‹ Nosographie philosophique, ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 4)Chapitre 30 sur 67 · NEVROSES DE LA DIGESTION · texte numérisé non relu

NEVROSES DE LA DIGESTION

tiennent à la manière de vivre , dnto la latitude est immense dans l'espèce humaine , suivant l'âge , le sexe , le climat , la coutume ou l'empire de Thabitude , différens excès , soit d'intempérance , soit d'ime abstinence extrême et destructive. Luxe , profusion , somptuosité de la table des riches modernes effacés par les anciens ( yies de Marc*Antoine et de LacÊd'' dus par Plutar^ue) ; débauches , système insensé de voluptés , extravagance des petits soupers de Néron ( Titi Petronii Satjricbn) ; orgies portées, en France, jusqu'à une ivresse dégoûtante sous la r^ence du duc d'Orléans ( Mémoires secrets sur les règnes de Louis XIV et Louis XV ^ par Duclos) ; macérations, jeûnes^ abstinences des bramines, des fakirs, des anciens anachorètes de la Thébaïde ( EpiU de Su-^Charj'sostùme). La philosophie marche avec sagesse entre ces deux extrêmes également destructeurs ; elle aime , à l'exemple d'Horace , à dérider quelquefois son front avec des amis choisis , et autour d'une table où règne , non une profusion fastidieuse , mais le goût , l'élégance , une nourriture saine ; elle se fait d'ailleurs une heureuse habitude de la sobriété , et regarde, ayec Pythagore*, les fonctions de l'estomac comme le premier mobile de l'économie animale, le plus ferme soutien de la santé , de la sérénité d'amé iBt du bonheur. Le régime de Pythagore consistait, engraéral, à s'abstenir de liqueurs fermentées, et «a se borner k l'usage des v^étaux; racines, feuilles, fleurs, fruits, semences*: le lait, le miel entraient dans ce régime;,' et par intervaUes des viandes saines et tendres ; régime sans doute trop rigoureux pour nos climats, mais très - utile pour la guérison de

plusieurs maladies ( Discours d'Antoine Cocchi sur le'régime pythagoricien à P usage de la médecine). Le médecin liabile tire aussi ses principaux moyens des règles de la diététique ^ à l'exemple d'Hippocrale. Arbuthnot a donné de l'extension et du développement à ce principe (Essai sur la nature et le choix des alimens y suiyant les dijférentes constitutions*

' Paris, lySS). Mais je renvoie surtout lelève avide de connaissances solides sur cette partie de l'hygiène , aux savantes leçons dû professeur Halle.

i94# Les névroses de la digestion sont très^multi-r pliées : elles ont d'ailleurs beaucoup d'analogie enjre elles, et se trouvant souvent réunies en nombre plus ou moins considérable dans le même individu. Les principales sont le spasme du pharynx et de l'oesophage , la cardialgie y la gastrodynie , la pyrosis , le vomissement spasmodique , l'anorexie , la boulimie , le pica , la rumination y l'éructation , la dyspepsie, la colique, la rachialgie et Filéus. Je |ne borne ici à de simples esquisses.

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