‹ Nosographie philosophique, ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 4)Chapitre 4 sur 67 · DES NÉVROSES · texte numérisé non relu

DES NÉVROSES

de Fenfimce; mais les convulsions , et qvielquefois le tétanos, tiennent à une n^otilité primitive, ou excitée secondairement par des causes physiques ou morales \ dont on- ne. peut plus détruire l'influence. C'est le plus souvent tin renversement tôtd des lois de la nature , ou plutôt un oubli des règles fondamentales de la morale^ ^i multiplie à Finlîni les affection» spasmodiques; et peut-être que cette excessive multiplication est la suite de la décadente des états, et Fàvant^coureur de leur chute; Ce n'est guère qufe flans 1» der* nière moitié du siècle dérnièt? qu'on ai le pJus- ifré-^ quettïmem observé ce qu'on appelle maaxiie nerfs y "Vapeurs^ mélancolie nen^euse ^ et qu'<yft : a' *tti «ne foule d'auteurs, comme Hunaiilt, Raulin , 'ÇAEûme , Lorry, Whytte , Réveillon , etc. , décrire ces affections et les développemens ' dont elles sont sùsoéptibles;

/6. L'histoire des itial^dies herveùàés,' <î'èst4i-diré des aberrations que peut é^ouver Finflùencè d^ lïerfs sans offrir eh -même temps lès^symptômes^^ des' fièvres primitives ou dés phlçgmasies, demande sans doute les connaissances préliminaires les plus 'exactes sur les principes du sentiment et du mouvemeht , fondées sur leà expériences sans nombre faites par les* physiologistes moderne^ , et dans dés ' derniers temps par Bichat ( I ) , sur la di^iniaion de la Vie animale et de la Vie

(ï) On peut voir sur ce sujet ses^ Rech^pthes physiologiques sur la Vie et la Mort j ei son Anatomie générale,

( Nous publierons incessamment une nouvelle édition de ces deux ouvrages, augmentée d'une notice historique et dé notes par MM. Pincl, Beclard et Laennec, A Paris^ chez Gabon et J. A. Brosson. Not/e de fEditmrs )

tff GENERAL. j

organique^ ainsi que sur les phénomènes qui semblent dans certains cas se refuser à cette distinction ; mais que d'obscurités, que d'exceptions, quand on veut s'élever à des assertions générales ! Oïl se consolerait encore si ces obscurités ne tombaient que sur des vues hypothétiques, sur des explications de l'action des nerfs , sur la déternaination dn sénsorium œmm^ne , le ^ége d}^ principe intellectuel, l'admission d'un être imermé^ diaire entre ce dernier et notre corps , etc, f car on sait la destinée éternelle déboutes les hypotlièsesen matière de sciences , et leur versatilité. Ce qu'il y a de pénible, c'est la v^iriété,' et quelquefois même l'opposition qui règne entre les résultats de l'observation et de l'expérience des hommes les plps habiles et les plus, dignes de confiance. Il faut donc pardonner à la médecine les lacunes qu'elle n'a pu encore remplir dans la doctrine des névroses, et s'attacher à la partie la plus solide et la moins sujette à des variations, je veux dire , à une description exacte des pbéncmiènes des maladies, et aux inductions générales qu'on peut tirer des faits nombreux et habilement rapprochés.

y. Les névroses s'annoncent, soit par des désordres des fonctions de l'entendement et de la contraction musculaire, soit par des concentrations locales, des diminutions ou une abolition du sentiment et du mouvement dans certaines parties , soit enfin par une sorte de stupeur générale avec des lésions plus ou moins marquées de la respiration et du mouvement du cœur et des artères. Leurs phénomènes peuvent avoir lieu dans les sens, l'entendement et les fonctions cérébrales, la voix, la locomotion, la digestion, la respiration^ la circulation, les sécrétions, la génération;

Page 1