MÈVROSES GÉNITALES DE LA FEMME
§ l". Considérations génércdeSé
^S8. Les névroses génitales de la femme sont aussi multipliées que celles de l'homme , et la stérilité peut quelquefois tenir à des causes analogues à celles que j'ai indiquées en parlant de l'anàphrodisie ; maiÀ il est très-rare qu'elle soit éminemment nerveuse, «t telle est la raison pour laquelle je n'en faià point mention ici.
289, La nymphomanie ou \a^ fureur utérine {i) est pour la femme ce que le satyriase est pour rhomme. Schurlgius en rapporte des exemples frap-^ pans dans un ouvrage déjà cité. Une jeune femipe mariée depuis peu , et d'un caractère gai et porté au plaisir, avait été unie à un homme faible , et qui éprouva bientôt après un état de langueur ; elle tombe dans la tristesse , et enfin dans une fureur utérine des plus marquées. Elle est souvent très-agitée , et appelle à grands cris son mari, sa sœur, ses proches ; quelquefois même elle entre en fureur , et peut à peine être retenue par six hommes des plus ro-
{i) Synonymie, Nymphomania y Sauvages, Vogel, Cul- LEN, Sagar5 MetrQmarda, Astruc^ Furor uttrinus , Tœnia, LiNNiEUs 3 Melancholia uterina , Nentbr.