Prédispositions et causes occasionnelles, hês
«crophules surviennent ordinairement tiçpuis Fâge Ae
e.^rois,ans jusqu'à sept ; cependant elles^se manîfestebt
aussi plus tard : on les a mémç vues pai^ttre àlun âge
-Irès-avancé. Elles attaquent plus partieulièrement tes
personnes d'un tempérament lymphatique ^ celles qui
Jiabitent des lieux humideS', qui sont mal nourries'^
qui i^ènent une vie indolente , ou q^i se livrent »des
affections moralés.tristes. Cette Inaladiè est héréditaire!;
elle , peut épai^er la première génération, et ne, ife
manifester qu'à la ^conde : rien ne prouve qu^elkî sdît
contagieuse. *
5fto. Symptômes. Les sign^^xtérieurs d'util isorte de constitiition écrouelleuse jdès Tenfiancè sont le gonflement de la lèvre supérieure , des gerçures quelquesfois avec un écoulement jaupâtre , le nete rouge et ^oi^ lôureûx, la chassie des yeux ou ha suiiittstnent déisi. oreilles , le cerveâu.plus vcduminemr; un âk* ^ n0ft- <:halance, de la gaîté:^ des reparties spirituelles /la blandieur de la peauVDans R première période ^ Fim--
58o LESIONS OnaANIQtTES CENIÉRÀLESJ
preâîon du yice scrophuleùx a lieu sur les glandes lymphatiques , le plus souvent sur celles du cou , des
angles de la mâchoire^ de la base de l'occiput Ces
humeurs plus bu moins irrégulîères sont dures et indolentes ^ sans èhangement de couleur à la peau ; elles Bcmt quelquefois stationnaires^ un ou deux ans; d'autres fois ces glasdes s'affectent plus promptement ^ et il eu •i^&ulte une soi^ de mouvement intestin ou d'orgasme ; le pouls est plàs fréquent ^ et la chaleur augmente à la peau ; il y a constipation , diminution de l'urine : cette révolution est passagère , et Tatonie succède bientôt. Deuxième période. Les tumeurs grossissent peu à peu .éans devenir plus, molles ; la couleur de la peau qui les ' recouvre s'aliere et devient successivement bleuâtre et id'un rouge plus ou moins marqué. Les glandes^ sans avenir doiiloi^rcuses , s'amollissent par degrés et of- . firent au tact u» sentiment de fluctuation Elles suppurent , et fo\irnissent un écoulement de matière puri- /orme délayée avec quelques concrétions blanchâtres j«pat*ses. . . . Les plaies dégénèrent en ulcères qui durent ipliis ou moins long-^temps y ou qui se renouvellent 8^ès s'être cicatrisés ; ou bien il se forme des ulcères nouveaux danSv le voisinage. Cette alternative ou cette succession de tumeurs ou d'ulcérations a une .durée plus 'OU moins longue^ suivant les circonstances. Le vice scrophuleux pout aussi se porter aux glandes sousclavières» sous-soapulaires^ axillaires^ etc., et produire des effets analogues. Troisième période. Si ce vice attaque le pomnon , il peut produire la phthisie; s'il se porte aux glandes du miésentère , il peut donner lieu aucari^u: dans ces deux x;as', le malade passe par tous les degrés du marasme et de la fièvre hectiqu*
«6CK0PHVLKS» SJ5f
«Tant de succomber Le vice scrophuleux peut s'associer au mal vénérien , au rachitis^ au scorbut^ et offrir alors des symptômes variés.
§ m. Traitement des Scrophules.
58 1. On retire de grands avantages des toniques^ dans la première et la seconde période de la maladie^, comme de l'oxyde de fer combiné avec le muriate d'ammoniaque^ oul)ien avec le carbonate de potasse^ ayec les amers , comme dans l'élixir anti-scrophuleux de Peyrilhe, ou bien le quinquina avec la noix muscade , suivant la prescription de Fotliergill. Des expériences répétées ont prouvé l'efficacité d'une forte décoction de houblon. L'usage de l'eau de mer a aussi une utilité non contestée, ainsi que le muriate calcaire , conàme Fourcroy l'a expérimenté. Il faut seconder l'effet des médicamens por tous les moyens que l'hygiène peut suggérer, comme une habitation salubre, ou même le changement de dimat , les frictions sèches, l'insolation, etc. On a essayé en Angleterre l'inhalation du gaz oxygène , à la dose d'environ quatre pintes, mêlé avec autant d'air atmosphérique : le succès^a été assez marqué ; mais comme le malade a fait en même temps usage du quinquina , l'observa-* lion est peu concluante.
582. Il serait superflu de redonner ici unenouvello existence aux prétendus fondaîns de la lymj^e , et de rappeler les Êimeuses pilules de Lallouette , dont on a tant exalte les vertus ^ comme contenant dans leurs ingrédiens la teinture d'or, le plus parfait des métaux. Je ne parlerai ps nou plus des recettes compliquées
383 LESIONS ORGANIQUES cfNERALCS.
de Paure , de Dehaën, de Grateloup , de Marescliat de Rougères, de Janin , de Fabre , ou autres compositions pharmaceutiques y mises en vo^e par Fempirisme , et quelquefois utiles pour un observateur sage et éclairé. Mais Tatt^ition publique a étéfixée depuis quelque temps sur les propriétés médicales du mu* riate de baryte, par des écrits publiés en Allemagne, en Angleterre , en France ; et les expériences qu'on a faites Tiennent àFappui de celles du docteur Crawfort, insérées peu avant dans le Recueil périodique de ^ Société de Médecine de Paris. Cependant on doit avouer que les observations faites jusqu'à ce jour sur l'efficacité de ce remède dans les scrophules sont encore insuffisantes, et qu'il est prudent de suspendre son jugement. J'ai entrepris moi-même des essais de ce genre , dans l'hospice de la Salpetrière , sur trois enfans attaqués de scrophules de la manière suivant^. L'un était âgé de neuf ans , et il avait des tumeurs dures et indolentes à la base de l'occiput , et des tumeurs ulcérées aux angles de la mâchoire. Le deuxième, âge de cinq ans , avait un ulcère au ti«rs supérieur et externe de la cuisse gauche , tuméfaction de trois fois la grosseur naturelle dû gros orteil droit avec carie ulcérée , tumeur indolente a l'angle droit de la mâchoire. Le troisième, âgé aussi de cinq ans, portait des tumeurs ulcérées et cicatrisées en diverses parties du corps , surtout au cou ; les secondes et troisièmes phalanges du doigt indicateur et du grand doigt de la main gauche , avaient acquis une gro&eur monstrueuse , et offraient une tuméfaction qui excédait aa moins quatre fois le volume naturel , avec carie ulcérée. Ces trois enfans furent soumis à un traitement
SCKOFHULES. 583
uniforme Iç 5o novembre 1797- D'abord léger pur-* gatif ^ puis le muriate de baryte, administré à la dose d un grain sur deux onces d'eau distillée , ce qui fut répété tous les trois jours pour ckacuQ de ces jeunes* malades. Premier enfant. Augmentation de la suppuration des ulcères durant la première quinzaine de Fusage du remède. Le 20 jani^ier 1798, diminution des différentes tumeurs, commencement de la cicatrisation des ulcères. Le 19 février, ulcères cicatrisés depuis plusieurs jours , tumeurs beaucoup diminuées. Interruption de la barjtè pendant un mois et demi que l'enfant fut soumis au tr;«itement de la gale dans une autre salle. A son retour, le 9 avril, ulcères rouverts , tumeurs augmentées. Le 4 ^^î » cicatrisation des ulcères , tumeurs beaucoup diminuées. Le :2omai, plus de tumeurs à la base de l'occiput. Le 28 mai , l'ulcération des tumeurs aux angles de la mâchoire était entièrement guérie. Deuxième enfant. Superpurgation lors de la première prise du remède , suppuration plus abondante durant les vingt premiers jours. Vers le 20 avril, diminution de la tumeur et de la suppuration. Le 28 mai , peu de suppuration , tumeur diminuée d'un tiers ; la glande de l'angle de la mâchoire ulcérée depuis un mois. Troisième enfant. Superpurgation à la première prise , suppuration plus abondante jusqu'au 9 janvier. Le 19 février, la plaie du grand doigt presque fermée , sa tumeur diminuée ; peu de changement au doigt indicateur. Le 4 avril, plaie du doigt du milieu cicatrisée , et son volume seulement un peu plus grand qu'il ne doit l'être dans^l'état naturel ; diminution de la tumeur et de la suppuration du doigt indicateur. Le 29 avril ,
384 LÉSIONS ORGANIQUES CJÉlVERALE^Î.
cicatrisation de ce doigt. Le 28 mai , ie doigt 3 il milieu revenu à son état naturel , mais Tmdicateur coi^rvant presque le double de son Yolume ordinaire. On ne peut méconnaître r<^cacité du muriàte de ÏMiryte dans ces trois observations; mais on voit avec^ quelle lenteur il agit , et combien ^ dans ce traitement , comme , en général , dans celui de toutes les mdadies chroniques^ il faWl^ savoir prendre son temps, et laisser la nature développer lentement ses ressotirces salutaires.
585. On peut lire le résultat de certaines expériences ultérieures qui ont été feites sur le muriate de baryte , dans une Dissertation qui à été soumise à une discussion publique {Essai sur les tumeurs scrcH phuhuses, par Hébréard, Paris, ^802 ). Ce médecin rappelle diflGérens, autres médicamens qui ont été mis en usage contre la même maladie , comme les eaux minérales de Bonnes et' de Barèges , administrées seules ou jointes aux frictions mercurielles , l'élixir antiscrophuleux de Peyrilhe , les ferrugineux , le mélange de -noix muscade, de quinquina et de teinture de gaïac, suivant la méthode de Fothergill , l'extrait de digitale (digitedis purpurea^ L. ) , les décoctions de saponaire en boisson (sàponària officinaUs^ L«) ^ ^® douce-amère ( ^o/anwm dulcamaraj L- ) , l'infusion de fleurs dV^nica ( arnica montana^ L. ) , etc. Mais conune les scrophules peuVeaat être compliquées avec diverses maladies, telles <jue la. teigne , la gale , le ^corbut, les dartres, la syphilis, etc., on imagine «ans peine que le traitement doit être modifié d'après le caractère de la maladie qui vient s'y joindre. La littarche lente et peu animée d'un ulcère scrophuleux
a fait sentir Futilité de l'application de certains stimulans, et c'est dajqîs cette vïiè ^e>,**eil^ Angleterre, on a étë porté à employer, comme topique , les feuilles de la petite o&eiAt' (oû^aU^-àeéibsilia}!^.) , et j'ai eu occasion, il,y ft (jHelques mois, 4e renoi^velep. les épreuves sui\dëùx' ejrxfans' scrojphiileux.^L^un de cçs 'deux erifari^ avait eu une tumeur de la erosseuç d'un <rféùf à cêié' aç la mamelle g^ucïie, et se rllrigeant vers iaisseJle ; après avoir etequelqi^e temps iiidoleniç* yie s'étaijepflainmpp et avait pas$e à la sujîpuratîpï*
ïl y avait presque point de roueeur r c est dans ces i^w- ^constances qije, po,ur stimulçr ces^ parties et. amener une pi-ompte cicatrisation , îé 'fis appliquer de l!osciIl<^
inêiné avec éruption de boutohà j leroiilément séreux
prit t)eU a peu delà consistance^^ les cpa^rs vives.se
• ..L u^' • *• •' -: ^ ^' ■* '■Aiïi\tid:.A4'.i, •• > ., ',•.•■ * raj^procherent , et datis unç quinzame de jours j obtins
ïa' cicatrice. ;M. jïadelot, à J'hôpitat des Enfans ma4
làdes , fait uii iisagè judicieu?c*4e^.hydr6-sulfurps en
lit^issoii, en bains et en douchés , qu'il combiné*
îôrsijull les adi?iinistre à l'intérieur , avec les amers j^
lés toniques, et surtout avec une forte décoction dé
lioublon : ce traitement ; réussît . depuis . plùsieiirs
année»»
lu.
386 LESIONS ÔRGAIflQÙKS C£imUL£S.
*; JI A.€ N. IT IS {l).
» §P'. Considérations géi^0le$.
384. Cette maladie , envisagée sous le rapport simple d'un ramollissement et de la dcfûrmatlon des os par une déviation ou un défaut de ^créiion du pbosphate calcaire, devait'sans doute trouver ailleurs sa pl.ac^ dans l'ordre nosplogique ; mais une suite nombreuse fcTdbservations publiées, par M, Portai , indique que le racbïtls n'est point le plus ordinairenieni une maladie primitive^ mais seuleiiient une affection symptomatîtjue de quelques-unes des maladies qui viennent ^'être exposées , côminé des scropbides , de la syphilis, du scoibui , etc^' Cést.de la courbure de Tépinç que ïe rnchihs a pris ^on nom, comme si ceux qui Font droite , et qui ont les extrémités, torses et les apophyses gonflées, le sternum ployé , les cotes j^ouées , n'étaient pas rachitiques. Deja p^ut-étre la nécessité de donner une dénomination plus exacte et plus étendue à ces affections de la substance des os , de les, comprendre , par exemple , souç le nom d^ostéomaiac^^. On sait que Glissôn en a le premier donné une description exacte vers. le milieu du siècle dernier, en se bqrnant ^ considérer cette nyladie dans Tenfance. Il nV a guèrç i^û'uh. enthousiasme aveugle pour rantiquité qui puisse faire remonter cette découverte jusqu'aux premiers temps de la médecine. CuUen embrasse cette opinion ;
(i) Stnoitymie. Rachitis , Sauvages ; Linn-«iis, Vogel, CwLLBN', Sagar , BoET\HAAVE, HoFFMAKN j Racliitisme, M. Portai^ Ostëomalacie , Duncan, etc.
RACHi'i^is. 38^
maisest-*il aussi heureux dans le choix de ses preuves qu'il est prompt à l'adopter? On voit Boerliaàve et d'autres auteurs* attribue^ une grande influence aux causes occasionnelles du rachitis : Cullèn s'gihaclie à nier cette influence ; maïs il est un moyen simple d'éviter la vacillation d'ôpîriioiis (jui peut résulter de ces contrariétés ; <5'est de rapprocher un grand nonjbre de faits particuliers, âùtanïtjùè peut lé permettre l'état actuel de nos eonnitissaiicës , et alors oii sera de Varis de Boerhaave : <yn ^ gài^dfera cependant d'adop-' ter son-epreursuï<^le$ substtfncessuerées. On pourrait citer ici plusieurs faits "sur l'usage salutaire.de ces sahsùnces (Traité' dé h Canne à sucre y par Duthrône). : :. îm - :.. ;^ .
- 385, Les cas dé rachitis syphiliticpie et scorbutique sont sans doute les pliis'^réquens*; et M. Portai en a <50A^gné beaucoup d'exeîhpiès dans édà Traité sur cette maladie ( Observations sur la nature et sur le traitement du Rachitisme y Paris, X797). Vçici un exemple de rachitis syphilitique. Un ïiomme affecté de syphilis avait éprouve tfes douleurs très-considérables dans l'épine àVairt de' présenter la 'moindre dé- . viation du riatèhis; la lésion de ce dernier fut ensuite telle , que lé malade était cpùfbé de derrière en avant , deïnanièrë que la partie supérieure de la colonne vertébrale faisait avec la portion inférieure un. angle presque aigif, dont l'apophyse épineuse de la septième vertèbre dorsale formait la pointe. Le malade ne jiouvant se redresser, avait la face inclinée yer^ la terre ; il ne jpouvait se soutenir que par deux béquilles , et a>^ait la plus grande peine pour faire quelques pas; il ressemait dans les extrémités inférieures des crampes
ZbS iJsiOSê ORGA3flQL~ES Ci\itLkLXS.
fréquentes , KmTent de fraies coaTuUioiis; iandîtqa'il arait la plu* ^^rande ipiensibUilé dans les bmiscIcs da coté interne de la jambe et du {»ed drcHis; imcnâ bOité 4)ui augmenta au pçnnl qu'dfe gagna tome Fcx*trémité déjà atrophiée ^ et q[all «i peidit le moniement. .Les doolears de la odomie vertâbrale dv^meiiteumttous les joors^JiuJgré le trakenientantî-vâiérien; la 6evre survint, la mai^^eiur fia extrême et aooompagnée d*uB dévoiement coDîqnatif : la nfortoKiarda pas à avoir Heu. A Fouvertiue cadavérique éa troôva les tibia couverts d'exostoses; il y, eu ayiâl Que très-* grosse au cubitus droit, vers la partie uïo^eBDe delà* Ëiee antérieure et interne ,.et une auti^ daHs le oulûtusgauche , plus petite ; la mâchoire inférieure était aussi très-grosse vers le grand aog^.du côlé drpit^ et Jf apophyse condyloîde du meme.-tcôté -était singfllièr^neat ramollie, ainsi qu'une portion du bord ppsiétTbeuîr de la branche de Tos maxillaire qui la supportf^;^ le sternum était fort inégal et carié à son extrémité supérieure. Les cinquième^ sixième, sq[)tièmeethi|itième. vertèbres avaient leurs co^ps presque entièrement détruits par la carie ^ tanijdaos leur épaissemr que dans leur hauteur; leur I^me ppstéfiemrev qui .forme la paroi antérieure du canal yeitcbr^ , avait aussi perdu de sa hauteur, surtout celle de ,1a .sieptiéine vertèbre dorsale , qui n'avait pas la qiQitié de son étendue ordinaire , tandis que la par.^iç.^lérieure c^spn corps était presque entièrement dép-uitej les deuif. «cartilages qui la reunissent avec la sixième et la huil^èiP^ vertèbre dprsaïe étaient anlériçurçrpeut peu éloignés l'un de Fautre. Le canal vertébral, très - rétréci, çn.çet endroit^ coiUQuait une grande quauttté.d'eauvérdjâtre j
■ KACIPITIS. 38<)
les poumons étaient tubèrculenx", ainsi que les glandes méseni^riqties ; lé testicule' droit ëtait dé la grosseur du poing, dur, inégal et ulcéré en quelques endroits ; le cordon spermatique était éomme carnifié jus(j[u'à une grande Hauteur dans le Las-ventre ; il y avait dains cette cavité un épanchement d'eau rougeâtre ; le foie était tuméfié, durci ^lubètcùleux. Cette observation ne démdntre^t-elle pâS que le rachitis peut être la suite de h syphilis , et qu^il ne consiste pas uniquement <ians la lésion organique du système osseux , mais encore dans éellede la plupart des organes ? •
386. 'L^observàtion qui suit présente un exemple du rachitis scorbutique. Une jeune fiUé dé dix ans, dont la taille était un peu courbée, avait le genou, droit considérablement tuméfié; ôii distinguait, par la dutetë et les inégalités de la tumeur, qu'elle était l'effet du gonflement de l'éxtréhiiié du fémur et de Textrémité supérieure du tibia , et nullement de celui de la rotule» La dureté dé éétte tumeur n'était cependant pas égaie par-tout j car il' y. avait déS endroits de <6a circonférence dont lés parois paraissaient ramollie» comi^ié de. la cire r les autres parties du fémur et du tibia paraissaient en bon état. ' Cependant la peau des jambes , surtout sur les surfôces extérieures des dieux tibia , -étaiç couverte dei tachés brunes comme des ecchymoses ; les gencives élaienjl gonflées ,^1 en sortait du sang noirâtre, et dissous ; les dents vacillaient dans les alvéoles; plusieurs étaient déjà tombées. Cet enfant éproUyait dé viveç douleurs dans diverses parties du corps et daniJes- articulations , surtout dons le genou gauche , et eiïcbre dans l'autre, oh on né distinguait ^ucune 2dtépMon[;-^$sdouIéut*s étaient quelquefois
5gO LESIONS ORGANIQUES GENERALES.
fiigaces^ passagères; d autres (àis elles doraient fort long-temps : elles étaient un peu pins viyes le s<nr et pendant la nuit que dans les autres heures du jour. Du reste , cette jeune, malade n avait aucun gonflement dans les glandes du' cou >, ni d&ns celles des ^aisselles , ni dans celles des aines : elle avait seulement la région du foie \\n peu tuméfiée*, sans être dure ni douloureuse ; elle allait difficilement à la sdle et avait peu dappétit ; la çquleur de la peau était jaunâtre , l'urine rouge ( anti-'écorbutiques) ; la mairgreur augmenta , la fièvre fut continue ^ et le dévoiement qui survint (ut. lavant-coureur de la mort.
587. Mais un ^e$ cas les plus fréquens de cette maladie est sans doute le rachitis scrophuleux. Une femme atteinte d'un engorgement des glandes du cou, des aisselles^ des aines, et dont le ventre était aus^ dur et gonfle, d'ailleiu-s d'une constitution forte, tant par rapport à la charpente osseuse qu'à ses muscles, éprouva, vGrsJ'âge de douze ans, parmi divers sym- .ptômes occasionnés par. le vice scropbuleux , une déviation de la colonne vertébrale qui ne fit pas d'alxnrd de progrés remarquables;, mais vers la t[uatorzième année, au moment où la jeune personne paraissait disposée à être réglée, l'épine se renversa bien darvantage, les épaules n'étaient plus de la, ^ndême hauteur (sjrop anti'Scorbutiqiie et sirop de Bellet, cauthre au bras, voyage àffar^gçs, exercices doiixet^variés^ alimens nonjarfneuxy^ Ce régime fiit continué pendant deux ans à Barèges ; les engorgeniens des glandes se dissipèrent, . l'épine. ;se l'edressa-^iet lès épaules se rétablirent dans leur.^.tuarîoja naturelle.