‹ Nosographie philosophique, ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 4)Chapitre 31 sur 67 · Spasme de ïœsophage (i). Hoffmann (<fô · texte numérisé non relu

Spasme de ïœsophage (i). Hoffmann (<fô

, Motibitti œsophagi spasmodicis) et Dehaën (dé Deglutitione vel deglutitorum in cavum veniriculi des^ cénsu impeditiot^) ont traité de cette maladie. Un hypochondriaqué tombe dans un chagrin profond par la perte de son épouse , et éprouvé un tel resserrement spasmodique dans l'arrière-boùche et le larynx, qu'il perd la parole, respire avec une grande difficulté et ne peut rien avaler: une Sueur très-abondante survient, et il paraît guéri; mais le lendemain ,

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(i) SrjfoirrMis» Motus œsophagi spasmôdici , Hoffmakn.

KETROSCS DK t A 15 iCESl^IOlf. 2o5

ayant pris du thé Ires-chaud , le spasme de l'œsophage se renouvelle et persiste malgré l'usage de tous les topiques : saignée , frictions , thériaque mise sur la langue^ masticatoires^ tout devient inutile : le resserrement spasmodique de Finlérieur de l'œso-. pliage continuait toujours avec obstination ^ et si quelquefois les matières alimentaires avaient' franchi Je pharynx , elles étaient ensuite arrêtées , cît ne pouvaient parvenir dans Testomac. On eut encore recours en vain aux poudres anti-sp^smodiques , à la Uqueur anodine minérale d'Hoffmann, aux pédihives; on mêla encore trente grains de camphre avec de rhuile d'olives , et on recommanda de les prendre ea plusieurs doses | mais, par mégarde^ le malade prit le tout en une seule fois, et il fut entièrement guéri de son resserrement spasmodique (Hoffmann). Un fait analogue est arrivé aux infirmeries de la Salpêtrière : j'avais, prescrit un liniiaient csiTnphré(ùn gros de cam-' phre dans une once d'huile d'olwes) pour remédier à une dysphagie spasmodique très - violente dont une femme de soixante ans disait être attaquée depuis six mois. Au lieu d'employer le liniment à l'extérieur, elle avala peu à peu le tout dans une soirée , et je fus fort étonné le lendemain de la trouver guérie 5 ccfpéndant le resserrement spasmodique se renouvela sept à huit jours après , mais avec beaucoup moins d'intensité , et avec facilité de se nourrir de potage et tfa- Hmens peu solides: l'usage des amers eut ensuite un effet marqué pour obtaiir la gtiérison. Il faut , en général , avoir soin de distinguer cette maladie dé la dysphagie produite par un squirre , et qui est incu« rable.

âo6 NÉVROSÉS DES FONCTIONS NUTRITIVES.

196. Cardialgie (i). Le mot de cai^ialgie est peutêtre impropre , puisqu'il supposé que l'ftfFection indiquée a sonsiégedans l'orifice supérieur de l'estomac^ au lieu que plusieurs faits recueillis par Hof&uaim attes-^ tent que le principe en est au pylore. Mais la cardialgie peut-elle être mise au rang des maladies primitives , et n'est-elle point presque toujours le symptôme d'une autre maladie ? c'est ce qu'on se persuade 9^ns peine en examinant le dénombrement même que donne Sauvages des différentes espèces de cardialgie 2 celle , par exemple , qu'il dit survenir par saburre ix'est- elle point un symptôme de l'embarras gastrique ? La cardialgie que produit la présence d'un poison dans l'estomac n'^st-elle point la suite de la gas^ trite ? Celle qu'il nov^aeJlatiUénte û'est-elle p<Hnt une aff<dction secondaire de l'hypochondrie? La cardialgie féi)jcile de Torti ne doit-elle point être rapportée aux fièvres intermittentes, ou rémittentes ataxiques? Que doit-on penser, de la cardialgie squirreuse , goutteuse et vermineuse , etc. ? Qn doit pardonner à Sauvages d'avoir ainsi couyeirti en daaladies primitives une foule d'affeclîon5 secçndaires ou symptomatiques , puisqu'il a ouvert la carrière aux autres nosologistes ; mais dans l'époque actuelle où toutes les. autres parties de l'histoire naturelle nous donnent l'exemple de classifications les plus méthodiques , ne devons-nous pas suivre ime marche différente , et éviteir les écueils où Sauvages est tçmbé ?. Stahl parle d'un jeune homme — : . ■'

.. (i) Synonymie. Càrdialgia , SAtJVAoRS^ Dolor cordialgwus spasmodicus et /latuientus , Hoffmann ; Morsus ventriaUi ; Mal au cœur.

NEVROSES ht LA DIGESTIÔÎT- âOf

de vingt-quatre ans , d'un tempérament sanguin et mélancolique , habitué aux cbangemens continuels et à la distraction , qui passa tout-à-cotip à une vie sédentaire et à rétude, et prit beaucoup d'alimens : ayant eu l'imprudence de se couvrir peu la région épigastrique , il ne tarde pas à éprouver , surtout après avoir mangé avec une sorte de voracité et avoir bu copieusement , un sentiment de pesanteur désagréable dans l'épigastre, avec dégoût, nausées, pâleur , aspect triste et plombé , effusion de salive dans la bouche, refroidissement des extrémités, anxiété et sueur froide. Hoffmann donne l'observation suivante comme un exemple de cardialgie occasionnée par le froid et par des affections morales. Une femme âgée de cinquante ans , d'un tempérament lymphatique , menant une vie sédentaire, ayant cessé d'être menstruée depuis dix ans, et se faisant saigner tous les deux ou trois ans , avait , pendant six ans , éprouvé beaucoup de chagrins : depuis cette époque , la sant^ commença à devenir chancelante , et l'affection de l'estomac succéda au refroidissement du dos et à uneterreur ; bâillemens , froid du nez > des oreilles et de la face ; constriction de la gorge ; froid gjiaoial au dos , aux mains et aux pi^ds ; sehtimént de pesanteur et* douleur ardente dans l'épigastre qui s'étend jusqu'au dos , anxiété considérable , inquiétude , pouls serré^ * fréquent et faible, impossibilité de rester coudiee, efforts4nutiles pour vomir , uriner et aller à la séUe , même par l'emploi de lavemens , de carminatifs j^ etc. Quelques heures après, retour de la chaleur aux parr ties supérieures, puis successivement ^ux, parties in-férieure$.; enfin sueur abondatite : l'urine, qui pen^

!ko8 NEVROSES DÈS FONCTlOlVS NUTRITIVES.

dant l'accès était limpide^ devient ensuite rouge et dépose un sédiment épais. Je ne dois point omettre de parler ici de l'ouvrage de W. Trnca ( Historia Cavdial^iœ. Vindobonae, lySS).

197. Gastrodjnie (i). Hoffiuann a cotifondu cette affection avec la précédente, sous le terme générique de dolor cardiulgicus spnsmodicus et Jlatulentus. Beaucoup d'auteurs ont suivi absolument la même marche ; la principale différence consiste dans Tab^ sence de la lipotliymie : aussi voit-on facilement quef la plupart des observations rapportées par Hoflinann sous le nom de cardlalgie appartiennent évidemment k la gûistrodi nie.

198. Pyrosis (2). Cette .affection a été nommée ainsi à cause de la sensation que le malade rapporte à l'estomac. On en trouve un exemple dans Stahl ; \% sujet est ce même jeune homme affecté de cardialgie dont j'ai parié plus haut : ayant fait usage d'éJixirs stomachiques et d'aromates confits , \{ ne tarda pas a survenir un sentiment d'ardeur dans la région épi-n gastrique y ou, selon d'autres, une sensation de frokl qui de l'estomac s'étendait le long del'œsophage, avec i;ne douleur particulière , la constriction de là goi^ et mie salive limpide qui remplissait la bouche. Axx i^apport de Onné , la moitié des Suédois , hommes Qu femmes , qdi habitent auprès des montagnes de la I^aponie , sont isujets à une pyrosis endémique. Les

(i) SrNONYMtE. Gastrodynia ^ S,\oy.^GB*5 Colica ventn^ culi; Colique d'estomac , Faibless.e d'estomac , Pesanteur d'estomac.

(2) SraroNYnnE, Pyrosis^ Sauvages, Saga!\; Soda^launr KJSUf ; VoGELj CrémasoD j Ardeur d'estomac , Fer chaud.

IfETltOSES DE LA DIOESTIONT. iïog

malades éprouvent un serrement douloureux à l'épigastre , et surtout vers le dos et la poitrlrie ; . cette douleur revient coup sur coup, accompagnée d'une grande anxiélf^ ,. et dure jusqu'à ice que le. malade commence à cratcher beaucoup de Sialive qui coule abondamment , avec des nausées fréquentes et qvieJquefois avec vomissement. La quantité de la saliva est sou-^ vent d'une livre et demie en peu de temps ; elle ^t très-chaude ettrès-liil^ide. La douleur s'apaise quand ce liquide s'est écoulé , et le malade est tranquille, pendant un jour ou deux.

199. Vomissement spasmodique (i). On conçoit facilement qu41 ne doit .point s'agir ici du vomisse-» ment qui survient dans la plupart des lésions , soit in* flammatoires, soit organiques, de restomac ou deîs. viscères voisins. Beaucoup d'observations, décrites par Hoffmann sous le nom de vqmitus spasmodlcus sont évidemment symptoma tiques* Qu'exemple suivant, rapporté par Stakl , se rapproche davantage des ma^dies de «e genre ; il est désigné sous Ijb nom de vomendi conatus,' le sujet en est une demoiselle âgée. de y^ngt ans, d'un tempérament sanguin ^et lymphatique, ^*bituée à la bonne chèreet h une, vie sédtO) taire* Les menstrues ayant. mal coulé , peu de temps après , dé-, goût accompagna de malaise , cardialgie qui se prolongé , survient par attaque et augmente l'anxiété; horripilations y pâleur de la face , bouche remplie dé salive, douleur obtuse à la tête, qui afigmente de plus en plus ; frissonnement par le moindre mouvement ; la malade ne prend que quelques gouttes de bouillon;

(i) Stncntmie» Motus ventticuHconvuisiyus ^Uoff^ahv,, III. ^4

nuit inquSète , continuation de la céphalalgie et de la douleur à Fépigastre^ exacerbatîbn vers midi , surtout lorsque la malade essaie à manger : alors nausées qui continuent jusqu a ce qu'elle ait rendu du mucus visqueux par le vomissement ; continuation de ces eflForls, qui sont très-pénibles ; ^augmentation des symptômes de la veille , abattement et même crainte de lipothymie (alcooliques à l'intérieur et à F extérieur) ; calme léger , mais retour du vomissement par le moindre mouvetnent : pareil état le troisième jour. Il est trèsimportant de bien distinguer les diverses espèces de vomissemens , par rapport aux ca* d^empoisonnement qui sont du ressort des tribunaux- Une femme âgée dcf trente-sept ans et délicate^ vivant habituellement dans le grand monde ^ éprouve des dissensions domes^ tiques. Bientôt après, état de langueur , tristesse remarquable, abandon de la société ,' dégoût de la vie* Quelques années après y vomissement continuel et opi:* Diâtre de tout ce qu'elle prend, malgré les médicamens les plus variés , lequel se termine par la mort* A l'ouverture cadavérique, nulle altération organique de l'estomac ni des organes digestifs , si ce n'est que ' le pylore était un peu rétréci sans augmentation d'épaisseur. Une jeune personne âgée de dix-huit ans , d'abord bien menstruée , éprouve des chagrins violens : dès-lors , dordeurs continuelles dans l'estomac» tJn an après, vcHnissement habituel des alimens , d'abord suivi , pub précédé de hoquet ; bouche non amère , point de nausées ; déjections alvines rares , peu abondantes et très-dures, dépérissement, tris^ tesse j disparition des symptômes durant le cours de» «lenstruelr, mais réapparition aussitôt après; enfin.

NUVAOSES DE ^A DlOESTlOIi. 211

iupprçssîon totale de ce flux , augmentation successive de ces symptômes ; hoquet très-fatigant , accomj^agnë d'un trouble momentané de la vue; flatuosités trèsabondantes. On administre beaucoup de mèdicamens^ mais sans le moindre succès.

200. Le merycisme , ou ^apparence de rumination à laquelle certains bommes sont sujets , a aussi un caractère conyxkhiî {Merycologia sive de ruminantibus ; aut, CortràdPejèr). On trouve un autre exemple de cette sorte dans les écrits de Fabrice d'Aquapendcnte. M?^is la rumination appartient-elle toujours aux né-^ tVtÙèèH^^ elle est quelquefois , au contraire, TefFet d'une U)nformation particulière de l'estomac. Pazonius ayant eu occasion d'ouvrir \e cadavre d'un moine qui mou-* rut de consomption à la suite de la rumination, trouva l'estomac ainsi que l'œsophage formés d'une tunique musculeuse plus éjpaisse qu'on ne l'observe ordinairement. Fabrice d'Aquapendente ayant ouvert le cadavre d'un homme qui mangeait extraordinairement et avec avidité, et ruminait les alimens pendant long - ten^ps après les avoir pris, trouva l'estomac très -volumineux. On a inséré dans les Annales de la Société d^ Médecine-pratique de Montpellier (tom. IV) plusieurs observations de cette affection : l'une a pour sujet un jeune homme remarquable par un appétit vorace et qui mangeait beaucoup de viande ; après son repas il éprouvait une douleur, pénible dans la région épigastrique^ sans sentiment de froid et sans concentration du pouls ; bientôt après il avait des rapports suivis du retour dans la bouche d'une certaine quantité d'alimens qu'il mâchait fort tranquillefhent , et dont le £OÙt lui pajràissait quelquefois aigre et souvent doux

212 KÉVKOSBS DES FONCTIONS miTIUTlVKS.

comme lors de la première mastication : cette niml-' natioiTdiirait pendant près d'yme demi-heure , et se renouydlait à mesure que les renvois paraissaient. Le sujet de l'autre observation est un jeune homme (jui , ayant fait une chute sur l'épigastre , cracha du sang pendant cinq mois. Depuis cette époque ^ il vonûssait tout ce qu'il mangeait ; il avait les extrémités bien nourries , mais l'abdomen si aplati ^ que Ton touchait fa-' cilement la coloone vertébrale : la face élait maigre et triste, n prenait les alimens avec goût et les avalait pài-* ^iblement. Au bout de cinq à six minutes , il éprouvait quelques mouvemens dans l'estomac et une espéc<J ' de fatigue à la région épigastrique ; Inentot après paraissait une partie dç ces alimens à la bouche; il les mâchait .i;ne seconde fois sans éprouver de raj^ports bien marqués^ et les avalait ensuite. Cette rumination durait xin quart <l'hçure > après quoi ce jeune homme devenait pâle et triste. La dduleur qu'il éprouvait à l'épigastre le forÇiait à se coucher sur le ventre , et quelque t€fmps après il vomissait tout ce qu'il avait mangé ^ avec un goût aigre et rebutant. La douleur épigastrique était continuelle , et rien n'avait pu le soulager.^ Les excrémens étaient liquides : les alimens liquides étaient ceux qu'il rejetait le plus tôt ; le pain et la viande séjournaient plus long - temps dans l'estomac. Un jeune Suisse avait très-bon appétit et avalait même gloutonnement ; quelques instans après le repas les alimens lui revenaient à la bouche presque dissous, en forme de bouillie ou de pâte chymeuse : cette matière n'avait ni mauvais goût ni aigreur ; la saveur en était toute analogue à celle des alimens. Cette ascension des alimens de l'intérieur de l'estomac à la bouche se fai-

NEVROSES DE LA DIOESTIOÎt. :2ï5

^l sans difficulté et sans nulle incommodité pour lui ; il jouissait d'ailleurs d'une très-boiine santé , et ne se rappelait nullement le moment où il avait- commencç à être sujet à cette rumination.

20 1. U anorexie (i) est une névrose de l'estomac dont les exemples sont extrêmement miJtipliés ; Stabl en a tracé l'observation suivante. Une femme âgée de trente ans , d'un tempérament lymphatique et mélancolique , ne suivant aucune règle relativement à la nourriture et a l'air , est affectée > pendant deux jours, de nausées et de vomissemens j elle rejette beaucoup de matières visqueuses foncées en couleur (médical ment composé de substances astringentes et d'opium). Suppression du vomissement , mais nul retour de l'appétit , nul sentiment de la faim. Le peu d'alimens que la malade prend occasionne aussitôt un léger dégoût qui empécbe de prendre de nouveaux alimens ; décoloration et langueur générale. On doit trouver peu étonnant que Sennert rapporte plusieurs faits fabuleux dans un article particxdier de ses écrits (àcibo etpotu abstinentia) ; il vivait dans un siècle peu éclairé , et par conséquent disposé à croire au merveilleux : que doit-on penser de ce qu'il dit de certains hommes du nord de la Moscovie , qui étaient , suivant lui , saisis de froid vers la fin de novembre , passaient tout l'hiver sans boire ni manger comme les marmottes^ et se réchauffaient ensuite à la fin d'avril en reprenant leurs exercices ordinaires? Ceux qui désireront des exemples mieux choisis d'une abstinence

(i) SriroNFMiE, Anorexia, Sauvages, Link^us, Yoqrl,

CULLEN; SaOAB.

2l4 NEVïtOSES DM FONCTIONS NUTUltirES.

plus OU moins longue , pourront recourir à la grande Physiologie de HaUer, qui indique les auteors les j^lus dignes de confiance.

202. La dyspepsie (^i) y regardée comme une maladie , peul-elle être séparée de l'anorexie ? Cullen s'est servi de cette dénominatioh pour réunir presque toutes les névroses de l'estomac. Le mot ^ pris dans ^on accepti^în rigoureuse , inique une digestion lente et douloureuse. — Cette affection ^t d'ailleurs loin d'être toujours nerveuse , et dans beaucoup de cas elle est purement symploma tique : aïîssi ses causés sontelles extrêmement multipliées. Un homme s'étant , durant sa jeunesse; livré avec trop de passion à la miastûrbadon , eî étant affecté d'une dartre à la partie interne et supérieure de la cuisse elau périnée , était en oijtre sujet a une, transpiration acre habituelle: celle-ci se suppiûme ; dès-lors céphalalgie très-intense , accompagnée de vertiges , puis de bourdonnemens d'oreilles et de bruissemens insiipportablés , palpitations très-fortes, gonflement glanduleux sous la branche gauche de la miâchoire , gencives tuméfiées et saignantes , aphthes dans l'intérieur de la* bouche , diarrhée ; état de langueur , indifférence, tristesse , timidité , et tous les symptômes de l'hypochondrie ; mais surtout déjections pénibles.

203. La boulimie (2) , ou la faim canine , se trouve dans le même cas que les affections précédentes ; si elle est quelquefois nerveuse^ il est aussi des cas où

■ m ■ ■ I •. ..., r. i.i !.. . I I --I. , . ■ I , il I I I, I ' .

(i) Synontmie, Dyspepsia , Vogel, Cullbn. . (2) Syn0I9¥Mïie^ Bulunia\ Sauvaqes , LmcçiEus ^ CulIiEn, Saga^u^ Bulimus ,Yoi\EL,

KETROSiBS DE LA DI6E$TIÔrC. 2j5

elle paraît dépendre d'une conformation particulière de Festomac. On a des exemples variés de cette affec^ tion , et le professeur Percy en a réuni de très-curieux. Il est une boulimie à laquelle Sauvages donne4e nom de vohmti : le$ malades prennent deux ou trois fois plus d'alimens qu'à l'ordinaire : cela arrive aux femmes enceintes robustes, aux jeunes-gens qui font des exercices pénibles y aux chasseurs, aux soldats affamés» Rondelet fut long-temps tourmenté de celte maladie , à là^uite d'un usage trop abondant d'épiceries. Z>acutus Lusitanus et Scbenkius rapportant des observations d# boulimiQ vermineuse.

204. Le pica (1) n'est autre chose que la dépravation du goût , avec un désir plus ou moins grand de se nourrir de substances plus ou moins dégoûtantes» On a vu manger des- excrémens : telle était la fille dont parle Zacutus Lusitanus, qui souffrait extrêmement lorsqu'on lui refusait d'aller seule à la garderobe : on trouve un exemple de cette nature dans EttmuUer. Il est très-fréquent de voir des eafans languissons ià l'âge de trois à quatre ans, dévorer secrètement, pendant des mois et des années , le mortier des murs, semblables aux oiseaux qui aiment la poussière. La même observation peut se faire aus^ relativement aux filles avancées en 4ge , qui ne sont pas menstruéesouqui le sont mal, avec pâleur, inquiétude et plaisir pour la retraite ; les femmes enceinti^ sont souvent dans le même cas. Mais il ne faut pa^ con-^ fondre le pica maladif avec celui qui est le simple

JUalacîaj, Yoc^u

3l6 NÉVROSKS DES PONCTIONS NUTRITnnES.

résûltàfl d'une mauvaise éducation. Sauvages rapporte i'oBserVâtion d'un enfant gâté pav la mollesse , et triste, qui refusait de manger toute sorte dlalimens : tous ses vœux et ses désirs , tant de jour que de' nuit , ne tendaient qu'à se procurer le perroquet d'un de ses voisins. La mère de cet enfant, croyant que la vie de son fils dépendait de l'envie qu'il avait de manger cet oiseau, achelte le perroquet, le tue et le préâèbte tout rôti à son cher enfant : celui-ci se désole en disant qu'il ne voulait qu'entendre chanter le perroquet. Une femme avait envie de manger un peu de l'épaule d'un boulanger , et elle le desirait si fort , que son naàri fut contraint de prier le boulanger de periùettre à sa femmeNi^ lui mordre l'épaule pour la gâétïr d'une maladie qui ét^it incurable sans ce moyen. Oà trouve beaucoup d'exemples analogues dans Sennert. ,

!2!o5. Colique nerveuse (t). Tant dé circonstances peuvent déterminer la colique , que ce iïom, pris dans toute sa latitude , indique plutôt un symptôme appartenant à des maladies très-différentes : tels sont un embiârras intestinal , une inflammation , uii empoisonnement , "l'apias de matières stercoi'âles , la sécrétion augm^îtéé^de la bile", un squirre, 'le flux hémorrhoïdal , etc. On '^conçoit facilement que je n'imiterai point ew îôiélèt Sauvages , ; qui- en fait autant d'espèces difféirèrtieâ, et que je me bornerai à traiter de la colique s^iii^tHliqu^ ou nerveuse. Hoffmann donne l'observation Suivante comme un exemple de coliqiie spasmo- ■ . . ■ ■ ' ^ . î

(i) SriroNrMTE. Colica spasnwdica éiJlatulenta,VLovT^ IIAWN, Sauvages, CuLLBN^ etc. . ^

NEVROSES DE XÀ DIGESTION.^ 21J

dique et conVulsive, déterminée par un emportement de colère et de la terreur. Une femme de cinquante ans , de stature médiocre , et d'une constitution lâche ^ avait cessé d'être menstruée depuis deux ans : du reste, cUé était bien portante. Un jour^ elle a un emportement violent de colère ^ et aussitôt après elle est affectée d'une terreur panique et d'un tremblement de tout le corps en apprenant un malheur qui venait de lui arriver : la nuit suivante , inquiétude ; le lendemain , sentiment de froid dans les lombes , et douleur tensive si forte dans la même région , qu'elle ne peut que difficilement rester dans une position droite; bientôt après horror et refroidissement, surtout des parties externes , colique, borborygmes, anxiété trèsgrande à l'épigastre ; elle crut que l'épine dorsale était luxée. Le troisième jour, inquiétude pendant toute la nuit, cardialgie, anxiété, difficulté extrême de respirer , vains efforts pour vomir , pouls fréquent et dur , froid des pieds , constipation, besoin fréquent d'uriner , mais urine peu abondante , douleurs lancinantes dans le dos (lai>emens, saignée du pied) ; dimiiiiution très-grande dé la cardialgie , des douleurs générales et du vomissement; mais continuation de la douleur tensive dans l'hypochondre droit , et de l'enflure de Fabdomen {la\^emen$ carmiriatifs et émolrliens , fomentations analogues sur V abdomen ; à r intérieur , huile d'amandes douces, éther y aroma^ tiques variés , etc. ) ; déjection alvine ; du reste même état; alternativement enflure de l'abdomeu avec xme douleur tensive telle que la moindre pression, était douloureuse; ou .rétraction très-grande de l'ombilic et resserrement spâsmodique de l'abdomen ; excrétion

2l8 NÉVROSES DES FONCTIONS NUTRITIVES.'

de l'urine toujours difficile , douleur au dos et à Fhy-' pochondre . droit. Le septième jour (alcool de po-^ tasse féiker sulfurique y etc.)j sueur abondante qui dure pendant toute la nuit^ et force à changer plusieurs fois de linge ; soulagement très-grand ; retour de l'appétit et du sommeil , mais continuation de la douleur du dos ; excrétion facile de Furine , nul sédi«^ ment (purgatif) ; déjections alvines libres , et retour à la santé.

206. Un homme (observation de Hoffmann) fort, robuste et replet , âgé tl'environ trente ans , s'enivre avec de la bière , entre en dispute avec des amis , retourne chez lui pendant.un temps brumeux , et mange du porc gras avec beaucoup de pain : ausdtôt après colique et diarrhée; ceHe-ci se supprime, vu que le malade allait à la selle en plein air ; de là , douleur très-forte dans tout l'abdomen , les lotnbes , les hypochondres ; constipation, froid des membres , anxiété , inquiétude , sentiment de contraction à i'épigastré (^6coctmn d'asfoine dans laquelle on Jait injuser de la camomiUe et desjleurs de sureau; sulfate demag-nésie y nitrate de potasse ^ huile d'olis^es ^ lavemens émoUiens; à Vintérieur, carminatifs et anodins, puis plusieurs bains d'eau douce); guérison..

- 1207. Colique de plomb (i). Cette maladie était inconnue aux Anciens : Citois , médecin de Louis XIII , en a donné une description exacte ( Diatriba denovo et populari apud Pictones dolore colico ). Dehaën ,

(i) SrifoirrMJE, Rachialgia , Asti^vc^ Sauvages ^ Sagah j Colique de plomb; Colique du Poitou ^ Colique des peinlres^^ Colique «âiurnine. ,

KivKOSES DE LA DIOÏSTION. 3ig

qui avait publié en 174^ une Dissertation sur cette colique , en a beaucoup mieux approfondi la nature ; dans son ouvrage de clinique ( Ratio medendi , t. V ). . Uh autre observateur très^^xact , Huxham , Ta décmé^ns ses Epidémies ( de Morbo colîco dammoniorUm J , « il «t entré dans le détail de toutes les circonstances locales qui ont^yi ^cmMXJHuii' a la pro-duire. Tronchin a écrit sur cette colique , et on connaît la critique amère qui a été faite de sa Dissertation par un médecin dé Paris , année 1758 , crilîque qui annonce bien plus l'intention directe de contredire que celle d'éclaircir l'objet particulier de la discussion. Stoll a fait de nouvelles recherches sur la colique de plomb {Colica satumina ) , et il a nonseulement mieux décrit la variété de ses symptômes^ mais encore analysé et simplifié les principes du traitement , qu'il réduit à Fusage alternatif des doux laxatifs et des narcotiques. Luzuriaga , médecin de Madrid (2) , a surtout développé avec soin l'action particulière de ce métal et de ses préparations sur l'influence nerveuse et les fibres musculaires ^ et il rend ainsi raison de l'abattement , de l'atonie , et de l'état de langueur qu'on éprouve dès l'invasion même de la maladicà, Une Dissertation sur cette même maladie a été soutenue *à l'Ecole de Médecine par M. Mérat : je vais extraire quelques observations d^

(i) Dissertatio medica sobre el colico de Madrid , inserta en las Memorias de la real academia medica de Madrid ^por el.docior don Ignacio-Maria Ruiz de Luzuriaga, socio de la reaies ^ociedades de medecina è hisloria natural de Edimburgo , elc. Madrid; 1796.

a20 NÉyROSES DES PONCTIONS NXITRITIVKS.

cet ouvrage réimprimé en 1812(1). Un homme de trenle^inq ans , potier de terre depuis douze aiis , d'une bonne constitution , avait déjà eu six fois la colique de plomb en. quatre années. Depuis huit jours , malaise , inappétence , constipation ^ et déjections alvine^ mêlées avec un peu de sang. Le malade s'étant refroidi , ressentit de fortes coliques et ' vomit abondamment» La nuit du deuxième jour, coliques violentes ; le troisième jour , entrée à la Charité ; le quatrième jour , soif, point de fièvre; parois de 'l'abdomen rétractées et inullement douloureuses au toucher , eoi^stipation , urine naturelle j point d'appétit. On commença le traitement le septième jour : peu de coliques le huitième ; appétit commençant le neuvième ; disparition complète des coliques le onzième ( continuation du traitement ) : guérison complète le vingt-deuxième jour. L'observation suivante offre un exemple de colique de plomb chronique. Un homme de trertte-un ans , d'une constitution assez robuste , faïencier deptiis trois ans et huit mois, est à sa première colique métallique : jusque là il s'était très-bien porté. Huit mois avant il com- ;mença à ressentir les atteintes de sa colique : douleurs d'abord sourdes , deux à trois vomissemens par jour. L'excès des douleurs le força de s'aliter pendant trois mois : il commença à travailler ensuite pendant un mois et demi ; mais il fut de nouveau forcé de garder le lit pendant deux mois ; au bout de

(i) Traité de la Colique métallique j ptr Mérat de Vaumar-f toise. Paris, .

llî«VllOS-*:S t)* LÀ DIGESTION/ :i2h

te temps il travaOla pendant cin^ semaines , quoique avec beaucoup de peine. Ventre rétracté , rots , flatuosités , constipation , fortes coliques , vomissement de matières vertes et amères , douleurs dans les membres , surtout vers les articulations. L'augmentatioa successive de ces symptômes le força à entrer à Fhdpital de la Charité le i6 avril i8o3. Les deux jour^ suivans ^ boissons délayantes. Le troisièilie jour de l'entrée ( eau de casse ai^ec le tartrate dépotasse antimchnié y tisane sudorifique^tas^ement anodin, thériaque , cinq bouillons ) , abdomen un peu enfoncé , pouls dur et plutôt rare que fréquent, écoulement libre de l'urine y quatre selles , pôînt de vomissement , nuit tranquille* Le quatrième jour ( tisane sudoîifique purgative y laidement purgatif y lasfément anodin^ thé" riaque , deux Soupes^ trois bouittbns ) , quelques co* liques sourdes, <îinq selles, sommeil. Le cinquième Y^ut {purgatif des peintres ^ lavement anodin , thé^ riaque ) , d^'ectioïis alvines fréquentes > diminution des symptômes. Le sixième jour ( tisane sudorifique laxatwe, lavement anodin , thériaque ) y deux sellgs , plus ■ de coliques ; continuation du mieux être ; le malade^ se lève ; sommeil tranquille. Le septième jour ( mêmes médicamens ) , coliques continues , moiiis fdrtes, face un peu moins jaune, pouls moins dur ; deux selles. Le huitième jour ( purgatif des peintres, lavement anodin, thériaque^, coliques rares; déjections abondantes , nuit bonne. Le neuvième jour , mieux être. Le dixième jour , quelques coliques sourdes. Le onâème jour ( purgatif) , sept à huit selles, disparition de toutes les coliques. Le treizième jour , guérison complète. .

323 KEYROSES DES FOHCnOVS NUTHITIVES.

3o8. Iléus nerveux ( i )• Les anciens donnaient \c nom S iléus à toutes les douleurs des intestins ; mats on a maintenant mieux précisé son acception , et on' désigne sous Ce nom le vomissement aconnpagné d'une constipation opiniâtre. Mais la réunion de ces deux symptômes peut appartenir à des maladies très-différentes, teUes quç l'inflammation , Félranglement herniaire , les vers , l'endurcissement des ma*- ' tiéres fécales , un amas de fruits ou autres corps arrêtés dans le cours du canal intestinal , le s^juirre des intestins , une tumeur des parties voisines , qui corn-prime ces dernières;^ enfin le vomissement et le spasme des intestins. On conçoit que je ne dois traiter ici que de Yiléus nerveux : on en trouve un exemple dans Sennert ; Barthez en rapporte aussi deux observations dans lui mémoire inséré parmi ceux de la «Société médicale d'Ëmulation, sous le nom de coUque iliaque nerveuse. Un homme était attaqué d'une inflammation lente du pharynx qui subsistait depuis quelques mois , et dont les suites avûent affecté toute sa constitution, au point qu'il était tombé dans un état de dépérissement qui allait en croissant d'une manière sensible ; quelque temps après , douleurs dans l'estomac et les intestins de jJus en plus fortes. Chaque jour , environ quatre heures après le dîner , spasme douloureux dans la région, épigastrique , qui gênait la respiration , et qui était ^ le précurseur d'un vomissement dont les effets étaient vicdaument convulsifs. Ce vomissement n'avait en—

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(i) SrjfOirrMrE^ Dolor^ et spasmu» iliacus , Hopfmakk ; lUus spasmodiciis j Sauvages.

NEVnOlSXS DE lA DIGESTION. 225

traîné d'abord que des restes d'alîmens mal digérés 5 mais un jour il chassa une grande quantité de matières liquides que le malade rendit sans y sentir aucun goût amer ni autres , et qui était d*une couleur verte foncée , absolument analogue à k décoction de feuilles et de fleurs de. mauve qu'il avait prise en lavement une demi-heure auparavant. Le même phé^ nomèile se répéta encore à la suite de deux ou trois autres lavemens semblables , qui furent administrés, peu de temps après (sangsues à tonus ^ vésicatoires sur répigastre^ camphre , assa-fœtida et niire ). Le lendemain^ diminution des douleurs, hoquets momentanés, mais fréquens. Le troisième jour, diminution encore plus grande des douleurs, cessation du vomissement.

§ II. Description générale des Névroses de la digestion.

Spasme de FOEsophage.

209. Prédispositions et causes occasionnelles. Tel» «ont une constitution délicate et. nerveuse, l'usage de boissons froidejs , surtout après un emportement de co-» 1ère, un dégoût extrême, une imagination fortement frappée , une irritation étrangère portée dans Fœsophage , dans l'estomac ou les intestins. '

210. Symptômes. La déglutition est difficile , dou-r loureuse, même impossible, si le spasme afiecte le jJiarynx. Lorsqu'il a lieu dans l'œsophage, la d^lutition est assez aisée ; mais le bol alimentaire est arrêté dans la partie moyenne ou inférieure de ce conduit , aveci douleur entre les épaules, et quelquefois vomissemens*

334 NÉVROSES DBS PONCTIOIVS îrUTMTIVM. Cardialgie,

311. l^es prédispositions et causes occasionnelles les plus ordinaires sont l'affaiblissement par un allaite^ jneot prolongé, etc. , les poisons , un émétique trop violent ou un purgatif drastique (i), des ♦affections vives de Fâme, les anomalies de révacuation sexuelle, la suppression du flux hëmorrhoïdal, la dysenterie, la présence de vçrs dans le conduit alimmitaire, la rentrée d'un exanthème , la su[^essi(»i de la goutte.

313. Les sjmptômes sont un sentiment d'anxiété et un resserrement douloureux dans l'épigastre , avec un sentiment de défaillance. La gasprodjrnie en difiÇère en ce qu'il n'y a point de menaces de lipothjrnoEie.

Pjrosis»

31 3. Prédispositions et causes occasionnelles. La pyrosis est quelquefois occasionnée , surtout chez 1^ habitans du Nord , par l'usage de viandes salées et desséchées à la fumée , par celui de corps Sucrés et autres fermentescibles ; ses causes sont d'ailleurs fréquem-

(i) L'action nerveuse de Testomac est sans doute un des premiers mobiles de Féconomie animale. Van-Helmont, à travers toutes les incorrections d'un style figuré et d'une foule de termes abstraits pris pour des réalités, fait jouer le plus grand rôle à ce qu'il appelle son archée ( Morbçrum sedes in anima sensitivâ) : or, le siège de cet archée est, suivant lui , daûs l'estomac. Un observateur bien plus exact et plus digne de §ervir de guide, Wepfer, dans son excellent Traité de Cicutâaqua- Ueâ, failles remarques . les plus judicieuses sur l'action nerveuse de Teâtomac , qu'il a pour ainsi dire personnifiée , en la regardant comme un surveillant actif de tout le système nerveux : Prœses sysUmatis nervosi.

KEVROSBS ÛE LA VlOlRStlé^é 325

ment inconnues : elle est aussi souvent purement symptomatique.

21 4- Sfmptômes. On éprouve une sensation de chaleur ardente dans Festomac, laquelle se propage le long de l'œsophage jusqu'à la gorge et jusque dans l'intérieur de la bouche , et est suivie de l'e^puition d'un liquide limpide souvent trés^-acide,

f^omissement spasmodique.

!2i5. Prédispositions et causes occasionnelles. Le vomissement nerveux ou spasmodique est occasionné par la présence de matières étrangères dans l'estomac ou le duodénum , ou dans une partie quelconque du tube intestinal , la présence d'un calcul dans un des uretères , la tristesse , une chute sur la tête , la métastase d'une affection cutanée, l'éruption de la variole , l'état de grossesse , etc.

21 6. Sjmptômes. Il est quelquefois précédé d'une douleur, vive à l'épigastre , d'anxiétés , de hoquet , de secousses du diaphragme ; surviennent ensuite les con-

* tractions de l'estomac par lesquelles les matières qu'il contient sont poussées vers l'œsophage.

Dyspepsie*

217. Prédispositions et causes occasionnelles, hà clyspepsie est souvent occ?isionnée par un état de débilité de l'estomac, des flatuosité^ , l'excès des alimens , la leucorrhée , la suppression d'évacuations habituelles, l'excès dans les plaisirs de l'amour.

^18. Symptômes. La digestion est lente, souvent pénible, et quelquefois même douloureuse r elle at alorsaccompagnée de lésioaslocales et générales Variées.

228 NÉVROSES DES FONCTlOrCS NUTRITIVES.

diminuent progressivement à l'aide d'un traitement méthodique ; ils disparaissent du septième au huitième jour, et sont quelquefois suivis d'un état d'amaigrisse^ ment et de fièvre lente, /^cy^ez l'ouvrage déjà cité du docteur Mérat.

^ Iléus neiveux.

227, Les prédispositions et causes occasionnelles les plus fréquentes sont , la présence de vers et de corps étrangers dans le conduit inteafinal, l'étranglement d'un ' intestin , l'endurcissement des matières contenues dans le tuhe alimentaire , la compression de ce conduit , des sauts, des chutes sur l'abdomen durant la digestion , des affections morales vives , la suppres^ sion de différentes évacuations ou de maladies cutanées.

228. Symptômes. U iléus est caractérisé par des vomissemens réitérés des matières contenues dans l'estomac et dans les intestins , avec constipation opiniâtre ,. anxiété et douleur vive autour de l'ombilic ou dans le trajet du colon.

§ m. Traitement des Nécroses de la digestion.

229* Sous quelque forme que se présentent ces n^ Vroses , il convient surtout de diriger le traitement sur leurs causes occasionnelles; on modifie ensuite l'emploi de ces moyens selon l'espèce plus particulière de chacune d'elles. Dans le spasme de l'œsophage y on est souvent obligé d'appliquer les moyens sédatifs à l'extérieur, ou de les administrer enlavemens , surtout lorsque la déglutition est entièrement suspendue : un vésicatoire sur le devant du cou a souvent été utile.

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