‹ Nosographie philosophique, ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 4)Chapitre 29 sur 67 · Le sang ainsi altéré par ce mélange serait · texte numérisé non relu

Le sang ainsi altéré par ce mélange serait

bien moins propre à servir à la nutrition , sans le

mouvement circulaire p^r lequel il est porté du cœur

à toutes les parties du corps au moyen des artères ,

et ramené par les veines au centre d'où il. est parti.

Ce mouvement a l'avantage de soumettre ce fluide

au contact de l'air dans les poumons par les alter-

' natives de l'inspiration et de l'expiration. On sait, en

effet j les changemens favorables que Je sang éprouve

par cette sorte de mécanisme , puisque cehii que les

ao2 mÊvHOSES des fonctions nutrititïs, veines rapportent au cœur , et que le ventricule droit transmet à l'organe pulmonaire, est noirâtre y pesant , et qu'abandonné à lui-même il se coagule lentement : celui , au contraire , que les veines pulmonaires rapportent aux cavités gauches du cœur, et qui est transmis a toutes \es parties du corps par le moyen des artères, est d'un rouge vermeil , écumeux , plus léger et plus coagulablcé

192. Enfin, parmi les liqueurs animales, les unes restent dans le corps vivant, et servent à le nourrir ex à le développer : tels sont le chyle, le sang , la sérosité qui lubrifie la surface de la plèvre, du péritoine et des autres membranes semblables. D'autres liqueurs animales sont rejetéeë en partie hors du corps vivant , tandis qu'une autre portion est retenue et sert à l'entretien et à la réparation des organes : telles sont la salive , la bile , les mucosités intestinales , etc. Le sang semble donc subir divers degrés de dépuration par son mouvement circulaire; et la partie nutritive , de plus en plus animalisée et perfectionnée , devient bien plus propre à contribuer à Fent retien et "à l'accroissement de toutes les parties auxquelles il est transmis par le moyen des artères*

Jf â y ROSES DJB Zj^ DIGJSSTXOTf.

S P*". Considérations générales.

193. Ces affections peuvent tenir à l'hypochondrie ou à l'hystérie, et être pour ainsi dire secondaires ou purement symptomatiques. Je dois m'arrêter principalement ici sur celles qui sont primitives ^ et qui

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