ORDRE SECOND
4.11.^ Il serait injuste de- reprocher au^ Nosolqg^tes: qui nous ont précédés^ m^^iïie .^juxplus niodprnes^. d'avoir introduit . des d^tribuyons, .géi^énajj^s , 4o , pigïadiea clé^gnees par des déiiominîitions vagfies;, ; foa-. m. 27
^l8 Lisions miGANlQUES PA&TICUUSRIS.
dëes sur de simples apparences ou sur des affecdcms symptomaûques, pubqu'on n'avait point encore songé à s'éclaii^ de la marche analytique ^ qù'cm ne s'était point élevé à la conâdération des maladies qu'on peut regardée eonmie éfêmentaires , qu'on n'ayait point «dfinéu^é^ ces divisions sur leurs a£Euiités réelles : on avait donc été oUigé d'introduire les dénominaticm» vaguea d'intumescence , de cachexie , de poljrsixrcie , de consomption, d'atrophie, de phjrsconie, depneumat6!S€y etc. f qui n'indiquent que de simples apparences^ ou u:n ûm[Je point de conformité*
4t2^ Quelle idée , en effet , présente le mot in^ tumescence , lorsqu'on lui donne une étendue sans bornes , et qu'on s'en sert pour déligner ^ali^ment un accroissement de yolume par un excès d'embcxipœnt ^ par un d^agement d'une substance aériforme ou gazeuse , par un épanchement d'un liquide lym* pbatique? Que peut -on entendre par le mot ca^ chexie , lorsqu'on veut lui faire comprendre une dépravation de toute l'haUtude du corps ou d*une de ses parties , en excluant cependant celle qui est produite {>ar un état fébrik ou. par une dilorose ? L'atrophie et la consomption peuv^t ten^r à tant de circohs'iances particulières , que l'application de ces mots est entièrement indéterminée. Ce qu'on appelle physconie ou tumeur abdominde qui croît peu à peu f et qui n'est ni sonore ni. avec fluctuation , peut également tenir à un état du foie ^ de la raie y de» reins , de l'utérus , des ovaires , du mésentère ,' des intestins , etc. ; en sorte que cette dénomination réu-^ nit les objets les plus disparates , et ne préséiite aucune idée claire et précise» Une pareille méthode de
himo^n oRo-imQUEs particuliîjms» 419 classification n'est donc nullement propre à faire faire des progrès splides à la science , et à donner lieu , par des rapprochemens naturels , à des vérités nouvelles. J'ai donc préféré , dans l'Ordre précédent , d'admettre une série de maladies qui peuvent également attaquer toutes les parties solides , dériaturer leur structure organique , et donner naissance à de nouveaux produits qui n'appartiennent pas à l'exercice naturel des fonctions dfe la vie. Ces maladies , dont la nature constitutive nous sera toujours inconnue , et qu'on ne peut désigner que par leurs signes extérieurs , ont alors , quelle gue soit la difféieiice de leurs résidtats, des conformités générales , par rétendue des parties qu'elles peuvent affecter , et par les changemens profond^, qu'elles peuvent introduire dans toutes les parties , si on ne parvient à arrêter leur marche destructive.
4i5. Dans ce deuxième Ordre de la même Classe des lésions organiques , je comprends celles dont le caractère distinctif est bien plus déterminé , puisque le domaine de chacune est circonscrit à certains sysn tèmes de l'économie animale ou à certains viscères , que leurs effets ont été si souvent reconnus et constatés par l'autopsie cadavérique , qu elles ont déjà ixianifesté leurs norabœuses variétés et les divers développemeitô dont elles sont susceptibles. La con-^ naissance de ces maladies peut être chaque jour per^ fectionnée par la comparaison des symfitômes qui se sont manifestés durant leur cours , avec les diangemens de tissu et de structure organique que leAf terminaison funeste a rendus sensibles. De ce nombre so^t les lésions organiques du cœur et des gros vais^
430 LESÏOPCS ORGANIQUES PARTICULIERES
«eaux f celles du système lymphatique et celles de» viscères parenchymateux , comme le poumon , le foie, la rate, la matrice. On a répandu déjà de grandes lumières sur chacune de ces affections ; etjc'est sous ce rapport surtout que l'anatomîe pathologique continue de faire chaque jour de nouveaux progrès. Mais on doit se garder d'isoler ces considérations , et de les séparer de l'histoire exacte des symptômes qui se sont manifestés successivement avant la terminaison funeste de la maladie ; car ces deux objets doivent s'éclairer l'un par l'autre , et c'est par leur réunion seule que la médecine peut être perfectionnée.
4i4* Les systèmes cellulaire et cutané sont aussi susceptibles de certaines lésions dans leur tissu ou leur structure organique , indépendamment de celles qui sont du ressort de la Nosographie chirurgicale j mais comme la ligne de démarcation qui sépare la médecine interne et la médecine externe sous ce rapport n'est pas bien déterminée , et qu'il reste encore beaucoup de recherches à faire sur ces objets considérés même du côté de la Nosographie interne , je me bornerai à en donner dç simples notices, en forme d^app^ndice de ce deuxième Ordre.
zé&ioNS onojijriQUJss jott cgeuh et jdms
V^lSSEjiUX.
4i5« Le cèeur et les vaisseaux peuvent être atteints de lésions organiques particulières : celles du cœur se manifestent dans l'une ou l'autre cavité de cet organe , danJs les valvules qui se trouvent entre les oreillette^ et les ventricules ^ et à l'embouchure de l'aorte y ot^
wor coeuR ET imà yiiéirjixrsL. ^21
Mans toutes ces parties à-la-foifi. Toutes les Branches du système artériel peuvent aussi être affectées de la même manière ; mais oh conçoit facilement que je ne dois ïn^occuper ici que des anévrysmes dû coeur et de Taorte, et renvoyer les autres à la chirurgie.
416. La sagacité de Morgagni ne s'càt peùt-^tre exercée sur aucun objet avec plus de constance et dé succès que sur les affecliôïis érgàiiiques du dte'àir ôti de l'aorte , puisque , dans son iiiimcA^tèl ouirt-ajgé k\ii le siège et les causes des maladies , il * dbUii'e *Hci exemples nombreux d'un cçèur flfis oiï ïntiffîi î^olumineux^ d'une"^^ surchargé de ^hiissé'de'cétbrgâiïé*^ des inégalités- remarquées à'sa • sutface , déi5''j[)^]^tes* du ressort des fibres mûsculàiresl dé "^s ventMcutes • dé leur dilatation avec formation dé concrétions pô^ lypeuses , de simples dilatations du^ ventricule * dfôk ou du ventricule gauche > des' mêmes changeinens opérés dans les deux oteilléttës'emémble ou dâiis l'une d'elles séparément , des lésions^ de ^structure' dah^ leV valvules , etc. D expose eïi détail ksf exemples lii'tdti-^ plies qu'il a vus lui-même dfeci^s^^érentësaîffèctîdite/ et les comparant aVec ceux djes àivers autre^i aâtefur» pour en déterminer les signes extérieurs / il* c!*t*»loiit de se cUssimuler Pobscurité^qui é^t'ehôôre réjiandiîitf 9av cette matière , soit par^è que lés hîktôi^êfé en sortit le plus souvent > incoàiplèt^^ / iSOit' ' psar lëà' *diVèWfe» complications de «es^ affectîoûk ot*giBknï<Jtiès. La ddcjtHntt des anévrysmes internés', surtout de ceux déTèiorté, 5 été singulièrement éclairée , dans ces deriiièrs tètnpl^^ par celle des anévrysmes externes , qui sont du ressort dc^ la chirurgie, et par les recherchés anatomlquesquW a faites sur les tuniques artérielles et la matiiro çonte-^
4^1 tïMOifs OR^AinQirEs »iiiTiant.iiau»
ntie dans le sac anévrysmal. Le professeur Scarpa t publié sur ce sujet un excellent ouvrage {Réflexions et Observations cmato/niques-ckirurgicales sur tané^ i^n'smr, traduit de Titalien par Delpech^ Paris, 1809)* Mais il est difficile d admettre , avec ce célèbre anatomiste , que jamais il n'y a , même dans le^ anévrysmes internes , dilatation de toutes les tuniques artérielles. J'ai souvent observé , dans les autopsies faites à la Salpetrière , les trois membranes de Faorte t'ioracique dilatées. Serain a trouvé à THôtel-Dieu u.ne aorte anévrysniatique depuis son origine jusqu'à sa division en iliaques primitives p et où l'on voyait les tr«)b membranes uniformément dilatées f quoique l'interne (ut diversement altérée en plusieurs points. La médecine interne a été Imn de rester en arrière dans l'histoire des anéyrysmes y depuis que le profes* seur Corvisart a tant cpntribué , dans ses leçons publiqiies de clinique, et daps.Sipn Essai sur les mala^ des c/u cœur (i) , à perfectionner la connaissance des signes extérieurs ou la séméiologie des l&ions orga* niques du cœur et de l'aorte.
4^7* Les lésions les plus ordinaires des veines sont les varices ou diWtations veineuses; mais elles sont plus particulièrement du ressort de la chirui^e. Les tU'* Xneurs bémorrhoïdales doivent-elles être considérée» comme dues à un.épanchement de sang dans le tissa cellulaire qui environne le rectum ou au-dessous de la membrane interne , suivant les opinions de Sauvages , Ciill^ , Bell , Ricbter, etc. ? ou b^n , au contraire , — ^— ^— ^^____, . . ^ , . ^
(i) Essai sur les Maladies et hs Lésions organiques, du Cœur et des gros Faiss^aux ^ 2« édilion. Paris ^. \%i i^
va coeim et dbs vâibsjujtx. . 4^S en rapprochant les phénomènes que présentent les varices , ep général , de ceui; qu'on trouve dans les tumeurs hémorrhoïdales ^ n*y voit -on point une conformité très-marquœ , comme Tobserve Fauteur d'une Dissertation sur les tumeurs hémorrhoïdales ( Strasbourg , i8o3 ) ? Doit-on admettre aV*c Bîèliat (^natçmie générale , tome IV ) « que les hémor- » rhagies muqueuses n'ont rien de commun que » Textravasation de sang avec celles qui sont reffist » des hémorrhoïdes , qui supposent toujours des rùp- » tures veineuses ? n Cet objet , 'ainsi que plusieurs autres , ont été soumis ^ de nouvelles recherches par M. Laroque ( Traité des Hémorrhoïd&s , Paris , 1 8 1 2 ) , ; et il a reconnu , comme les observateurs qui Font précédé ^ que le sang hémôrriioidal sort des vaisseaux où il est contenu , i?. par, la membrane muqueuse du rectum ^ indépendamment des tumeurs hémorrhoïdales ^, c'est-àjiirf ^ sans qu'il existe la moindre apparence de ces dernières \ 2?, qu'il se répand à la surface des tumeurs ^ ordinairement par petites gouttes ; 3*. qu'il est quelquefob v«rsé dans des kystes , dont il ne peut sortir que par des. ore-* vasses survenues dans leurs parois. L'aufeutr^de ce traité affirme , contre l'opinion de Mprgagni.^ Lien-r taud y etc. ^ que jamais les hémorrhoïdes ne :ocmsisKmt en de véritables varices du reqtum. Je suis loin d'ad-^ mettre cette exclusion ; car, dans bien dés cas >1 iKms avons trouvé sur des femmes bémorrhôïdaires F^ib veines du rectum dilatées ^ et formant au^essus «de l'anus un bourrelet de varices avec des nôdosSk^ da différentes grosseurs. : > .. ^
*4^ LÉSIONS ORGANIQUES 'PARTICULIEWM.
JC.
. ^%\*^i Considêt'atton&'généraîeè.
< V,.'.. -^/'v ■.. ■ ■..•.■.''■'-.u\w\ vX •■. • '■-v.V'. ,
jr l^h8.')i/opmi6n de HdlërV qui régamaît le cœur «Ofnmépnrétleisétisïbniléy'et son irritabilité comme abfolmfidirdîstincté'dé la jfuîssdnoé ««rVëtise, ppvirniiÉ>»ôIlé:'Woîr* maié tenant des pariïsâÀS',' après les recherifties 'faîtes jiar Séarpâ'sùrl^ hèrfs^çar<^cjues, et f celles de Le Gallois > àlir l'itifluence cjua la'moélfe ëpînièrê dians les foriélîbri^'du cœur? Pûisqii'da convient d'ailleurs de la'sèrisibililé dii Canal, alimentaire > pent^on nier sank rnct^ti^élcjiiëlice la ^nS'ipilitedti t:oeur.
par une acitîon dit^écte 'qtJ'rfteà èiencém sîirqet organe, poit par tan effet sééÔn'ddire^^Hil s^sme de ïa poiftritie^ ^i ne permet jiltis lé lîLre développement des fumons y' bt qui ,1 eii faîsârft ] refluer lé sang, véri letoDeur^ »le distend et porté'uné attieiiifè pliis'^ où moins profonde A^ son irritabilité!. Sans remonter niiçpie aux pnattleTsiefttèçiiV3'qiâ^6i4¥^^ut^^^ oWHatioris d'à-
Érfi?*yitt5^'du« ëfëtil^;^'ë^ B«llo0}<icftftëf,%tc-.yé8hiblèti'ri'ehy^^^ ÛMm hfiiÉj^ihjtëlî^e9'Jës'V!ûrîéiti^ les
i^ansiatii^kgi^phMsckjfMqàeSj les j6iirnâux'^(ie mecfecHie^,'»^le^'^cHts •aé''Ëancîsl", de' MoVgaçrii ,' de Sériao ; iie>M«ckel \, ëiév ! ^Maîs 'au milieu (Te cette sléfïi^ abondance; peut-on s'élever à dijs ôaf âét^rès distihctifs, pour reconnaître non-seulement les lésions orga*
AWÉTTÎ'YSMEÎ DU COEUR. 4^5
li^pies^ dt^ cofrai* èW général , mais eiiwîôre celles de ses dàrerses parties ?' Quelle confiance ne nous inspire point à cet égard Fbu'vrage de Sénac , qui expose en pariiculief lés caùsies^'des dilatations des ventricules <m!dçs o#ei]lmtep ' dû' cœur, les effets nuisibles' qui pein^m en/réstittei*', tes moyeriis d'y'Veùiédiêr ', les é^nes <|ui' indiquent soit Une dilatation dû cœur en général , soit- eil particulier ceHe de l'un des ventricules: :o|a des ^oreillettes ! Mais que doit-on penser de ces^îàssertions , lorsqu'il n'est pas rare de voir dans ie&ihopitanr ces' sigties ^défaut, et qu'on trouye si fréquemment , à Touvénure deç cadavres , plusieurs lésions dams an^ isctrtii^ de complîcsltîori ^ et qû'èïifin les lésions orgaciliqties'du cœur les'plûs prononcées ne ae^ireconnaissent^è^uefois qtfafpres la ïnôrt', et Sanîav€»r,été manifestées' pfeir dès signes hiëk i^videils ou même sensibles ?• ' ,::...
c^ 4^9^ Les leiétkpïtefef • ^iiè rapporté Dehaën d'un -en- «emblede syqiptôtUes'tplî annonçaient un anévrjsmê flizicœur d^K^ntii^éi^^tiëpar Fôtrvérture cadavérique, iioiVehtrsaii^doiile rendre circohs|>e<it a pronoiicer sur l'existencéirîsdted-dhê* seiniilable hxaladie : la réseryè doit êtVe encore bîéii Juins gi^àhde' quand on ctiercHcrà détéi-miner là'pafrtie de cet organe directement afféctéél
420. Les rechercïiés qu'on si Hkites jûsqu'îcî sur les ^névrjsnyc» dtt côéùr démontrent <jue ceux qui co;risîsf téntxians tm épaissi^éèment des' parois d^ cet'orgçinè affecteiit le plus souvent le veritricftilè gauche où aor-îtique (i). En voici un exemple pris de^rduvrage^de M«X!apvisart« Un-bottfetngerâgéKle~soixanié-seîze"*ansJ . ■ ■ •■■,',■ ^ i^ -^2-i^
(i) On peut- Rire à ce siijet des recherches curieuses f'aites^
^20 LÉSIONS QBCANlQinES PAIVTI€UJL1£RBS..
fortement constitué ^ avait depuis long-tempsi larespiji* ration extrêmement difficile; il éprouvait souvent de$ palpitations ; le cœur avait des battemens violens ; la région de cet organe ne résonnait pas; le pouls était régulier^ fréquent, dur et vibrant; pendant les palpitations on apercevait les batteinens des veines jugulaires. Cet état s'améliora à plusieurs reprises ; mais enfin il augmenta de nouveau, et le malade mourmsubitement. A l'ouverture cadavérique, nul épanchement dans la cavité de la poitrine; péricarde adhérent au poumon ainsi qu'à la superQi^ du coeur; la face antérieure de.cetiorgane couverte de points d'un rouge Mvide ; les oreillettes comme rétractées f le ventricule droit dilaté, ses parois très-peu épaissies; le v^itricule gauche très-ample, ses parois tçllemept augmentées que, dans plusieurs points de ^ leur étendue^ elles avaient plus d'un pouce d'épaisseur.
42i.Cej^TÈdantïanévvysme^B^cép9is$is8ementdes parois attaque aussi quelquefois, quoique plus rare^ i^ient, la totalité du cœijir. En. voici un.eKmpIe extrait de l'ouvrage indiqué ci - dessus» TJn. charron; âgél^ cinquante-liuit an/i , et d'xme fi^tcf iQOii$titution , sentijt,. après un yiole^t effoiit, tu\ç 4^^>^^^^ côté droit de la poitrine, Pqùjiç.temps après. >;4 survint de l'oppression, de la toiix çt, un cra^chement de sang* Les extrémités devinrent ensuite in:^trées, levisagevioleti bouffi, inégalement livide; le. pouls fort, plein, régulier et fréquent; les battemens du cœur violens, spcs et précipî^^s , Sfius irrégularité : l^ r^ion de cet
^ur Q§8 roaladie.9 par le docteur RosUn , et eonsignées dans !• nouveau Journal de Médecine, iom.l" j iSi9. . .
AWÏVRYSMIS DU COEUR. 4^7
organe ne résonnait que faiblement {saignée, etCé ). Les symptômes ne diminuèrent point ^ et le nialadç mourut trois mois après l'effort violent qui avait donné naissance aux premiers phénomènes de la maladie. A l'ouverture cadavérique, on troiiva la cavité de ïa plèvre droite presque remplie de sérosité ; les lobes inférieurs du poumon de ce côté durs et gorgés de «ang noir; point de sérosité dans la cavité gauche de la poitrine; Je poumon de ce côté sain et crépitant ; le volume du cœur double de celui qui lui est naturel j sa longueur y de sa base à sa pointe, était de plus de huit pouces; les parois de l'organe étaient très-épaissies; celles du ventricule gaudie avaient cependant plus d'épisseur et de solidité que celles du ventricule droit. L'intérieur de ces diverses cavités était en irèsrbon état.
4^3. L'observation qui suit est un etemple d'ané-^ vrysme avec épaisnssement des parois affectant le yetx^ tricule droit ou ^pulmonaire. Un bomime (ouvrage déjà cité) âgé de trente^huit ans, d'une coilstitutîom sanguine, fort, vigoureux et très -irascible , voidut, dans un accès de colère , attenter à ses jours ; bientôt après il fut pris de palpitations violentes qui ^ renouvelaient au moindre mouvement, ^yznt, passé huit mois et plus dans cet état fâcheux, il entra à l'hôpital de clinique de l'Ecole. Alors il avait la figure bouffie et très-injectée ; la poitrine , percutée , résonnait dans tous ses points; cependant il éprouvait une gène ex-' cèssive dans l'acte de la respiraÛQn^ le cœur battait avec force; lé pouls était fréquent, dur, vibrant, mais irrégulier. Tous les moyens de Fart furent employés infructueusement : la maladie ayant fait de ï\ovi^
428 LÉSIONS ORGNIQUES PARTICULIÈHÇS.'
veaux progrès , cet homme mourut comme suffoqué* 'A l'ouverture cadavérique , on trouva les poumons àpeu-près dans l'état naturel ; le cœur , enfermé dans le péricarde , présentait un volume énorme ; l'oreillette droite était très-dilatée ; le ventricule droit avait aussi acquis une capacité contre nature; ses parois étaient considérablement épaissies j les cavités gauches étaient dans leur état ordinaire ; la substance charnue du ventricule aortique semblait avoir moins de consis- <tance que celle du ventricule pulmonaire j l'embouchure de l'aorte , inégalement endurcie , était plutôt tiilalée que rétrécie.
î 4^5* On voit aussi, dans ceiiains cas, Tanévrysme î^vec épaississement des parois affecter Jets oreillettes. Vn imprimeur (ouvrage déjà cité) âgé de vingt-sept ans, d'un tempérament bilioso - sanguin , éprouva, dans le commencement de la révolution, de violens chagrins causé* par lé massacre d'une partie de sa famille et la perte de sa fortune. Ce jeune homirie, forcé parlés circonstances de preridre le parti des armes, eut à supporter toutes" lès fatigues de la guerre. Il côn;tracla la gale , dont il fut traité à plusieurs reprises pv les frictions , mais toujours infructueusement, les boutons n'ayant^ jamais 'disparu complètement. Quelques mois après, 'il iut pris d'une gêne ëxfréme o^^.]^ Respiration I cette gêne dura un mois entier^ accompagnée d'étouffeinens et dé palpitations qui survenaient surtoiit quand' il pt^écipitïait sa marctié. .Dans le cours deia première arfhëey ces kccidehs ne révinrejit que par intervalles ; Jièiidàùt les première mois ^é la .seconde, les symptôfaies devinrent plus alarmant Vpt loi^dewn entrée à Thôpital de clinique ijiterrie ^ 1^
INEYRYSMES nV CŒUR; 4^
19 janvier 1800^ deux ans après l'apparition des premiers symptômes de cette maladie , le visage était pale, la poitrine résonnait assez bien ; le malade ne pouvait ée coujçher sur le côté gauche sans rappeler.sesétouffemens; le ventre était en bon. état; le pouls au bras gauche était serré, petit, fréquent, faible et embarrassé; ces phénomènes duppuls étaient encore plus re-r marquables au bras droit ; on sentait cependant à la région du cœur desbattemens forts et brusqiws : cette région d'ailleurs nie résonnait pas quand on la percu-y tait. Les symptômes s'aggravèrent; les palpitations devinrent beaucoup plus fréquentes , surtout pendant la nuit , que le malade ne pouvait passer autrement que sur son séant : le peu de sommeil qu'il goûtait était très-agité. La toux devint plus opiniâtre, l'expectoration plus visqueuse , plus ténue , noirâtre et comme charbonnée (scillitiques gui parurent soulager , ap^ plication cTun vésicatoire au bras gauche y mais sans avantage ). Les étouffemens et les palpitations conti- Huèrent ; l'infiltration des extrémités , tant supérieures qu'inférieures, commença à se manifester; le pouls devint de plus en plus obscur et insensible. Ce fut dans cet état de gêne et de souffrance que le malade passa tout le mois de février. Le i ^' avril , les étouffemens devinrent continus; la poitrine était fatiguée pair une toux très-fréquente et par une expectoration doulou-reuse; l'urine était plus rare , l'infiltration augmenta en proportion ; l'appétit et le sommeil se perdirent entièrement; toutes les fondions, plus ou moins gênées, 6 altérèrent. Le malade, naturellement triste, devint chaque jour plus. sombre, plus triste, plus rêveur: il inourut subitement. A l'ouverture du cadavre, on
45a LESIONS ORGAmQUKS I^AKTICULIERBS.
trouTa le poumon droit très-petit, adhérent de toutes parts à la plèvre , qui était épaissie et devenue ôartila-' gineuse dans plusieurs points. Le poumon du côté gauche 9 sain, mais plus volumineux que dans Tétai naturel , refoulait le cœur vers la cavité droite de la poitrine. Le péricarde était extraordinairement dilaté. Le cœur avait un volume trois fois plus considérable que celui qui lui est naturel. Les deux oreillettes , et particulièrement celle àes veines caves, paraissaient être les seules parties du cœur dont les parois présentassent plus d'épaisseur. Les orifices des cavités droites étaienl^libres et sans altération ; mais, au lieii de l'ouverture de communication de Toreillette gauche dans le ventricule du même côté, on apercevait une simple fente de quatre à cinq lignes de longueur sur une de largeur : cette fente , entourée et formée par un bourrelet osseux de l'épaisseur du doigt, ne pouvait ni se dilater ni se rétrécir. Du côté de l'oreillette , on sen-' tait sur ce bourrelet des inégalités , de petites éminences en forme de végétations osseuses à nu. Les ventricules étaient dans leur état naturel, ainsi que Forifice de l'aorte et ce vaisseau lui-même. Les veines caves, au contraire, avaient acquis un volume triple de celui qu'elles ont ordinairement.
434. Mais l'anévrysme du cœur ne consiste pas toujours dans une augmentation d'épaisseur de ses parois ; il peut aussi y avoir un amincissement plus ou moins grand. Cet état peut se manifester dans toutes les cavités du cœur a-la-fois , ou seulement soit dans le ventricule aortique, soit dans le ventricule pulmonaire ^ soit dans l'oreillette droite , soit enfin dans l'oreillette gauche* Je vais encore extraire de l'ouvrage de M. Cor-
TJlsisirt des exemples de ces différentes sortes d^anéyrysmes: celui qui suit fera connaitre l'anévrysme avec amincissement des parois du cœur affectant à-laifôift toutes ses cavités. Un maréchal âgé de quarante ans^ admk à lliôpital de clinique, exposait très-mal leS; circonstances de sa maladie; il disait être malade depuis trois mois seulement , quoique l'altération de sa figure annonçât une affection plus ancienne. Son teint était pâle, jaunâtre, sa figure bouffie et décomposée , la toux fréquente, la respiration haute, courte, entrecoupée; la poitrine, percutée, ne résonnait point dans la région du cœur, mais on y sentait l'impression d'ùa liquide qui semblait rejaillir. Il y avait de l'infiltratioa aux jambes et aux cuisses; le ventre était tendu , le pouls faible, petit, assez fréquent et irrégulier. L^ malade mourut le lendemain de son entrée à l'iiopilal. Lbrs de l'ouverture du cadavre, les joues, et surtout les lèvres, étaient bleuâtres ; les vaisseaux veineux de tout le corps étaient très-gorgés de sang; la poitrine résonnait bien dans tout le coté droit , mais point du tout à la région du cœur, et tnêtné dans une assez grande étendue'. Le péricarde contenait peu de sérosité. Le cœur était extrêmement dilaté et rempli .de sang; ses parois étaient molles, flasques et faible^; Toreillette droite, très-ample^ avait peu dé consistance ; le ventricule du même côté avait Clément ime capa-« cité extraordinaire; l'orifice de communicatioh de Tune de ces cavités dans l'autre était aussi fort spacieux. L'oreillette gauche était ample et vaste comme le ventricule du même côté ; leur orifice de commu-. nication était de même dilate. L'orifice de Taorte était rétréci; ses valvules étaient ép^âssies, comme recro-»
4^2 lisioi^s oitqAniQUES PAHTiccuiaEs;
quevSlées. La surface interne du vaisseau même étaîty dans la partie qui avoisine le cœur, diire, très-gre— nue^ et même ossifiée dans quelqi^s. points. Les pou^ mons n'ëtaient pa^ altét^^^ U y t avait une assez gtstsàef quantité d'eai^ épanchée dans Fabdomâi. Du rest^les^ Yaisseaux contenus dans cette éavité étaient sains. , 425. Voici un exemple 4e dilatation du ventricule gauche avec amincissement de. ses parois. 'Un- ma-; réchal âgé de quarante-un ans ,. d'une consticjution robuste^ avait été, trois mois avant sa mort^ aiSetlé d'étourdissemens , de rhumes et de palpitations : il avait £^ussi éprouvé de violens' chagrins qu ilui avaient' dté , pendant quelque temps , l'usage de sa raison.^ Lors de son entrée, à l'hôpital <ie .clinique , ses joues étaient violettes , le foste de la figure pâle, ses traits altérés , les lèvres injectées , h. respiration haute , courte, entrecoupée. La poitrine, percutée, ne résonnait point dans la région dti cœur , où Ton sentait des battemens faibles, fréquens ^ étendus; le pouls était faible, fréquent , quelquefois intermittent. Le malade mourut lie lendemain de son. entrée à l'hôpital. La figure du cadavre était pâle, bouffie ; et pourtant amaigrie. Lies extrémités, étaient infiltrées.. Le poumon droit était, sain, J^e' poumon gaudie se trouvait refoulé en haXit par le» cœur ♦, qui occupait à lui seul la plus graiïdç partie de la cavité gauche .de la poitrine. Le péricarde contenait \m peu de s<érositd jaunâtre. Le çœiir était d'un volume énorme, sa consistance molle, et flasque, la couleur de ses fij)res pâles ; l'oreillette; «t le [ventricule droits étaient assea amples. Les cavités g^uphes , mjâsnsuHdut le ven^t tricule, étaient très-<Ûlatées; ses parois étaient àmin**^
ÀNÉVRYsifffeS l^U COEUti. 4^5
cieà , leurs fibres inoUes , blanches , faciles à décliii^er. Lç commencement de l'aorte était garni de nombreux points d'ossification qui se propageaient jusque sur les valvules sygmoïdes , et rétrécissaient singulièrement l'orifice de cette artère.
4^6. Mais c'eàt surtout au ventricule droit quW observe le plus souvent cette' sorte d'anévrysme. Je puis ajouter aux observations nombreuses qu'on a faites de cette sorte d'anévrysme à l'Hospice de clinique de l'Ecole , et qui sont consignées soit dans le Jour-naî de Médecine y Chirurgie et Phàrrfidcie , soit dans YEssaisiir les maladies'du cœur de M. Corvisart (i)^ l'histoire d'une de ces affections que j'ai observée moi-même à l'hospice de la Salpétrière. Une femme de cinquante-quati*e ans , d'une constitution très^ irritable , entre à l'infirmerie après iin léger catarrhe pulmonaire, auquel avait succédé tine respiration devenue de plus en plus difficile , surtout . dans une |>osition hoKzontale ; durant son sommeil , réveil en sursaut par des palpitations du cœur , gonflement et éorte de battement des veines jugulaires pendant les paroxysmes de suffocation; pouls habituellement fréquent , faible et irréguUer ; augmentation gra^uée^ de tous ces symptômes , crachement de^ sang à plusieurs reprises , lipothymies fréquentes , lèvres injectées , infiltration générale , froid des extrémités , enfin perte dû sommeil , et la mort , précédée quelques jours d'un état habituel de suffocation. A l'on- >
' ■ ' * ■ ■■■ I. . I ■ ■■ I I I I ^|l I II II ■ I
(i) Observations sur l'hydropisie de poitrine ; sur celle du péricarde j et sur les maladies organiques du cçeur; par F. Chardêl. Paris, i%02.
nu . 28
434 LiÉSIpNS OKOANJQUBS PARTlfUUEMS.
Y(erturç 4^ corps , épanchement de sérosité sangul-^ nolçyate dans la poitrine, avec un éut tuberculieuiç et u^ sorte de dé^rganisation du poumon du i^én^ coté ; i oreillette droite du cœur , très-^-dîlalée , ^liosi que le ventricule qui lui correspojad f n'avait plus quift l'épaisseur d'xme. membrane. Une autre ol^ervation analogue fi été consignée dans l'ouvrage que, l'ai publié sur la Médecine cliniqjue.
4:27 «J'ai ^galiement inséré dans le même Traité un exemple d'anéyrysme de l'oreillette droite avec amincissement de ses parois. L'observation qui suit fera connaître la dilatation* de l'oreiUette gaiicbe^ avec le mcme caractère : elle est extr^te de l'ouvrage de M. Corvisart. Un homme âgé de trentehuit aps , d'ui^ tempérament lym,pathique , biexk constitué , éprouvait depuis trois ^nsdes étpu^4i$^emens y desbattemensde cœur, beaucoup de difficulté de respi^^r. Il avait essuyé une légère péripneumonie quelque temps , avant. L'époque de la convale^^çice de cette maladie était celle de l'apparition de ces preiniers symptômes. Quand il fut admis à la Qiiiique interne il avait la figure bouffie et violette ; les lèvres étaient de la même couleur ; la région du cœur nç résonnait point ,- et l'on y sentait des battemens étendus et précipités; les étouffémens étaient plus forts qu'ils ne l'avaient jamais été ; le pouls mou , fréquent et irrégulier ( sangsues à îanus). Le malade fut sou- Ifiigé pendant quelques jours ; mais -bientôt l'état de suffocation ^dans lequel il se trouvait depuis longtemps devint à chaque instant. plus menaçant, et causa enQn sa mort r avant de rendre le dernier son— pir , il porta plusieurs fois les mains sur la région du
ANÉyRYSMj:^ DIT copiT.R- 435
cœur, qu'il voulairdççbirçi: , ejt^qu'il ecpRc^ajj {iy<;ç. ses ongles. A l'ouverture cadavérique , on trouva une certaine quantité d$ ^iqui^e lépanche dans 1^ cavité gauche de la poitrine* ^^9.1^1 le.poumop.idf çç ,çç|iq était dur , engorgé , çjt recpuyçft d'une co^^p^e lymphatique jaunâtre. La ^u^b.slap w ,du lobç j,nféri^ur.(la poumon droit r^ssiemblait ^ cçlle du foie. Le v^lumq du cœur était très-augmçp^é:; )^, y^iûes corp^(aiif*çs» étaiçnt gorgées dçfjsangj J^^'pfci/jlelçtç gapçfcw?, sùrtpu; avait éprouyé j^çç gr^i^de 4^p;^]ûo^ ^ 4v^\ fV^^ l'çnabouchure des yeu^tes pulmouai^^'es j ^ l'of-iÇce 4^ ventricule çauche était tr,çaHr^tï;çjc^y rugvieu^x; Je pourtour de cette puy<;rture , pyait ..^cquis un,^ cp^istançç moitié osseusç^ n^cùti^ .(^i;pjagiiieusç j le^ ^y^ mitrale?s'et^j[çijj; .ég§J;ejD^ . ,
t ^ il. Description générale de F ^inéinyStne du ' Çoeiin '/ ' '" ' '^ ' '
4.7^. JPredispQsi^çns ef mU^^ occasi^nneSes. Ce çont des exercices yiQlç];is à fhd oii à^ chevial , de ^rai^3 ej3R?rts des lifvas 01^ d'u^ lou;^ c6tiyi*bîve , dea irrégularités 4f^ la m.ep,struàtipn ^ Jl'ossii^catioa dea parois de l'aorte ou des vajvujles du c^ul* , des coiyirétions polypeuses. Cettç affection semble être quelquefois héréditaire. jLfinçi^ parle d'une fan;iiUe qui fut , pendant quatre générations , sujette aux anévrpmes du çoeùr , et j'ai moi-même sous les yeux l'exemple d'une mère qui , depuis plusieurs années , présente tous les caractères d'une semblable affection orga*- , nique , et dont deux enCaçis , l'un à l'âge de treize €|t l'autre de qu^orze ans , ^wt déjçi atteints de psjpita- ^ions de cœi^r trcjs-yiolçE^tes. Les passioBS qxercent
J^O LESIONS ORGANIQUES PAKtlCXJlâKÈMS.
aussi une infiuence très-grande sur le déyeloppement 4e cette maladie. ^
439* Symptômes. Us sont extrêmement fugaces lorsque Vanëvrysme n'est encore qu'à son premier degré i alors palpitations plus ou moins vives et fréquentes y battemens du cœur qui se font sentir dans kur lieu naturel et n'en dépassent pas l'étendue. Quelquefois sentiment douloureux dans la région du cœur , pouls ordinairement tres-dévelôppé , fprt ou faible ^ duk* ou moii ^ stdvant le genre de la maladie ; et régulier ou irrégulier , selon q\ie l'ànévrysme est eiempt ou non de complication. Respiration haute , courte et essouiSlée ^ surtout par le moindre exercice , et forçant le malade à suspendre sa marché ^ surtout quand il monte un escalier. Dispositiqu très^randé à contracter des rhumes / pi alors toux vive «t sèdie ^ eipectorâition difficile ^ peu abondante , de nature visqueuse^ quelquefois avec des stries sanguinolentes ; sentiment de constnction vers la goige ; son égale-* menl bon par la percussion des différentes r^ons de^ la poitrine ; figure animée , avec chaleur, étourdisse*- «aens fréquens^ éblouissemens^ céphalalgie égalementi fréquente et opiniâtre ; sensations comme de vapeurs chaudes qm montent vers fa tête. Deuxième degré. Palpitations plus fortes ^ plus fréquentes ; battem^is du cœur sentis quelquefois dans un espace plus étendu, souvent même vers le côté droit de la poitrine et dans la région épigastrique ; pouls dur , vibrant , fréquent , quelquefois serré , s'il y a épaissis^ment des parois du cœur; ou mou , assez fréquent, faible , facile à étouffer s'il y a amincissement de ces mêmes parois; hémorrhagie nasale fréquente; respiration
tres^énée, impossible dans une position horizontale; inspirations longues que le^ malade renouvelle souvent ; impossibilité de monter un escalier sans qu'un essoufflement extrême né force le malade à s'arrêter j toux forte > fréquente ; expectoration peu abondante ou considérable ^ visqueuse et souvent sanguinolente ; figure bouffie | joues et lèvres colorées en rouge vif ou tirant sur le violet j enflure des pieds et de la par^ lie inférieure des jambes pendant la station ; son éga*^ lement clair rendu par la poitrine lorsqu'on la percute, excepté dans la région du cœur , où il eât ordinairement obscur^ et même souvent dans une étendue remarquable. Troisième degré. Quelquefois dis-^ parition presque complète des battemens du cœur ; en appliquant la main sur la région de cet organe^ à peine sent-on un bruissement étendu , inapossible à décrire , qui ne ressen^^le eu rien aux pulsations ordi«naires : qu^nd ces battemens conservent encore de la force ; ys «e fqnt avec une précipitation extraordinaire. Pouls petit ji fréquent ji in^al, intermittent^ insensible et contune linéaire ; yeines gonflées , surtout au cou ; suffocation à chaque instant pjlus imminente ; toux sèche , comme convulsive ; expectoration trèsabondante et assez souvent sanguinolente ou puri-rfbrme; figure plm bouffie et plus infiltrée ou très;«lUàigre ; lèvres ^ joues et nez bleuâtres y violets ^ U-» videsf ; paupières gonflées, pestu flasque et con^me tremf blotante; abattement inexprimable, sens én\oussés^
Anéi^rysmt avec épaississement des parois.
43ot Prédispositions et causes occasionnelles. Çe^ sont, en géiiérali le tempérament sanguin^ unecQn$ti-«
458 LKsiorrs oncAmQtJÉS particulières. *>
tuiioh robuste , la vigueur de l'âge , un ciafactêre violent^ iin effort trop gràiicl, ùii exercice immodéré longtempjs continué, la course, la lutte , l'acte Vénérien , rêqurtatîoiï , le port dés fai^deaûx , Tùsagi^ <ïés înstrùraensàVent, le chant, les crfe,\ine contU$iohëxié-« rieure, les affections morales vives, ^tc. ,
4^1. Sjmptôtnes. Les Wtemènïs ttiï coeur sont brusques, secs y vioïeiîs, souvent sensibles à la vue ; ils soulèveiit avec forcé ïà main qu'on apjpliqùè sur là région du ccèur ; ïe pouls est fréquent., fort, dur, vibrant; là percussion dû tborax fait entendre uh sori bbscùrda'nà tin espace un peu étendu j lia figure è^t rouge y gonflée ; tes yeux àont injectés.
jinévrysfne avét aihincUsement des parois*
43^. ffëdiÊpôsitiàfis et causés occasionnelles. Ce sont un tempérament lymphatique, une constitution ikible , àe% maladies chro'niques, telles qu'iiii èhgorgê- 'ment, une débilité, énfid un état contre riatlire de l'orgâriè "pulmonaire , un obstacle quelconque qui se îôVmë lenteriïent dans le cours de la circulatioîn.
455. Sympiôines. Les palpitations sont faibles, pïus rarè^^ ^lus lentes. En appliquant 14 tnain èùr là région "dit cretir , oîn ressent l'impulsion d'un corps ïùbii ijûi vient éoiilever les côtés ; et noîhleà frap^r d'iin coup vif et séc, comme il ariïve dans la' première de cè3 affections; le pouls est'feîblèi plus où moins fréquent , moli,sduvent peu sensible, fecHe à étouffer pair la moindre pression; le côté gauche de la poitrine ne résonne point du tout dans un grand espace ; la figure eétîe plus drdlnaireiiierit pâle, fatiguée, qùelqiiëfoi§ ce|iëridànt irfjëctéie ôti viofettei
ÂNEYRYàMES^ 1)0 COEUR. 4%
^ lit. IfVaHêmentdè t'Jnéifrjime die cœur.
454- Gn ^îôîlçoit facîkment que le traifetnetit cfés anëvty^tné^ dti èoeur /doit varier selon qu'ils Soni avec ëpaississement ou avec amincissement des parois de cet organe. Ce n'est d'ailleurs guère que dans le premier degréqu'on peut espérer quelques succès dés moyeiïs curatifs. C^est la cause de la lOdladie qu'il faut d'abord chercher à éloigner. Une hémorrhagie est-elle supprimée, on emploiera des ttioyens propres à la rappeler. La même chose doit être dite de la répercussion d'une dartre, de la goutte, d'un rhumatisme: on est quelquefois oblige de faire changer le malade de profession. C'est aiiisi que Fétat de tailleur étant trèspropre à faire contracter cette maladie , on doit le faire quitter pour en embrasser un autre. C'est dans Vané-vrysme mec épaississernènt des parois que le traitement d'AIbèrlini et de Valsalva (dont je parlerai à l'article anévrysme de Taorte ) peut être de quelque utilité. M6rgàgni a reconnu l'avantage de plonger souvent les inembres supérieurs dans un bain chaud. Dans Yànëvrjsme avec aminùissement des parois, on doit recourir à l'emploi des toniques sageniérrt administrés ; d'ailleurs, dans l'un et Tèiiitre cafe y lorsqu'ils sont parvenus au deuxième ou troisième degré , on ne peut qtie diminuer ^hydrogène en employant des diurétiques et des purgatife alternativement avec des tohiques. Au surplus ♦ quelque elaéftitudê, quelque précision qu'on mette dans la détermination des anéyrysmes du cœur , quels autres moyens peut-on opposer à leurs progrès qu'tme sobriété voisine de rabstinence ^ une
44o LESIONS oROÀinQVEs particulières; TÎe peu active , un soin extrême d'éviter toutes les affections vives de Famej par intervalles l'usage de quelques saignées lorsqu'il y a augmentation d'épaisseur, que les symptômes sont très-ùrgens , et l'emploi . alternativement continué et suspendu çk quelque boisson légèrement calmante?
MJéTRdcjSSJEMJSKT J>SS OUVERTURES JPU CGEUR^
S P'^. Considérations générales.
435. Les lésions que j'ai examinées dans le chapitre précédent ont plus particulièrement leur siège dans le tissu musculaire du cqeur; celle dont je vais parler attaque les parties fibreuses : elle consiste le plus sou* vent dans l'ossification des valvules mitrales, triglqchines et sigmoïdes ^ et occasionne ainsi le rétrécisse-^ Uientdes orifices. Pes deux.ouvertureisauriculorveniriculaires , c'est surtout au pourtour de l'ouvertu^^e qui communique de l'oreillette gauche au ventricule du même non^ , que l'on remarque très-souvent des ^ndurcissemens et des ossifications : l'observation suivante, que j'extrais de l'ouvrage de M. Corvisart, en fournit; uu exemple. Un forgeron âgé de vingt ans, 4'une constitution, très-robuste et d'un tempérament sianguin^ n'avait jamais été attaqué d'aucune maladie ; mais il était sujet à de fréquentes hémorrhagies nasales. Depuis environ dix à onze mois, il ne pouvait faire de mouvemens violens sans éprouver de la gêne d^ipis la poitrine, et dés battemens assez forts dans la ré^on du cœur. Les hémorrhagies nasales auxquelles il était su-
KETREGISSCMENT BE5 ÔtTVERTURES DU COCXTR. 44 ^
jet cessèrent trois jours avant son entrée à Thôpital : alors les palpitations , plus fréquentes que jamais^ devinrent aussi plus violentes > sans pourtant gêner excessivement le malade. En portant la main sur la région du cœur on sentait des palpitattions vives , très-accélé* rées et fort irr^;ulières. 11 ne pouvait rester couché sur le dos, parce qu'il étouffait dans cette position : il ,9e couchait assez volontiers sur le côté gauche ; il se réveillait IWfUvent en sursaut, et disait sentir en dormant de vives secousses dans le corps. Le pouls était irrégulier et sensihle aux deux bras , les pulsations fré- 4^uentes, fortes, faibles, redoublées; il y avait des intermittences très - irrégulières ; enfin le pouls était tellement variable, qu'on pouvait difficilement en tracer le caractère de manière à en donner une idée vraie. Les symptômes eurent bientôt une marche très-rapide, et le malade lui - même prévoyait l'issue funeste. La suffocation qui existait depuis quelque temps devint de plus en plus instante ; les extrémités inférieures s'infiltj^èrent considérablement; un délire violent survint et dura à-peu-près vingt-quatre heures; un froid extr^rdinaire s'empara de tous les membres du malade : il ipourut le 29 juin , vingt-cinq jours après son entrée. Le cadavre était généralement infilti-é ; il y avait -un peu de sérpsité épanchée dans les cavités de la poitrine ; Ips poumons étaient sains; le péricarde renfermait un peu d'eau ; le cœur était très -volumineux; toutes ses , cavités étaient gorgées de sang ; l'oreillette et la ventricule droit^ étaient dans l'état naturel , sauf Fampliation de leur capacité, et l'élargissement proportionné de l'ouverture de l'une à l'autre de ses cavités. L'ofreill|jtte gauche était aussi dilatée; L'orifice de commu-
442 LisiONS ORGANIQUES PATITICULIERES.
iiication de cette ot-eillette avec le vemricule gàUelie était extraordinairement rétréci, et formait tirie espèce de fetiteo^eiisé, à travers laquelle une pièce mince de monnaie aurait à peine pu passer. La pai^tie de là valvule mitrale qui s'adapte à Tonfice de l'aorte ne s'y appliquait que fort irrégulièrement. Les gros vaisseaux n'offraient rien de particulier.
436. L'observation qui suit est un exemple du ré^ irécîssement de l'orifice «auriculo-ventriculaire droit. Un bômme (ouvrage déjà cité) âgé de soixante ans^ d'un tempérament sanguin, avait , dans le cours de sa vie, été sujet à diverses affections delà poitrine. Quand il se rendit à Thôpital de Clinique interne, il avait de la toux depuis plus d'un an, et depuis ce temps aussi il ressentait des palpitations dans la région du cœur , qui ne résonnait point par la percussion. Les princi- ]>aux symptômes étaient le gonflement et la couleur violette de la face, des lèvres et du cou, une gêne extrême dans la re<;piration ; les baltemens du cœur , très-étendus, se faisaient avec quelques irrégularités ; l4^)ouls était irrégulier, non isochrone aux battemens du cœur. Bientôt après , il survint un délire , et ensuite tin assoupissement léthargique ; le pouls devint alors petit, lent et irrégulier. Le malade mourut le troivsième jour de son entrée à l'hôpital , et un an après l'apparition dçs premiers symptômes. A l'ouverture du cadavre, la face étaii d'une couleur violette, noirâtre ; les flbUmons volumineux , adhérens de toutes parts à la face interne des parois de la poitiînef le cœur avait un très-grand volume , qui tenait particulièrement à 1 ampliation de l'oreillette droite ; les valvules tricus— pidcs et rfiitmles étalent devenues cartilagineuses, sur-i,
, KÉTRECISSEMErrr D^S OUVERTURES Ï)U COEUR. 44^
tout a. leur basé', ce ^ui rétrécissait le diaractré de Fun et de 1 autre ôrîficé. Le péricarde contenait une certaine quantité de sérosité ; Tàorte, dlïatéè, présen-^ tait sur la membrane interne quelques points d'ossification.
435. Une dés lésions organiques dû cœur lés plus fréquentes est l'état cartîlagînèux ou osseux des valvules sîgmoïdes de l'ouverture aortlque. Une femme ( o/tvrage déjà cité) âgée de soixante-treize ans, avait eu, dans tout lé cours de sa vie , une mauvaise santé , lorsq^u^à l'âge dé soîxante-dôuzè ans elle éprouva , en mardiànt, une telle gêhè dans la respiration, qu'elle fui obligée de s'arrêter subitement. Ce premier symptôme fut accompagné dé palpitations du cœur. Lés symptômes hé devinrent alarmans que dix-huit mois après. A cette époque, l'infiltration des extrémités devint si considérable qu elle fut contrainte d'abandonner ses travaux. Lorsqu'elle entra à l'hôpital, elle avait la figure livide, les yeux larmoyans, les extrémités inférieures infiltrées, ainsi que les bras^ les mains et les parois abdominales. Elle éprouvait de fréquentes nausées ; la respiration était haute , courte , entrecoupée ; les palpitations se renouvelaient souvent; la poitrine, percutée, rie résonnait point dans la région du cœur ; le pouls était vite, assez'irrégulier. Cet état fit des progrès rapides, et la malade mourut comme suffoquée treize jours après son çntrée à l'hôpital. A l'ouverture du cadavre, oh trouva la figure également noire et violette ; les organes cérébraux étaient en bon état , les poumons fiasques et infiltrés ; il y avait une petite quantité d'eau dans les deux plèvres ; le péricarde * contenait environ une demi-livre de sérosité ; le cœiir
444 LÉSIONS ORG^IQVIS PARTldlTLlifilS.
ne paraissait pas plus volumineux qu'il ne devait l'être j le ventricule droit était flascpie et mou au toucher; le gauche , au contraire , opposait à la pression une élasticité et une résistance telles , que les parois de cett€[ cavité revenaient promptement à l'état où elles étaient avant qu elles eussent été comprimées. La substance du ventricule gauche était d'une consistance si ferme, qu'il conservait Une forme presque cylindrique; une portion de ce cylindre était recouverte par le péricarde, et l'autre partie, qui répondait à la cloison, faisait saillie dans le ventricule droit, dont il occupait en grande paitie la capacité* L'épaisseur des parois charnues de cette cavité était de quinze lignes; l'orifice ventriculaire gauche était garni de plusieurs points âpres et osseux qui, réunis près de la cloison, formaient un noyau assez considérable. Les valvule mitrales n'étaient endurcies que dans leur point de contact avec le cercle en partie osseux de l'orifice ventriculaire ; l'embouchure ménîe de l'aorte ne paraissait pas rclrécie; mais les valvules semi-lunaires, par leur disposition , en bouchaient presque complètement la lumière : ces valvules étaient non-seulement endurcies, ossifiées, mais encore épaissies de telle sorte qu'il s'était fait un dépôt de substance calcaire entre les deux feuillets membraneux qui les forment. La dureté osseuse qu'elles avaient acquise les tenait immobiles dans l'état d'abaissement ; leurs bords libres s'étaient rapprochés de manière à se toucher mutuellement, et à oblitérer entièrement la lumière du vaisseau. Les parois du ventricule droit n'avaient acquis ni consistance ni épaisseur, contre nature. Les oreillettes n'étaient pas sensiblement plus amples ^'elles
HÉTRlÊCISSEBnSNT DES QUTBRTimES DU CQBUR., 44^
iie devaient Fétre f mais leurs parois étaient si faibles que ^ dans plusieurs points ^ elles étaient transparentes^ çt cpi'elles se déchiraient avec la plus grande facilité , en se détachant circulairement de la base du ventricule. Toutes les cavités du cœur étaient distendues par un sang noir , moitié fluide^ moitié coagulé.
458. Le rétrécissement des orifices des cavités du cœur peut aussi provenir de végétations ou excroissances molles qui ont la plus grande analogie avec les crêtes et les choux-fleurs sjrphilitiques. Un carrier âgé de trente-neuf ans ( Traité de M. Corvisart) , d'une constitution robuste , mais très-intempérant, expose par état aux vicissitudes du froid et du chaud , avait , à l'âge de vingt ans, éprouvé des douleurs rhumatismales qui n'avaient que momentanément altéré sa santé. Une péripneumonie dont il fut attaqué se dissipa bien en apparence ; il lui resta cependant; après la convalescence une toux opiniâtre et une douleur dans l'hypochondre droit j à ces symptômes se joignirent peu, à peu un enrouement marqué^ des yomissemens pro-^ duits par la violence de la toux y des accès de fièvre le 9oir, enfin de l'enflure aux extrémités. Toutes les fonctions animales étaient engourdies ; à peine le malade répondait-il aux questions qu'on lui faisait ; les trai^ étaient altérés, la figure violette^ pâle, jaunâtre et bouffie ; on y voyait quelques vergetures rouges, livides; les lèvres étaient injectées j U ne pouvait se coucher que sur le cdté droit; la poitrine résonnait un peu moins dans la région du cœurque par-tout ailleurs ; il prétendait n'avoir point éprouvé de palpitations. La main appliquée sur le cœur ne ressentait aucun trouble dans les batteiRens de cet organe^ ce quç l'on pou-^
2^0 LESIONS ORCANIQTJES PA^lTlCpUERES.
yait raisonnablement attribuer à r^èdèniie considérabl^e des parois de la poitr^ie. Le ventre était tendvi , dur, la région épigastrique douloureu^je. Aul^ajat qu'on pû^ §'eijL assurer par le toi^cber, le foie éiait gonflé et en- <^ci. Les jambes étaient très-^flé^s ; on y voyait un grand nonil;>re de petites tacl^^ î^ se faisait pa;» l'anus ijin écoulement de sang décomposé ^J le pouls était fréquent, p|Btit, irr^ulier. Le malade mourut en dexu^ndant à boire , sans trouble et sa^ agonie. Lors de l'.ouverture du cadavre, l'exténewr du corps était jaunâtre^ infiltré et parsemé de petites tacb^ cojg^ime sçorbutiqi^es , qui exisitaîent d^ jà sur les janxl^ peipditnt la yie. La figure écait injectée; la poitrine xlu ,CQté droit résonnait assez bien en haut, et d'une mauîèrje plu» obscure vers la partie inférieure qu'occupe une poPr lion du foie. Du cçté gauql^e , le son était assez bon l la région du cœur était plus sonore qu'elle ;ne l'est ordinairement quand ce viscère est ^considér^tbj^ment augmenté de volume. Les paroî^ abdominales étaient 4isie^dues par 4^ g^S ^ J ^Y^ une cer(aiae quantité 4^ sérosité jaunâtre dan^ la cayué gauche de la fKÛtrjtne. Les po^mpns étaient, en g^néral^ ?^^f ^^^^^^h îSans dureté, excepté dans la parlie powér^^es^re (Jtu ppun^on droit, qi^iéu^t ei^di^rci djaqs un point ^m^ jment. Le péricarde xenferm^t u^ ^u d'«au. Le q^puf ^^ait un peu plus volumixieux q^e 4ftn? 1 eta^t jaati^rel; i). avait à sa iax^e antéiieui^e une tache l^anc^bt^ ;. une ,autre tache d^ niiême couleur se voyait postérieure;- ^ment; ^ diverses cavités é^tfiient plus gçrgées de sang qu'çm ne.le voit à )a s^ite des malade d^ns le^uelles le syst^nie de la circulation n^^ point été sOUçij'é. I^ . grande portion de la valyule^iinitrale qui est qu-devant
KÉTRiciSSEMKNT DES OUVERTVRKS DU CŒUR. 447
de rorifice de l'aorte ne tenait plus par les filets tendineux aux colonnes cbarnues auxqijielles ces filets yont se rendre* A son bord, devenu libre, pendaient plusieurs espèces de végétations assez irrégulières , ^ssez longues, et imitant bien certaines exdroissances^yphi* litiqu^es. Ces excroissances paraissaient être des dégé-r nérescences particulières des filets tendineux détaciiés de leurs colonnes cbarnues. L'une de ces colonnes laisr sait, voir deux portions mousses de ces mêmes filets ; on ne trouvait pas ailleurs les traces des autres filets tendineux,, rompus ou détapbés. L'une des valvules semi-lunaires offrait , à la région moyenne de sa face correspondante à Taxe de l'artère, des v^étaxioQS asscx fortes, en tout sen^iblables à çelJLes de la valvule mitrale. Une étendue de près d'un pouce carré ^ de h partie gauche de l'oreillette jusqu'à l'orifice du ventricule , était grenue , âpre au toucher , et offrait en petit la dégénérescence qu'on avait trouvée tant à la grande portion de la valvule mitrale qu'à Fune des valvule^ semi-lunaires de l'aorte. U j avait b^ucoup d'c^au d^ns la poitrine; le foie était dur, l'estomac érytbémateux» £n examinant les parties de la génération , on vit que le bourrelet du glai[id présentait des cicatrices a^sez profondes de cbancrts, et l'on pouvait voir. que l'uu d'eux n'était pas parfaitement guéri.
§ IL Description générale des Rétrécissemens des orijices du cœur.
439* ^P prédispositions çt causes occasionnelles -.sont trop peu connues pour qu'on puisse liçs indiquer ici. La syphilis paraît produire quelquefois les v%é-* stations qu'on observe sur les valvules.
448 LÉSIONS OReANKjtTES PARTICULlB2Rl!s.
44<>* Sjrmptômqf. Lorsque le rétrécissement a llett dans les orifices dés cavités droites , on sdnt , par Tap-* plication de la main sur la région du coeur, un bruissement particulier diiEcile à décrire. Le même bruissement se remarque encore dans le pouls , qui n'est en même temps m régulier , ni fort , ni plein , ni dur. •— L'irrégularité du pouls est moins marquée lorsqiïe le rétîpécissement a Heu dans l'ouverture auriculotentriculaire droite qu'à l'embouchure de l'aorte : ce dernier cas est souvent accompagné de ^palpitations fortes et fréquentes. Mais le rétrécissement n'est pas toujours permanent ; il peut être aussi momentané , et dépendre alors de la présence d'une exci-ôissance ou d'une concrétion polypiforme , qui vient se présenter à l'ouverture. Quand cet état a lieu aux val- ' vules mitjrales, alors les signes exposa plus haut sont les mêmes , si ce n'est qu'ils peuvent disparaître pen^ dant un temps plus ou moins long , pour reparaître ensuite. Si ces végétations flottent à l'ouverture aorlique, abaissent les valvules, elles l'oblitèrent entièrement , et donnent lieu à des lipothymies fréquentes 5et incomplètes , à des battemens réitérés , à des palpitations violentes et momentanées , à Finsensibilité ou l'irrégularité du pouls. • • •
§ IIL Traitement des Rétrécissemens des orifices du cœur. .
44'* Quels moyens Opposer à l'endurcissement et à l'ossificationdes cercles et des valvules auriculaires ? On conçoit facilement que cet état est au-dessus des ressources de l'art. Si l'observation confirme les aper-
çu$itie'M«: Gorvi3ac>l«èt de qji^lqu^atiitë^'^^ijeieîns ,' relativeopeutÀla natari3<s|i^Hîli^^é^ dés '^érchâsance^ deftTomiScdi du <rœur , iio^|k>tW4ëêôiit# à i'ukà^ft iIcsmei^uâMixv^et^rt)^)ni^«i^y«it[(^n à gùéi^V entièfcmëk leiBiala[de./^tiiïiloiil^à>faAiet4l: ^Wcd^îe et à Jbomèr. Ses ptfcgi-èsvdtéw*tir»P"t -^'oJ fc^Vuir. u: ..
, -'. ... .:;friï iU; ■nv.\. sL t>-,icic/i îf:;.:.î:oq ;ijj;;:îijiJ -m. /
442|i;Touaile» o^cits;d'âtaatpnïfe>]f)adlôfcgfc(iiè sW léaq[f!i)éls XKtt>veut)^cqiJérinid!és: ^noiicms'* ièt&6\eé 'flê'' B6r4 çeiRt^^lsjipokHHÀe;:'ponsiUteiP^4bi&vt^g)^i^ ^I^i!i4iu de Mof^agm V iOTS'p«toejqtt«»dei^ reefc^cHe^ pôdtérieuk^ft^ à cet) ^uteun ddlèioBriB] pnfeiâikgmëA^té ^(^^[ces ol)jet»^ k'splièreida'i^pftjàoniiaxsfianee^ lesldéltttfgëliiem ^^
sorte cd»o{iriEédiiQbiusé? oitiéh'Tiie(|>afi4ît? Wlili* 'édba|>]pé sur oeîpoîiiteà dli sag^cfijè defi^eft n^b^t^atetlr^i^ilié :: les^ifaèreidqs fdtaiegcàiÎ0»téi4e<tir >d^^ siés dé-»
vktâonavae^iiafieKiomv^^'^m'Uïofsît^V^ lés dîminulioiaDs oixilesiàqgnieâtidqkMis db â6â'^alibt^^4es divers «tëgéiide aa)di)Utiaii(miJde léëcoo&ûi^^rtêrfel /pïtîs'cHi liïrâÂsiiéi<|îgâéi'dûiC€ra^o^^é^9d ic^^ ses àâ^
vifysm0s3pl^ib«inK»ifti'^i^dui^^ ■^tuctaf^e^t de cQu^eiii^ KÎàtis 'sk •sùî'f^ce ihterrie , 'les ittlbërdcdea»^ lës'é^osièris'/^oa t^tie ^rte d^fiièéi^aliôii dwi^wtletûêmfe $ui*fefcë,dèlsï lames ossfeuses plte od loxdirttl iîimidt^ > <$^élbppëe^ dan^ ëes tùhi^iiôs ^ \ek d^tànéeîssMKend xfe 9ô»>dliTei'tqFi^, eëi' ùil nïbt^ tous lès di^eipjém'doflt'sbllt susôé{Aibtes së»^ vàlviiles. Uii m. ^9
45e i^isj^99i •i)»<«ATtt<»TEa Fâ3EricuiiBkiut^ exemple pr^.4» fe>U]VWigp de Mocg^i! çèfa h^ prppre k f9i^;^9m^i)^i^f]fx^^
^ 445. Unç feet»içidfe»virQ» acyijaiye larô éproutab
surtout après tout mQjmciûà)tij«4ôl^ti; il se tnifflifesta enfin une tumeur pulsaliye sous ]a cbivicule droitç , ^vef^ Je s«<?f ni^i^ Afecroii^WîCiît pràgiiessif de * cette tumeur pendant Tespace de deux pu trois mois , et protu^i^u§i^de.Ja.p^tie*^ jaternum en
forme de tête.; sentiment de chaleur et d*une dou-
)OWJs^ïi^^|93ç»iemi: ÇOttfifemêrtî'^^ .Ikpnid
pWtaP^'^opwJ* pfaliiJLfl^Wôy penUiiia» repos ^ au du
de ^^sbffiooaiîani;, tt:ên[ éiàîtiAfttoito« idb4u^^ Ude jH:^nâH//â9îi*iv^ôurrku*ei;ôuiidfiifaj^ point qla'^Ie ^m par ^ti^> àWig^e:., dfe à'flitttçnir A l'utile^ de J.'^ttttîte i ,eUfr>m6aoiikl!^'^^ «Î*«^,8mI ^mfs d'aJ)stioieiM:e al:)$Ql»ft^î^WQ>„4e JégowoiiDiiTO^ ypi^ift. 4^,lj«ttK^rilt¥«^. 4b itoif&i^r levpcrioànJe aéteit rPTO^Kjde ^tj^4j3a Qp^îàr^f)qmiiii»ait /ôë eîfauière« j^ffxi c|^jel^,j^^çi#» M.c^^^ p
ay^^ un y<Aiiw^^#ub)^,de4¥t«^i^di«»m v <f t?^ gênait ,poiftt d^^ cqpcrg^Qgs :jpç)fpfiv^^n Leo3«j jan^
j59P^rat)|e , ^ce q^iii pfod^is^^fj^ie^fc^A^^^ ^r Içs,,p^rtie^ ijj^^imrj£i^à^ihj^^fV^\i^lh huXvar ^^-^ftpre Qt l'qwopbi^ j^vOMtce^/c^mme, pm-m pu|satVffiys^l9Pti^eÛ^ eituipu^ la
AJ(iv|lYjSMES ïpB L-AOATï:. à5i
clfvlcule droite, le3 côte3 yol^inç^ ,çt Ja parjtle moyenne du iiterniun avaieat été çorroolçes , U Sféifnt formé à ^e7^érieur un^e lumeur qui/^QViIevî^t J(ç^ mincies et le? ,^g,unieiis , et imitait ^u à,e\iQv^ ^a ipr^nç d'une \^. jTe renvoie , pour les SLUf.v^s d.çt^ijj5. de l'état dtj. sac ^evrysqi?jtic[ue , à J'oifvr^ge de ^prga^ni , et je yajb ra'arrçt^i* avec l.i;ii ^\ir cy^eJ^uejS ^ints de cette l^tQJire digip^e^ dç reipa^-que.
444 P^ï*?*!!^ 'i^^^f!? yî?^ l^4^8^r immipent.i^ç |a .çftfbcation .ét^it r^flp^^^ mpuyei^ient yÎQ-
lofff, OkU l^^er , et par l'usage c^/f moindre al,iment.ou j^ç lji[.i)aoin4re qu^mitéde l/ojs^^nj. ^orgfigm- rap^;;qc)bij5 cçt je^eo^le 4'ua a.utrç ca3 j<^ ajftéyrpçae ^^ns jl^quel le ;i3|tla4^ jae ppuyai^t ni fç coucb^er, ci rendre ^eij ci^ctiçns pu^es ^iriiiV?? > .Ç^^K^).^ ^f ff^V^^?*^ fJin^enJt ^lis 4tre me^ïi^cf de pi^Çypsuîo^a , .^^t ^ap? toççiber dan^ des angoisses extrêmes. Il y a 'deux sortes dVnçr y,rysuiç?^ .suiy^nt,^ jA^p^ aç^ljeur; Içp uns qu,i qonsistfîiU dau? .i;ine ^jjcpausion ^u^i^orpj^^^ ^'^'i^";^ 9^''*ainf pa^t^ç du tuya^u artériql , hf ^^J^^ .Ji?P9^? fi^ ff>rm^ ^e §î^c yers 1^ fçritie l^i,éfaAe du ^pme tuyau. (2ç}^ ppgé , on e]ipUqne ^o\t lç$ déjfaiilaijiQÇjS, ^pjt Jles sujflfoca^ions qu'épro^uy^t le? mal^d[cs par yfli c^fingement de portion du .corps , Je {jaçg S|Ç jporiai;xt quelqiiefojs gçt si graphe quajfttitç yer3 la p^ri^e ^ plu? d,éc^,ive dii ^c,,quil j^'eu rç^epo^ut-a^sez (^ î'^rtère pour Ja
ijqçtimiî^on ^^9 A? ÇÎ'^^,^.^^^/? • ^'^^ f^?^^ 1^'W >'^^ Içf^vmptomçis d^ ai^pvrysmes, le? uiis const^ns et durgljiles, Icg^i^re? p^sjîag;er$ e;t si^ets ?i <;^e? int^erya]!^ et à des paroxysmes plus ou moins irréguliers. Moj*gaçni examine pussi les effet? qui peuvent résulter de l'abaissenlent du cœur p dans les cas,4'anéyr^$m(l( de
•452 LESIONS ORGANIQUES PÀRTICULIERTBS.
Taprle,* relativement a la dépression du diaphragme, qui forme' par là*, Quelquefois , une convexité permanente et remarquable vers Fabdomen ; et c'est ainsi que Festomac est sujet à éprouver diverses âîffeclions par la compression , pendant, que les pulsations du coeur se font sentir dans FîiypochDtidre gauche ^^ ce qui est sujet à induire en erreur , non-seulement . le malade , mais encore le m^ecin, qui , ne se li« vrant point à un examen attentif , peut prendre une maladie dû cœur et 'ses palpitations pour une affection de Festomac^et une pulsation' de Fartère çœlîàque. Je ne m'arrêterai point àtix considérations pleines de sagacité que fait Morgagni àur la partie solide et ccmfcrète qu'on trouve dans l'intérieur du sac ané^rysmatique , et à l'opinion qui la lui fait regarder comme une concrétion polypeuse formée aii moment de la mort.
445.' Je ne puis ici qu'indiquer un Recueil de Mémoires les plus estimés sur les anévrjrsmes qui peuvent se former dans différentes parties du système artériel (i). L'éditeiîr, le docteur Laùth'^ a fait un choix heureux de recherche^ sur cet t)bjét , par Lancisi, Guattani , Matani, Verbnigge, Weltinus , Ti'ew , Aisman. Cette collection , quoique déjà trèsvolutnineuse , pourrait être encore augmentée par les -res'ultats d'autres observations^ postérieures: fsûtes' i LondresparHunter, et à Paris par Desault, MM. Deschamps, Corvisart, etc. Mais, pour éviter des répétitions superflues sur les caractères distinctifs des ané-
■X.l ■! ■ I ■! M I II ■ I '.II,
(i) Scriptonan laHnomrnde aneyrysmatibus Coliectio j, etç^ Ârgeotorati^ l'jti.
ANEVRY8MES DE l'aORTE. 455
Yrysmçs^ leurs divisions , leurs causes , leur - traitepient , ne conviendrait-il pas de faire un extrait méthodique de ces différens ouvrages , , en commençant par les anévrysmes du cœur et de l'aorte, et en con^tinuant ain^si par ceux dès autres artères? Les .monographies' contribuent sans doute puissammei^t - aux progrès de la médecine interne et externe ; mais , sans l'ordre, la précision et un style aphoristique , la multiplication excessive des volumes ne fera-trelle point tomber dans une énorme et stérile abondance?
§ II. Description générale de VAnévrjrsme de taorte^^
446- Prédispositions et causes occasionnelles. Elles sont , en grande partie , les mêmes que celles des ané^ vrysmes du cœur; mais ce sont surtout l'augmentation de la force impulsive du coeur et les obstacles ' apportés au cours du sang au-delà d'un cerjaîn point dans l'aorte., et tout ce qui peut affaiblir ou désorganiser les parois de ce vaisseau , comme les efforts violcns , les coups portés sur Fextérieur de la poitrine j en outre , la suppression de la gale, d'une dartre , etc.
• 447' Symptômes. 11% varient suivant le siège , le volume et l'étendue de la tumeur. On sent par le toucher , oytre le;s baltemens du cœur , ,un bruisse^ nient un peu au-dessus du siège de ce dernier. Le son qiii résulte de la percussion du côté gauche de la poitrine est mat ; , le pouls est très-irrégulier ; souvent il n'est pas Je même aux deux bras. La tumeur est-elle perceptible au toucher ou à la vue , on y sent des pulsations qui sont isochrones à celles des a;--
454 LESIONS ORGANIQUES PAÀtiCUUÎkËS.
tères. Les sl^es sôrit , en gênerai , très-dôufeùx fors^ que rânévrysine dé Faorle s'étèjid vers là colonne épinière- Cet anévryénie peiit comprimer la tràcn^è ^ l'œsophage , les vaisseaux (juï se portent au cervéaii ou qui en viennent ; die 1^ un sifflement qu on fait entendre eii respirant, la ayspnagîe, la tendance i l'apoplexie, il peut aussi se rompre dans la trachée ou l'œsophage , et fedre périr le malade des suites de Thémorrhagie*
§ III. Traitement de TAnéyrysme de Vaorte^
,44^* Morgagni rend hommage au talent de Valsalva , qui , ayant trouvé beaucoup plus souvent qu'il n'aurait crii des traces de ranëvrysme de Taorte , et frappé dé la fréquence d'une maladie aussi dangereuse, rechercha le^ moyens qu on pourrait prendre pour.arr^ler son accroissement et ses progrès, il prCHfita des vues qui lui avaient été suggérées par là lecture attentive d'iûi passage d'iïïppocrate sur leî varices dfes veinés inte^rnèis , sur les saignées répétées • et le régime sévère qui peut en arrêter le cours, u ne se borna point à une simple présomption el a è&s indices tirés de la pulsatioit où de quelques autres symptâmés ; mais il eut encore ^lieu de se convaincre de la vérité par ses propres yeux. Û eut o<?casion d'ouvrir le/ cadavre d'un bômmè qu'il avait gùeri d'un anévrysmé interne y et qui avait ensuite succoinl>é à une autre maladie : il trouva que là partie dç Tartére qui avait été autrefois le siège de l'anévrysmc avait non-rséujèmeht repris son calibre .praîiiaîre , Itnâis qu'elle conservait une sorte d?e callosité <ïans
A.wiYRTSM'Eir tt l'aoRTE. 455
le lien affecté. Voici quelle 4lâit ^ thêûtààe : aprèà avoir fait prâti^er quèlqtié^ sàîgrtéés , ValsâUa faisait dintinuef* pt*ogft*é^iVeâieiit fe nourriture et la boisson de jo«f eiï jouf ; jus^d'au point de parvenir à né donner au m^hldé qu'une dèfinl-Kvre de bouillie lé matin ^ et deux fois mô'înis le soir. On h^accordait^ otttm cela , quô fû^ge de leati, eti se bornant même à nne certiiftfe <(tlantité , et éh y mêlant un peu dé gelée d^ téitig ÔU aùlrfe slib'^ahcé anàlogtiè. Lor^ qu'il aveât éiïé exténué le malade au pbikit de l'avoir réduilfà ne pouvoir se fevér dé «ôh lit, il conimehÇaît à augmenter éhàqiie joUr , par degrés, la nourriture jtistqu'àu t^établiisàémëiit ètitiet* dé ses forces. Si, durant 1^ pftiénbie^s j^uts qUe le" malade se lève , les palpita-^ tiôns Éé renouvellent eUborè, il rie faut point s^eà éffraj^ i puisque rexpërléncé àp|)frend qu'elles ne cfontin'u^ht point , qu'elles fîhisëent ^àr dispafàîttie et né plus éprouver de retour. Lancii^i rémafqdfe qu'il faut s'y phéndSe dé la niême manière pour arrêter lès progrès des anévrysmes externes. Il est vrai, coiîmiè Morgàgni a soin de le noter , que ce traitement imposé parValsiâlva peut paraître unpeu4,ur, et qu'il est difficile de le faire adopter à une époquje où il peut seulement être efficace , c'est-à-dire lorsque le malade n'éprouve que de^ légère iiiîtîmnlttodin& /et qu'il ne connaît poim lè danger ^ui le menace pour fave^ nit; sbuVentil fink par s^y déterminer lorsque des mi^isàts extrêmei^ et utie mmi imminente ^nt an^ d^uride toatès les ï^e&btxvcté: ^uél^<fëfdîs dfes lo^ ttoÀs des brasretldei^ nàaib^; Oti-méme des baîn^ ôhuudé décesr pirtië^^ odtprédiliettn Mulageii^W à^iàfrque ^ ^.ÊioSilfiteA, isâttil^d:Oûté> tlâ >di]f.cùlàtiO)EI lodJe "^ èli
456 LÉSKWVS OKGAlS?ftU^3^1ITV^l^i)M&.:
d^ageai«t un peiu.;îa:tiw©Ut4iMQrgag&i. ajoute qu'en faisant des frictioxi^ ai>^ hra3|]PilQngé94aiiâl'eau.chaude^ il parvenait à soujagçr 4^u^ ,)jQU]iies.p^rsçf)néS9 xiont l'une éprouvait par iptâr]^all€^;4^ glande» emiétés dans la région ^prjécordiale ,f ajf^c^^jsenUtn^iî* .d^ .suffocation y et Tartre une sorte dç.£fu$pei^ippjd^s fonctions des sens.; et c'est ainsi qu'il faisait c^dèr.'prpniptement les parwysn^içs qv^i p sa^ns, celte attendon , . étaieni d'uijie très-J[ongue d^rép. Up^,ai}ire malade: , doni çn avait ^nnon^cé la .n^pr).jco}ii^Q:t^'M-prôcti$^i^ > ftit aussi conserve pIpsie^rq)Tnoif ; et^cop^mp. dés, convulsions internées prQdui^nt quie]quef)[>is ces anxiétés et peuvent se jçi^dre^^ai^ y(\çj^ ç>ifg^iqijbç;^..à4Qél^er le xetoiir des paroxysn^ef et a^gnaeriteaFjiîjêfne leur intensitéysion réva(|ue;en 4o$ite l'utilité de ces frictioqs dans l'eau chau4e comme :nîpy(çn de révulsion , on pe peut mécomiaitr^ttu effet direct produit par le re- |l5chement j et c est, .?insi qu^ ^énac a yu couvent les frictions et Jespé^i^^yesfair^ pesserJt^^l^lpi^tions dn
TÛMÈûkii kT^ AFFE^CtlOiVS HÈMOnRHOlDALES.^
^ 449* I^ iânitfcum if entendent par hémorrhoidès , tantôt un épojilement rsaiiguin <jui a^liem.par l'anus, et tantôt des iumewe formée^.à la.mai^ de; l'anus , ou dans rintéri^uriniéffi» dui recyjuuv ipar la ctila* tarion à^ yQÎn^r<^oui^'4yite!r^ toute .©quivoi^e^ j'ai traité de Té^oulenjent^isai^uiÂ. ^us hi^x^ïà Ah flux hémoprhoidal , à T^ç^ifiplQ'^fe^tabl, J^offmann, etc. \\(^^l^f\^^Ml^^{^^^ ^e nom d'Aé-
TUMEVRS H£MOKRnOÏOALE«« 4^7
morrhoïdes; ou de tumeurs hémoirhoïdales^ à la dilatation des veines de l'anus.
45o. Pourquoi retrou ve-t-on si souvent dans Thistoire des écoles célèbres de médecine ^ compae dans celle des médecins, des traces si profondes de Fesprit de parti , de la haine ou de l'envie , qukfont rejeter, par les uns sans disùnction ce que les autres ne cessent d'admirer ou d'exagérer sans mesure ? Stahl, avec cette sagacité^ cette profondeur de jugement qui lui étaient propres , avait senti toute la fécondité des principes des anciens sur le flux hémorrhoïdal ^ et ses disciples n'ont pas manqué d'en faire la base d'une doctrine presque exclusive et universelle de toutes les maladies chroniques. D'un autre côté , l'école de Leyde , séduite par ses théories brillantes et l'application spécieuse de la physique à la médecine, aflfeçte un. silence profond sur les principes de Stahl et de ses iseôtateurs , au point mêm^ que Van-Svnéten île fait auc^une mention des écrits de ces derniers ddus le catalogue des auteurs cités dans ses Commentakes des jéphorismes de Boerhacive» Dehaën, comme pouf plaire a Yan-Svdélen , a écrijt ,une Dissertation^ d'ailleurs judicieuse , sur les hémofv rhoïdes (i). il se livre d'abord à djes cpnsidérations anatomiques et physiologiques sur leur formation.; il exaxtiine leurs jçauses , leur utilité, feurs e;ffets nuisibles , etc. : naais que doîtf-on penser de- son aflfectatiop à T\^ regardpr Stahl que comme chipiiste habile , et à lui reprocher d'êirg eatièreme^t livré à des, spé-r culations vaines en médecine ? .
(i) De'Hœ'morrhoïdikm^ibellu/^^ i^vs^. IV. oui- rned.
458 LtoôM OfteANIQtJÉS PÀKTICULliRES.
45i. Leftcàuse^^ soit générale^, sôitlocaleSy sont très -multipliées y suivant le recensement qu'en fail Bebaën {Ratio meit., tOrtielV). Lei plus ordinaires sont TembonpoiM , la di^tèiïsibn générale des veines , ht boniie obère, ttne vie sédentaire, une disposition hétéSu^re , Tusa^e trop répété des pui^tifs Actes , des àfifeetiôns tristfes, Fexercice prolongé de l'éqmtatiOtt , ett. — Sjrrrtplèynes qui précèdent. Légères horripiiutibns, dVéc un reis^rrement spasmodique de Teitérietir du Corps , douleur graVàtive dti dos et dei lotkibes , (|uélquérois engourdi&sen^ént des extrémité itaférieurèis, pôtdis dur et serré, sécheresse deFintélielir de la boudhre, ûrinies pîéftt abondantes et décolcréés, débilité de FestomafC, datuosit^ dans le^ intestins, fréquentes envies d'urlûêr et tf aller à la selle , éènthnent d'une sorte de pr^fôk>ki depuis Fanus jusqu'au périûée , queïqtiefois avec écoulement d'un* toucôM^ Mafîche ; èfû géûérd, grande, variété, soit Jpbu'i^ \Sk qàiantité du sang qui s'éCôtde, soit pour h durée dé l'écoulenieiit; dangérâ^ de cette évacaatioïi ][)forlîéè à rexées; cbùté des forcés, màrasime, pésaaiteiii* des Cùis^és j ëcAmneil laBoHéiix , sentiment de •pééSsîWn datts la n%rpn préèlft^iàtè , gonHement èk Vëftïrë âvéc des ibi*bdfygmés , fôûls faible ; si celte cvilcda'liiîita contlntié d'être immodérée, enflure des ][)îéds , dé \d fôée et dèS yeux j couléùf tfè ïa fecè fivide ^ plombée, rèspîratiôn gêfSe, hjrtlr6^îe> fièvre iènie, dépérissement; préskf^ encore pîùs funeste si le fbié oala ï^ate sctottiiméfiës', s'il y à coilstîpatîote, cachexie commençante, bydropïsié.
^52. Alberti, un des disciples de Stahl, a composé un gros Volume 'suîr lès hémor rlïOidiMJ ; et il eii^te d'ail*
TUMÊtàlS HEMORRHOÏDALÊS. 4%
fè'ûk M foûïe tfâùbes écrits sur le mêïne oBjét , Jiu- Bllëé fiât- Fécoié Staîilienné , ^oiis forme d^ Dlssertaffohs. Qiièlqtié^-uSi'è^, sanâ ^oute, portent un peu ïé éâracièré d'une pteveniîon exagérée, cornmé celle ou Fbn établit une sorte de similitude entre les hémorrïit)ïdé^ et l'évacuation périoiuijùé des femmes , celles ou Toti faii voir urié éorrespondance soutëhUé entré les Kémorrhôïdes et les fnaladiès de fa rafe , le scorbut, les âttfe'ctîôiis de îà tête, de là poitrine, le calcul et là goutte, etc. Car si onu'œt sur ses gardes eh médecine*, il suffit ^ttoîi ait approfondi une maladie pour qu'on pensé toujours eh retrouver dès tracés dans d'autres maladie^ qui lui sont éirangères. Mais peùt-oii refuser ùri iîariactere de sâgêslsé et de modération à d'autréi Dis^'rïatiotis isortiès aussi âetécoïè de SuîM? Telle est ceïlé qui a pôtir titré, de Hœmorrhoïâdrîorum prudeml thenxpèid per àcîdulàs éilfîermas f telle est encore èelle qui traite lés règles dû régime et de lia dîéïé zxsx personnes sujettes aux bértiôrrtioïdés , dèSœmdr" rhoïdàrioràm règimine et dieiâ. L'auteur de cette dernière, qui sait joindre les préceptes de la philosophie à ceux de la médecine , et citer toùr-à-tour Hippocrate et Sénèque , remarque judiciéu'isemént qû'éfft évitant les excès de FîntemJ)érancé , fes éàai'ts déS paï^ fiions insensées , et Knàctivîté d'uïhë Vïè sédentaire et pïorigéé dans Ta mollesse, lés personnes sujettes aui liéffiorrhoïdes échappent bien plus sûrement au danger ^^ et peuvent bien mieux parvenir à une guérisol^ solide que par une vaine profusion de moy^s pris de la pharniarcie (f).
(i) L'ouvrage le phis complet et le plus erudit que nous
46o USIONS ORGANIQUES PAKTlCUUilllES;
455. Une distinction très-împortante à établir danâ i'histbire des hémorrhoïdes, c'est celle des tumeurs hémorrhoïdales locales et des hémorrhoïdes constitu-; tionnelles : les premières i par leur ancienneté ^ prennent le caractère des secondes. Les observations sur cette maladie sont extrêmement multipliées chez les auteurs , et Trnka en a réuni un grand nombre dans ^n Traité. Nous sommes cependant encore bien éloignés d avoir des notions précises sur sa nature^ comme je Fai indiqué plus haut.
454* Sialil donne un exemple de tumeurs hémorrhoïdales dans l'observation suivante. Un homm,e âgé de vingt-six ans, d'un tempérament lymphatique sanguin^ faisait de temps en temps usage d'un vin .trèsgénéreux^ voyageait souvent dans des voitures non suspendues, et menait dans les intervalles une vie inac-
|>ossédion$ sur les hëmorrhoïdes est celui de Vinceslas Jrnka {Jïistoria Hœmorrho'idum , omnis œvi ohservata medica con- ^nens, i794)« Cet auteur fait connaître non-seulement leurs diverses formes ^ leur type, leurs causes excitantes, mais encore leurs symptômes, le flux hémorrhoïdal suivi d'effets favorables ou contraires, la terminaison ou les suites de Finter- ,^iy>tlon de cet écoulement. Les préceptes du traitement sont exposés aussi avec les plus grands délaik , ou plutôt avec une .exubérance <l'érqditioji qui rend embarrassant le choix des moyens. L'auteur passe soigneusement en revue les divers re- Ynèdes qui ont été employés contre les hémorrhoïdes , et il cite tour-à- tour les émétiqueà/'les purgatifs, lesdiaphorétiques, ;tes résolutifs , les emm^nagogues, les anti-sppismodiqùe» , les toniques, les anodins appliqués en topiques^ etc. Comment concevoir, d'après ce luxe pharmaceutique, que la guérison des hémorrhoïdes puisse être douteuse , ce qui est cependant si souvent contraire à rexpérien.ce ?
TUBIEURS HEfif ORRHOlDÀtES; 461
tive. S'élant, dans^un voyage , servi de la culotte d'un homme attaqué d'hémorrhoïdes ^ il ne tarda pas à * éprouver une pression douloureuse au coccyx : il Fattribua à la secousse de la voiture ; mais bientôt après il sentit une petite dureté au pourtour de l'anus ; une douleur ardente, brMante, très-forte, se joignit aussitôt à èe symptôme fia tumeur prit le volume d'une fève, la douleur devint pongitive , fancinante, et si intolérable, qu'elle amena la toux et f éternuement , et fit craindre des convulsions. *
§ IL Description générale des' tumeurs hémor-^ rhoïdales.
455. Prédispositions et causes occasionnelles. Les tumeurs iémbrrhoïdales sont plus particulières aux femmes qu'aux hommes', aux individus d'un tempérament sanguin, bilieux ou mélancolique; elles sont le plus souvent l'effet d'une disposition héréditaire , <i'une irritation ou d'une compression fortemeht et long-temps exercée isur le rectum et l'anus, comme ^une constipation opiniâtre, la chute fréquenté et permanente de l'anus, une équîtation fréquente et longtemps prolongée , la gestation , le calcul ou des tumeurs de la vessie , de l'utérus et du vagin, etc. ; les affections morales tristes, l'usage» trop répété des pur-^ ^atif^ âcrtes. • ■
456. Symptômes. Les tumeurs hémorrhoïdales ont leur siège à la circonférence de l'anus ou dans Tintérieur même du rectum, vers sa partie inférieure : le» premières sont appelées externes , et les secondes, in-«iQ*nes. Ce sont des tubercules arrpi^dis, tisses^ réni-
4'63 tsisiq^s OB.c^5fi9TÇE? P^Rf^cj^i^ijv^çv tens, d*un rouge viQjet, pl,uç yi^i p^ç^n^*djOji^^Qi;irejiji|* Ces tubçf cujie^ coramejt>c<ent cij^elc|ijçms par être ijïJioi^ et yeâculeu^î pf^ïf ^^j^rp^çni ^oiiJQj^rf par é/tre réf^ktens el'dur$: iU f Qijjt plxis pp fpoji^ y,^jTO^^V^f ^?
irpdujCtioja (Ju dcwgjt .^içi^ Jç /l^K^ ^||&^ P!9ffT )p? fairp yec(ffijia^tr(ç ; oju y i;ç;ss^ une ^f^ ^ tpijrrçUejl ^u^^ foj-m^ d'éfîiine^Cje$ quf sçj^^ ^çpfif qe^ ]ç^ ^pes ^^
aulpe^ Ipjar.de^ f^l'pÇ? ^^PP l^^SH^.'? PP'B^J# IS^^f ?iÇ doigt , non sans causer ^[e yiye^ dj^ifjfiui^. jLa jUffÇr brane externe du rectum se montre toujours plus ou m^i^ ^j^ 4çf?iojrs penc^açt Ir;^ e0Wt3 iCjuon fait pcwir aller à la selle. S'il exisije x|es.j^i^eurs hiemorrhoïdales internes, et qu'elles sortent en même temps, ellesreuyrefi ,de pl]^? w plus 4i^ci|ei?\e]at; çi^ re^epuçç par le piq^pt bcr^Qrrji^oï^î^,, elJefJpjÇ^i^^ bî^lji^fipent en d^bqrs. Ces ^tuç(içiur^ pçuyçnjt gtf?
cqcje ? leur Ç^^piaijtj^cj)^ juja ecoi^If^enf pl^ ou moipf C9n5(l4^rable de sapg ^ i^Stfez 50uyepijt prec/éde ffu sfiff} çt f^r^ççQcnt ^iqca{n|Wigqépar ui^e ejtgf^on.^ flxucosijiç l^^^qUe. J^fang fluje peucjiapt ^nç Jjç n^^]f^(p.\?f l^^Je ^ ^1^ j^rh la sprtie des ef cré^i^^ns > ,e^ ^ 4wi?? dp cet ,éço,idenxei?t peu^ être pliis oji moins graficje- JL4orsqu'elte ne sont point Ûuentes (^hérfiqrrJidUif^ /lyeugles ) ^ filles ^rjf^ssez souvent sujettes àdesajir taques périodiques d'irritatipn inflammalq^re. fj^^icr c^4^? X'^ P'?^ ftrdipaire? des tumeur^ héaiorrhoiïd^les ^gnt d|Bs flux ex,ç(essi(s, des doujieurs irq^-viy^, 4^ ^'^fls^^Qf^atjiQn^ des 4^pôts et des fistules à ja masff 4e rap,uç , .yne «d^généralion ;squirr^use et cajaçéreuse» £t e;jfm la ;;ujxture des vein<^ yariqueuses.
457. Les hémorrlK4<Jieç peuvent êtcepiu^ement lor cales on bien çofï^p$^siW^llf$ : idans jce dernier cas ^ elle;^ §o^jt ppéo^^ 4ç ^gra^tÀED^sjdcau le i^mbre yarie /cQ^in^e Vint^^t jds naotjopLtclqnefois des las-jaî^dfs ^ 4^ peïsa^iixs^ d^ tète , :ée h uîstesse^ des fia.tuo$i^es , 4es i?iau?c ^'^\Of3mc^ :dç Ja conjptipatîoii ^ des horifpTygf^i^, i;ft peu de , pniàjL sm de dbaléuf a Fani^s j d'autre |c4s ito jbwripUfbUons I^^fères*, ^n res- ^rrpmeajt sjppsmc^qnp diî l'iOf gâne cntaac , la sécherjeç^d^ 1^ ^«^açl^^ , fcàiirA^ , : le ceîçerœniiçiit et l'bJégaljuje du ppu^s , .^«s §||ji^q§U§s>: desdoqlQur^ gi-avoçivê» du dçs et d^ J^in^^f <jfleï(I»rfois Fengourdissemenl des ^txépoiîés^'f^^ idu^me, dû prjJnt ;
dç la lOl^uf /et 4?? AwJlwrs plias joii moins cp<isid4r^l^^^t ji'^ni^if , ^jf^fxnminmsxd de pesanteur VAeïidîH^t y^ le pénii^ée.^ai^wt k cours de ces syftïpién^^. ftng érçp^q #: 1* >0^aige de Fanus , ou d|m« Fint^n^r: p^e d*i S^cMim^ de tuiteurs aipfâiogWs à Ç^^ ;aw- i? yiws 4^ deccure, ^elcpii «st »mvi»*d'uft ecRwj^fljejqijt plji^ ou mpm» ahuïïdaim de sa»g pur ou ^ ÎPft'^ # WWO^té. Pftu à peu lés douleurs diminuent ^W?î:?iBP ^'^"fei^ent, les tumpurs hemorriioïdates se fWMTfçpçjt, l^pejWAjuilesiieoouii^re^tdevieht^bsque, ^t ^fles jfi^eiXit pluSi ou i^oins ioi^-^^emps indolentes , iwm'^^ (1^9 h timme jséiip de «ymptom^êJ se reJ>ro-^ di^ fj#n^ u^ nojWîoUe Mt«qvè. ' / î ;
4^3. Cesit autattt datos4%giène3cpïé dàifs4â phar^ nj^i^flp*'U<îOiB^vi»t> eiigéneral> dfe pïiisér lés mcjjrëhi K^ppes ^ 4»BjJb^tlre les héiûorrhoidesi ^ >L'exp<?riencè à prouvé <|w robflftr vattiffin «acte des ^tes^diAétî^ueé
464 LÉSIONS ORGANIQUES PARTICÙtiÈRES.'
peut retarder et même rendre pi^esque insensible là pialadîe dans ceux chez qui elle ^est hërédîtaire, et que , dans qticlques cas , le régime seul a ^é suffisant pour l'enlever radicalement lor^ii'-elle n'était pas trop inTeterée. La nourriture doit être en grande partie composée de plantes potagères^ de fruits acidtdes. On doit rejeter l6siK>is$ott» chaudes ^;éébau£fant^s^ telles que le tlié , le café y les liqueurs spiritueuses , les riris nou- :i^€aux ou accrtes. Cep^idant l'usage modéré d'un vin vieux, si on y est habitué ou- que là faiblesse du corps l'exige, peut être conseillé; "mais la boisson la plus convenable est l'eau fraiche. On rie'doit pais surpbarger l'estomac ; il convient au contraire beaucoup mieux , surtout à ceux qui mènent une Vie sédentaire, de faire plusieurs repas dans là journée. Mais c'est surtQUut un exercice du coi^ps proportionné à l'état des forces qu'il convient de prescrire; et si déS' circonjltanqes empêchent d'y recourir, on doit conseiller au malade de sq coucher horizohtdlenreht , etd'e'fhire des fricûons^sèçhessurifabdomen^ soit avec la niàiti'séùlé, ^it avçci de 'la «flatieUé. On doit *évitei*, atiîtaht qu2 , est pQSsiUe, dâs. sièges échauffàns , nt pas avôirihlibitudleçii^t le corpij courbé en avant , ne pais trop prolonger le ' sonmaeil , et ^éloigner toutes les affections vives de l'ame. Les voyages sont d'une grande iitilité. On conçoit qu'il faut, avant toute chose, combattre les causes de la maladie; mais très -souvent on Q'y réussit pas ; surtout lorsque' lés tumeurs sont invétérées*, ou,qii|Bi lç9 «causés s6nt dé^ilatilre à Ti<é pouvoir (^f re^loigné^. .ï^ut le soin doit x^onsistêr, dânsi ce cas, \ csiXxxi'^, les 4oiileursi , . à diminuer lé gonâemént ^ et » préveiOJy.Q^ rfeoudrc! Ijpflamwation. Lor$t[ue Taf-*
TUMETJRS RCMORRROÏDALES. 4^5
fecdoïv est purement locale , on se contente de prescrire un régime râfraichissaïit.iet'des topiques propres à rétablir le tOH des vQisseQux. Les tumeurs constiintionnelles^ au contraire, qui sont le produit de Taclion prolongée de causes qui communément ont leur siège dans les viscères du bas -ventre, exigent, outre' les. moyens topiques , les moyens internes propres à les détruire» On doit n'employer que les purgati& les plus doux , les donher en petite quantité ^ et n« les pas continuer trop long-4emps : tels sont les eaux salines , le tartrate aéidule de potasse ^ le sulfate de soudé ou de magn^ie, etc. Les lavemens sont aussi très-seu^ vent utiles, mais ils doivent être tiédes. On peut ranger au nombre des tojnques qu'on a le plus recommandés, l'eau froide, la solution d'alun, celle de sulfate de fer, |a décoction d'écorce de chêne. Si les hémorrhoïdes sont gonflées ou douloureuses , on prescrit le régime végé^, des boissons rafraîchissantes^ le tartrate dépotasse antimonié très -étendu d'eau ^ tandis qu'on applique les émolliensa l'extérieur, tels que le beurre frais , le suif, des cataplasmes de mie de pain ou de carottes pilées, les vapeurs d'eau chaude, etc. Si la tmnéfaction des hémorrhoïdes (i) est due à un état de débilité locale ou générale, on conseille les topiques astringens. La douleur est-eUe très-vive , il est souvent nécessaire d'y appliqtier des sédàti& , tels que le camphre, le safran, le populeum, l'huile de jusquiame, etc.
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(i) J^î parlé > dans les affections organiques de Vappardl circulatoire^ du Traité de M. Larroque sur lés Hémorrhoïdes , et de Topinion un peu trop ^dusive qu'il admet.
466 LESIONS ORCÀTïIQimS' PARTICULlIllUBS;
LÉSIONS ORGuiNIQUES JPuéRTICUZXÈRES DU SYSTÈME LYMTSLjtriQVB.
459. Il en est du ^sterne lymphatique comme du système nerveux; l'on et l'autre' sont extrêmement répandus ^ et concourent à l'exercice de la plupart des fonctions , de sorte qu'il est difficile de faire le départ de ce qui^ dans beaucoup de mairies ^ appartient ^iniquement aux lymphatiques et aux nerfs ^ ou à la totalité de l'organe affecté. Il est donc difficile de ne pas tomber dans l'iui ou l'autre extrême, savoir, de trop accorder aux lésions des lymphatiques , ou de leur trop refuser. Dans les scrophules, par exemple , ain^ que dans le carreau, on ne peut mettre en doute que Ja lésion du système lymphatique n'y soit |)Our beaucoup; la même chose peut se dire de l'éléphantiasis et de quelques autres maladies dont j'ai déjà parlé dans l'ordre précédait ; mais comme presque tous les systèmes organiques sont alors plus ou moins I^és, ou comme les modes de lésions ne sont pas particuliers 0UX lymphatiques, j'ai cru devoir en tiaiter dans cette édition, en même temps que des lésions oi^aniques générales. C'est sur les hydropisies que je vais p\u^ ^articulièrçment insister ici. On ne peut mettre eu doute que ces affections ne sment quelquefois occasionnées par des lésions organiques du ^stème lym^ phalique. En injectant les vaisseaux des cadavres d'un grand nombre d'hydropîques , Mascagni a remarqué que les troncs étaient tellement dilatés, que dans \^ j)lus grosses branches les valvules ne pouvaient plus s'opposer au retour du fluide injecté. Dans lea mêmes
HYDKOPISIES. 4^7
sujets, il a TU que la <}ilatacion avait également lieu dans les lymphatiques <ies glandes et dans leurs cellules. D'autres fois, et «c'était le plus souvent, les glandes des hydropiques étaient tellement obstruées , que le mercure rompait plutôt les tuniques des vaisseaux qu'il ne traversait les glandes. Les vaisseaux eux-^mémes, dans tout' letrajet qui existait avant d'arriver aux glandes, étaient 'extraordinairement distendus et pleins d'un fluide-en tout semblable à celui que contenaient les cavités^ qui étaient le siège des hydropisiies. On a reconnu également que ces glandes avaient acquis un certain degré de dureté. La rupture de quelques vaisseaux lymphiâtiques a aussi été quelquefois observée; il en est de même de leur compressionpar une tumeur voisine, où da^ leur obstruction par «ne concrétion interne. • •
466. L'influjeûcecôntinticiJle des découvertjes faites dans l'anatomie , sur les progrès de la pathologie interne , se manifeste de nouveau par les lumières que les récherches sur les vaissèaui^ lymphatiques ont répandues sur* la théorie de l'hydropisie. Combien les expiiessiens employées parles ainciens suf la formation de cette maladie sont* inexactes , par l'état d'enfance QjLi était èricbre l'ànatonMle l Arétée , d'ailleurs si excel; lent observateur > ne fait qu^* répéter, en parlant de l-hj^dropisie , les ^rm^^ vagues de jfluxion froide ., 4^ ,
■ ■ • ■ I j '■ Ml I. Il, Il I 1 I .l/li f 11 II H l> t I ' IJIII II !■ JT
468 LESIONS OROANIQUJBS FAnTlCITLlERES.
changement du corps par une cause froide et hu^ mide , âH habitude du corps qui se résout en eau par une sorte de colliquaticm. Je m'abstiens: d'une plus longue éàumëraiîon de» auleurs ^ même le» plus célè^ bres^ dcmt les expressions sur cet objet ne soiU guère phis exactes* Ruysch a eu' pour ainsi dire la gloire d'ourrîr une nouvelle carrière à la patholc^îe par ses injections. Il remarque {Ad^ersaria anatomica) que la sur&ce interne de la dure^mère ^ de la plèvre ^ du péritoine^ etc. , est lubrifiée par un fluide facile à s'évaporer ^ et propre à être reponvpé comme par un mouvem^it rétrograde ^ attribué par Stenon et Malpighi à l'action de certaines glandes qui se trouvent dsois ces membranes , et par Ruyscb^ à des ramifications in« nombrables des extréadtés artérielles. On -voit que ce dernier anatomiste avait entrevu l'objet, et qu'il n'est< dans l'erreur que sur la véritable voie de l'absorption, dont la connaissance a été le fruit des recherches postérieures. Jusque là, on avait cru que les épanchemens formés dans diverses cavités étaient dus à une simple condensation d'une sorte de vapeurs , et que la UEiatière en était un liquide aqueux.
461 • C'est Hevrson , célèbre anatombte anglais , qui , par des expériences et des observations eompa-^ ratives , est parvenu à donner de» idées justes sur ce liquide. 11 a recueilli ^ dans un animal récemment toé , le liquide qui se ramas^dans la* cavité de l'abdomen , le thorax , le péricarde ; et, par une simple expo»-* tioû à l'air ou à l'action de la' chaleur ^ il en est résidté une substance eeagulaUe ou de l'albumine , comme IpodquVia opère, sur t la sérosité du sang« Cette e^pé" rience , que Hevfson a répétée plu«burs fois sur des
, î HYDRonsiK»;. 469
<^îtas y des oies ^ des lap&^s^a produit toujours Je même résuhaf. IWfepet Monrosont tous doux <fai .même avis. H s'agissait dd comparer ce même liquide ^ea celui qui se trouve 6^bs les vaisseaux lymphatiques. Jfewsoaï ,; après avoir tué tin' animal sain , dioisit des vaisseaux lymphatiques d'iihe certaine étendue^ qu'il lia convenablement, qu'il détacha ensuite pour les ouvrir et en recevoir le Kqtiîde dans une cou|)e- Co liquide^ fourmis ai^x mêmes épreuves que le* précédent, s'est trpnvé de lamêm^ naturei Ces expériences ont été plusi^ws fois répétées sur d^ oies, dès lapins , des chats. 'Oh a seulement remarqué des variétés pour la proportipii de l'aibumine , non-^seulénaent suivant l€?s divers^ewres d'anîmaux ou leurs âges fespeclifs , mais encone)suivantî*^éiat de ferce et de débilitédes animaux de la .même espèce. Ce qu'il y a surtout de curieux et de concluant pour l'identité des trois liquides, savoii*, de celui qui se rassemUe aux surfaces intérieures dés membranes diaphanes , de cekii que donne la sérosité du sang , et de celui qu'on trouve dans les vaisseaux lymphatiques , c'est que lorsqu'on prenait ces liquides dans le même animal, soit dans l'état de santé, soit dans un état de débilité ou de maladie , on y observait une correspondance constante pour la densité et la cousis^ tance , et par conséquent pour la quantité de l'albumine. Hevrson a observé aussi que, lorsque l'animal était affaibli depuis quelques jours par la diète ou une boisson purement aqueuse , les trois liquides étaient très-délayés et contenaient une très-petite portion d'albumine. Ces variétés des fluides lymphatiques ont été constatées par l'histoire des maladies. Une sorte de concrétion plus ou moins étendue est formée aux sur-^
470 LÉSIONS OKGAnnjtnEs i^iunncuLuaiEs; iàces intérieures des mçmjbranes sérenses dams letiii' flammatîons , par une sorte de surabondance de Falbumme^ ; dans rhydropiâe, le fluide épanché est quelque^ ibis très-aqueux^ xTamres £)îspluso«i ndoins consistant ^ soit qu'il proYÎenne -aiors.'iFune mflaminfttictt lente, soît que la- parbe la plus -fluide^ ait *été repompée par le système Ijm{4iatiqnèi** *'•♦;• ^ '
: 46a. On ^it que toule^ les psoties du oorps humain sont perspî^ables.; que les^oafirkés splalichIl^ues surtout sofit nrrosées sans cesse par ame'sérosîtépkis ou moinS'âWndto^,.pIusroum^Qss^iMhlé^(|U\se forme en rosée à la surlace Ubpe des membranes séreusies dont elles ç^^n^: tapissées.. Le mécatKsme qui préside à ce phénpmène- parait maintenant mieux cobuu^ puis- ^qu on est pcùrvenn non-'^euleïlaent' à démêler le carac-^ tère du fluide séreux cpii abreuve nos. organes^. mais qu'on connaît encore le système des. -«aisseaux t[ui le reprennent et le reportent dans le torrent de la circulation. La plupart des^auteurs , et surtout Mascagni , pour expliquer Fexbalation , ont eu recours seulement à des porosités inorganiques des parois artérielles par lesquelles les fluides transsùdènt sur les organes ; mais, d'après les observations de Bichat ( jincUomie gêné-raie) , cette transsudationna jamais lieu pendant la vie ; et l'on peut regarder les exhalans comme un ordre particulier des vaisseaux du système capiUaire , par l'intermède duquel ils se cbntinuent avec les artères qui leur dj^portent les matéiîaux de l'humeur séreuse qu^on retrouve dans le tissu cellulaire et à la surface in* terne des cavités qui renfertnent nos difierens viscères. Cette sérosité est bientôt absorbée^ dans l'état de santé; par un autre système de vaiiseaux^ dont les radi-
HYDROPISIBS. 4?^
cùles innombrables commencent et s'implantent dans le tissu cellulaire et à la surface ^es cavités , où elleS' jouissent de la faculté de pomper , de sueer les humeurs séreuses que Içs vaisseaux exhalans y déposent ; et c'est ce qu'un appelle syslètne absorbant ou Ijrfnphatique. Une autre propriété de ces vaisseaux , qu'il serait important de mettre hors de 4oute pour rendre raison des épanchemens qu'éprouvent les hydropiques , est l'inhalation par la surface extérieure du corps , que quelques sayans contestent , et en faveur de laquejyie cependant on peut citer des faits qui semblent décisifs^ et qui n'ont point échappé à la sagacité des anatomistès. Le célèbre Dehaën voyant que la privation de la boisson qu'on imposait à ces malades n'empêchait point leur intumescence^ n'hésita point d'assurer qu'on ne pouvait expliquer ce fait qu'en admettant mie absorp^ tion de l'humidité de l'atmosphère par la surface du corps. Le docteur Home s'est trouvé plus pesant le malin à la balance qu'il ne l'était le soir précédent en se couchant^ quoiqu'il eût transpiré toute la nuit^ et qu'il n'eût pris aucune sorte de nourriture. L'abbé Fontaiia a assuré qu'en se promenant quelques heures en plein air ^ et par un temps humide^ il s'était trouvé à la balance plus pesant de quelques onces qu'il ne l'était auparavant j ce qui suppose nécessairement \xn% absorption de l'humidité de ratmx>sphère. Nid doute , dit Cruikshank^ sur cette fonction des tégumens; et il rapporte le fait suivant pour la confirmer. Un malade qui avait t^ne construction de l'œsophage telle qu'aucune substance fluide ou solide ne pouvait par-* venir dans l'estomac, ne prit aucune nourriture pendant deux mois : il était tourmenté de la soif, et ne
47^ LÉSIONS ORGANIQUXS PARTICULIERES.
rendait aucune urine. Cniîk.shank lui ordonna un bain chaud soir et matin y pendant une heure , durant l'es-» pace d'un mois : sa soif se dissipa. ; il urina comme s'il avait bu à sa' manière accoutumée ^ et que s|i bmsson fut descendue aisément dans l'estomac. »
463 . Les vaissteaux lymphatiques ^ par lei^rs différens genres d'affections ^ deviennent la cause des maladies les plus graves ^ que CruikdianV rapporte à cisq points généraux dedivisicm(^/tt2tomi6 des vaisseeoèst absor^ bans , traduction française , pag. aSi ). En nouç bornant ici aux cas d'hydropiâe^ on doit remarquer que cdle qui est la plus ordinaire ti^t à une débilité géné^ raie qui se fait d'abord ressentir aux extrémités infé-^ rieures; ce qui arrive même durant la jeunesse après des maladies longues et dangereuses. Mais ce gonfle-> ment est d'un mauvais présagjs dans la vidllesse^ surtout lorsqu'on éprouve des symptômes de l'asthme ; car il est probable que l'hydropisie visible des jambes est alors accompagnée d'un épanch^nent dahçi la poi-<trine. Les femmes supportent fréquemment cette intumescence des jambes beaucoup plus long-tenips que les hommes , et même pendant des années , sans danger ; il est des hommes qui lui OQt résisté près de douze 4ns sans que |eurs forces eu reçussent aucune fitteinte.
464* Parmi les causes encore très-peu connues de l'hydropisie, je ne dois point omettre 4« parler des inflammations chroniques , peu observées jusquVn ces derniers temps ; elles ont beaucoup de variétés , et ne sont pas moins funestes que celles qui sont ai-* gnës; elles lé sont même plus ; car souvent , mécon- {lues à cause 4^ h légèreté insidi^ftsç de leurg syrn^
"ptômes , leur traitemâent est néglige ou même dirigé k contre-sens. Le siège le plus ordinaire de ces inflapimations est dans Je$ poumons ^ les intestins^ les yeux , quelquefois aussi dans le foie ; il est difficile d'abord de les reconnaître > à moins qu'elles ne succèdent à des pUegmasies ai^ës , surtout dans les viscères parenchyîuateuic. Celles' des intestins sont plus faciles à saisir ; mais elles peuvent tromper par urio apparence d-emcbarras âf^ première^ voies ou duno jiolique ^flatueuse. Dani^ies poumons ^ elles se montrent sous les tiebors d'un catarrhe j souvent aussi elles viennent d'un catarrhe ^aigu qui fe^été négligé ou mal traité. Dans leur état invétéré ,' elles dégéhèrent en asthme , en hydrothorax , en tubercules du poumon , , en phthisie : c'est ainsi que Finflamination dïroniquo des intestins ^ ou de quelqu'une des parties située*» dans rabdon^en , finit par des constipations opihiatres , quelquefois des diarrhées ou l'ascite j elle peut aussi attaquer les reins , dans des affections calcu-n leuses ou goutteuses , la vessie, f utérus, et, sui-« vaut des circonstances accidentelles y se montrer sous diverses formes , ou produire d'autres maladies^ Outre les synoiptômes propres à la partie affectée , elles ont souvent pour indice une légère fièvre hec-i tique qui ne se manifeste que le soir , et qui^est beau-i coup moins marquée que celle qui provient d'une ulcération interne : quelquefois aussi cette fièvre n'est point sensible. Si le siège dé l'affection est dans les poumons , toux l^ère , continue et rebelle , difi ficulté de respirer j s'il est dans le foie , jaunisse peu marquée , peu d'anxiétés , peu ou point du tout ^e gonflçn^ent dan^ l'hypoctQndrç droit , nauséçs , perl^
474 LÉSIONS OROAinQtJSS PAEnctrtiEiiEs; de l'appétit , déjections bilieuses et fréquentes. Dans riiospice de la Salpetrière , on observe de semblables inflammations des iatestîns qui ^^^ marquées par plus ou moins de tension dans l'abdomen , par une sensibilité plus ou moins vive de cette partie au moindre contact , par des donl^u^ sourdes , des» diarrhées interminable^ , ou l^n par un épancbemenc de sérosité.
465. On peut yoir desi exemfJes nombreux de ces inflammations chroniques dans .FouTrage si conna de Morgagni , dans le deu^ème .'volume de ma iVbsographie , et dws Xffisfoire dès pfdegmasies chro^ niques de M. Broi^issâis; ^t on sàni c(>ml»en il est important^ dans l'exercice de la médecine , de distinguer les hydropisies qui en. 3ont la suite ^ d'avec celles qui sont primitives. ; ; . > ,
466. Les notions les plus simples sur la position ^ la structure et les fpnctions des vaisseaux lymphatiques sufiisent pour s'élever au;i deux causes les plus générales des iiydropisies ^ soijL du tissu cellulaire , soit des cavités revêtues par les ntembranes séreuses : ce sont l'augmentation d'exhalation séreuse et la diminution de l'sJ^sorplion y sfni isolées , soit réunies. j\ Les observations les plus répétées appr^ment que J'augmçntation d'exhalation séreuse peut être produite ps^r des causes débilitantes , des hémorrhagies excessives^ l'habitation des li^ux bas «t humides , l'abus dies boissons aqueuses^ le défaut d'exercice y la tristesse y les chagrins profonds^ etc. Mais on ne dmt pas méconnaître non plus que des circonstances <^pposées , c'est-à-dire propres à augmenter la force tonique des vaisseaux^ une constitution athlétique ^ une