attention fortement dirigée sur un objet sans rieti voir ni rien entendre. Mais l'auteur de sa Vie , qui avait été témoin d'une de ces visions , n'a point noté d^autres circonstances essentielles et propres à caractériser la catalepsie. Le génie familier de Socrate ne tenait-il point à une illusion semblable?

70. Là catalepsie est un exemple frappant de la marché leùte et graduée de l'esprit d'observation en

' médecine ; oh n'en avait que des idées vagues avant Caelîus-Aurélianus , qui a cherché à les rectifier en rapportant ses symptômes distinctifs ; ^ais ce n'est que dans des temps postérieurs qu'on est parvenu à fixer son vm caractère , qui consiste dans une certaine souplesse dvL tronc et des membres , avec une sorte de tension automatique des muscles ; ce qui fait conserver au cataleptique toutes les différentes positions qu'on lui donne. Des catalepsies purement symptomatiques ont été rapportées par Sauvages comme des Espèces partiisuUères de la maladie j ce

yO îfEVROSES DES FONCTIONS CEREBRALES.

qui est propre à produire la plus grande confusion. iCulJen est encore plus en défaut en rapportant la catalepsie à Fapoplexie : les causes occasionnelles , la marche et la terminaison de ces maladies oflFrent les différences les plus remarquables. On trouve des exemples particuliers de catalepsie dans les écrits de plusieurs observateurs exacts , Forestus , Tulpius , Henricus-ah'Heers y Zacutus-Lusitanus , etc.

7 1 . Une fille âgée de neuf ans , d'une forte constitution , et sujette aux affections vermineuses , tombe tout-à-coup , et après avoir été forcée à mener une vie très-tranquille, dans un état d'immobilité complète : absence du sentiment et du mouvement ; suspension des fonctions intellectuelles , les yeux fixes et ouverts ; suspension totale de la vue et' de l'ouïe , état de roideur des membres , qui conservent la position qu'on leur donne; respiration peu sensible , pouls si petit et si faible qu'on en sent à peine les battemens : cet état se continue pendant trois quarts d'heure. Tissot trace l'observation d'une femme que de grands chagrins jetèrent dans un état cataleptique : on la trouva assise , inunobile , les yeux brillàns et fixés en haut, les paupières ouvertes et ssms mouvement \ les bras élevés et les mains jointes ; son visage , auparavant triste et pâle, était plus fleuri , plus gai , plus gracieux qu'à l'ordinaire ; elle avait la respiration libre et égale , le pouls lent et naturel, les membres souples, légers; on pouvait leur donner la position qu'on desirait , et ils la gardaient; on lui abaissait le menton , sa bouche s'ouvrait et restidt ouverte j on lui levait un bras , ensuite l'autre, ils ne retombsdent point î on les tournait en arrière , et on les élevait si

CATALEPSIE. Jl

haut que rbomma le plus fort ne les eût pas xenu^ long-iemps dans celle allitude : ils y demeuraient d'eux-mêmes tant qu'on les y laissait. On la mit debout pour faire sur ses jambes les mêmes épreuves que sur ses bras , et pour donner aux jambes et aux bras en même temps des altitudes difficiles à soutenir : la malade fut toujoui^s comme une cire molle qui. prend successivement toutes les figures que l'on veut , et se tient avec persévérance à la dernière ; son corps , quoiqu'on l'inclinât , conservait toujours et constamment un parfait équilibre. Cette femme paraissait insensible ; on la secouait , on la pinçait , on la tourmentait^ on lui mettait sous les pieds un réchaud de feu , on lui criait même aux oreilles qu'elle gagnerait son procès j nul signe de vie : cet état dura trois, à quatre heures. A son réveil , elle se mit à parler sur son procès avec beaucoup de justesse; elle ne voyait point ; quelquefois elle entendait , et mémo lii bien^ qu'elle reconnut quelques personnes à la voix. Quoiqu'elle eût été fort tourmentée , il ne lui en restait point de douleurs , ni même de lassitude ; elle n'avait aucun souvenir de ce qui s'était passe durant l'accès, ni de la saignée qu'on lui avait faite* Les menaces d'accès qu'elle éprouvait à des intervalles très-rapprochés lui faisaient interrompre son discours pour en commencer un autre. Au bout d'une heure , l'accès revint dans toute sa force ; les aocidens furent les mêmes, ou peut-être plus intenses ; quand ils furent finis, la malade se mit à parler pendant une heure et demie , comme précédemment ; mais enfin ses discours sensée se changèrent en extravagances , accoippagnées de hurlemens affreux ; et il

ya NEVROSES DES FONCTIONS CEREBRALES;

survint un délire violent. Quelque temps après , elle recouvra sa santé antérieure.

§ II. Description générale de la Catalepsie.

72. Prédispositions et causes occasionnelles. La catalepsie attaque plus particulièrement les individus d'une constitution sensible et mélancolique , ceux qui ont l'habitude de la retraite et de la méditation ; elle survient assez fréquemment à la suite d'affections morale3^ très-vives, de fortes contentions d'esprit, d'excès de travail 2 elle peut aussi être occasionnée par la présence de vers dans les intestins.

43. Symptômes. Le corps est immobile et conserve la position qu'il avait avant l'attaque , qu'on soit assis, debout ou couché ; les yeux restent ouverts ou fermés s'ils l'étaient auparavant ; il y a peu de sentiment et de mouvement ; suspension de la vue et de l'ouïe, ainsi que^des fonctions de l'entendement. Le pouls est petit, à peine sensible , la respiration rare , la xhaleur animale peu élevée. La durée de cette affection estindé* terminée.

§ III. Traitement de la Catalepsie.

74« On doit, en général, se permettre peu de mé^-camens durant l'accès de la catalepsie. Les rubéfians sont le plus souvent sans action locale et secondaire ; ils ne diminuent d'ailleurs point l'accès. Tissot croit que la plus grande tranquillité, des frictions douces sur le» cuisses et sur les jambes , une légère infusion de mélisse assez chaude, sont les moyens les plus convenables. Il faut , dans les intervalles, prévenir les causes

épiLSPSIE. 75

qui occasionnent la maladie : lorsque celles-<;i ont été suffisamment éloignées ^ il est alors nécessaire d'employer des moyens propres à faire cesser l'état de mobilité nerveuse qui entretient cette affection. Si les attaques sont fréquentes^ le pouls petit ^ la .respiration facile et la physionomie naturelle , Tissot regarde alors le bain froid conmie plus particulièrement indiqué* Quand la catalepsie survient à la suite d'ime maladie quelconque du cerveau, et qu'elle est symptomatique, c'est sur l'affection primitive qu'il est nécessaire de diriger le traitement.

é P I LEPS I s (0-

§ P'. Considérations générales.

j5. L'ordre des affinités doit naturellement faire placer Vépilepsie immédiatement après l'apoplexie et la catalepsie^ et non loin des vésanîes ; car, i^. dans les attaques de cette maladie ^ il y a suspension plus ou moins prolongée des fonctions des sens et des facultés morales. 2^. L'épilepsie est assez fréquemment compliquée avec la manie; car, d'après divers recensemens faits dans l'hospice des insensés de Bicétre, sur le nombre total de deux cents aliénés , j'en ai trouvé toujours douze à quinze qui étaient épileptiques. S^. Quelquefois l'épilepsie dégénère en manie par des excès d'intempérance, par un traitement électrique, par des emportemens de colère. 4*** ^^ attaques réi*téi:ées d'épilepsie aniènent le plus souvent un état de

(i) SrNONTtiiE, Epilepsia^ SauvagbS; LimiAOs^ Vôgel,

CdlLEN, SAG4lV,B0BnHAAVB, HOFFHAMN, JuNGXBR^ etC.

74 NEVROSES DES FONCTIONS CEREBRALES..

«tupeur, la perte delà ménioire, ou une démence phis ou moins complète : rationem quoque usque eo mor-^, bus conturbat et dejicit ut prorsàs denique infatuenrtuVy a dit un traducteur de l'ouvrage d'Arétée, Cette maladie a été si anciennement connue et si souvent compilée , qu'on en trouve preisque par-tout la des-, cription. Le Traité que Tissbt a publié sur cette maladie a l'avantage de réunir presque tout ce qui se rapporte à ses causes^ à son caractère particulier^ à ses principes de traitement , au point de pouvoir tenir lieti d'un grand nombre d'écrits sur le même objet. Il n'a , garde d'omettre les remarques qu^a faites Dehaën sur l'épilepsie feinte, ce Une jeune fille, tqui a ouï dire que » le mariage a quelquefois guéri l'épilepsie, joue cette yy maladie pour qu'on la marie ; un moine paresseux ïï et friand en fait autant pour se dispenser des austé- » rites du couvent; des jeunes-gens chercl^ent ainsi à » se soustraire aux écoles ; et il est souve^it très-diffi- » cile de découvrir la fourberie ».

76. Les Anciens avaient peu approfondi le vrai caractère de l'épilepsie, et. quelques aphorismes d'Hip-^ pocrate sur cette maladie ne paraissent avoir ^été fon-» dés que sur des faits isolés. Les recueils d'obseirvations qui ont été publiées depuis la renaissance des sciences en Europe , n'en ont aussi exposé que quelques variétés, et les auteurs scolastiques n'ont presque insisté que sur des théories vaines, sur de prétendues explications des symptômes de cette maladie et les hypothèses les plus hasardées; tandis que , d'un autre côté, la crédulité la plus aveugle a fait accumuler de frivoles formules de médicamens avec les promesses de guérison les plus chimériques. Malgré qu'on trouve

EPILEPSIE. yS

dans Touvrage de Hssot la détermination précise des deux genres fondamentaux de lepilepsie , et des résultât précieux d'observations sur plusieurs variétés de son traitement^ il restait encore des recherches ultérieures à faire et des rapprochemens nombreux à établir , qui demandaient la fréquentation assidue des établis^meniis publics consacrés à cette maladie si grave et si eflFrayante.

77. A Fépoque de mes cours particuliers de clinique interne à l'hospice de la Salpetrière , j'engageai un de mes élèves très-instruit à se livrer pendant long-temps à ce genre d'étude , dans des dortoirs habités par plus de deux cents épileptiques , et dans une petite infirmerie où ceUes qui pouvaient offrir quelque espoir de guérison étaient soumises à un traitement ré-^ gulier. On procéda , en général , avec méthode , et en traçant avec soin l'histoire de la maladie dans un grand nombre d'épileptiques; on prit des notes sur les causes antérieures ; on observa la marche et la variété desaccès , et les diverses modifications qui tenaient à l'influence des saisons ou à celle de quelque autre maladie-: c'est ce quia donnélieu à un ouvrage quia pour titre : Recherches et Observations sur VEpilepsie , etc. , par M. J. G. Maisonneuve , D. M. Paris. L'auteur distingue d'abord, i **. Yépilepsie idiopathique, dont il rapporte des exemples nombreux , et qu'il sous-divise en héréditaire , spontanée , pléthorique , métastatique , et purement causée par des affections morales ; 2**. l'epilepsie sympathique , sous-divisée également en épilepsie par irradiation, gastrique, intestinale, hystérique et hypochondriaque. On imagine facilement combien une pareille distinction est propre à éclairer %X à

^6 IfEYROSES DES FONCTIONS CÉlŒBRÀLES.

faire varier avec choix les méthodes de traitement. 78* Plusieurs observations particulières prises dans cet ouvrage donneront une idée claire de cette affection. Une femme âgée de soixante-six ans , née de parens qui ne furent jamais sujets à l'épilepsie , mais do^t la mère avait éprouvé une vive frayeur neuf jours avant son accouchement , éprouve une attaque d'épilepsie vers l'époque de la dentition^ et sans cause connue : cet accès reparait tous les mois à-peu-près , jusqu'à l'âge de trente-huit ans , époque de la cessa*-* tion des menstrues*^ qui avaient été réguhères depuis leur apparition : alors accèà épileptiques plus forts et plus fréquens p revenant tous les quinâ^ jours ou trois ' semaines : leur apparition est subite ; perte de con-> naissance au moment même de l'invasion , face vio- Iwte , lèvres couvertes d'écume , corps et jambes laides j convulsions des bras : durée de cet état pendant une demi-heure ; puis retour des sens, fatigue extrême et forte céphalalgie. Une fetnme â^ée de quarante-dinq ans ^ d'un tempérament robuste , men menstruée p eut le malheur de voir mourir son mari subitement ; elle éprouva six mois après , sans aucun signe précurseur , un accès épileptique qui reparut tous les quinze jours bu toutes les trois semaines , saùs apporter de trouble dans le retour des menstrues. Depuis Vàge de soixante^x ans , les accès se sont rapprochés et ont paru jusqu'à deux fois en huit jours, le plus ordinairement pendant la nuit. Dans l'accès , pâleur extrême , bouche écumeuse , les yeux cachés sous la paupière supérieure et ne laissant voir que le blanc , secousses générales , roideur dans l'état de pronation. La malade reprend ses sens au bout de quinze ou de vingt mii-

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