‹ Nosographie philosophique, ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 4)Chapitre 53 sur 67 · Hydrocéphale aiguë. Cette maladie n'a point · texte numérisé non relu

Hydrocéphale aiguë. Cette maladie n'a point

(i) SriroNTMiÉ, Iljrdr^ocèphalàs j Boerhaave , Sauvages^ ' J^Koi^Bus^ Ccti^N j îSagaW , -«?^c. ^ Hydt^écephalwn j Voufl.

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^të décrite par les anciens; elle n'est bien connue que depuis la fin du dernier siècle. Morgagni n'a rien laissé sur l'état du cerveau dans cette afiection^ dont Robert Whytt a donné le premier une bonne description en 1768. Depuis cette époque, Fothergill et Watson^, M. Odier {Mémoires de la "Société royale de Méde^ cine^ 1779)^ ^^ qudques autres médecins, tant nationaux qu'étrangers , ont développé les caractère^ de cette aflFection bien connue maintenant en Europe ; l'observation suivante , extraite du Mémoire de M. Odier , en donnera ime idée exacte. Une fille de quinze mois se plaignait depuis quelque temps de nau- ^è • sées et de diarrhée; elle était morose ; les selles étaient '0 séreuses, d'un vert foncé et très-âci^s ; le pouls était QH^ petit , un peu inégal ; là pupille , dilatée , -se contractait jj] j à l'approche d'une bougie ail umée , mais d'une manière ^ff i fort irrégulière ; la tête était fort pesante , sans assou«* ^;.j pissement ; les yeux se tournaient fréquemment d'une ^^ manière convulsive de haut en bas; on observait aussi ^^ de temps en temps de légères convulsions dans les 2^ mains et dans les bras; la malade paraissait voir , mais • j indistinctement ; elle avait beaucoup de démangeaison V : dans le nez, et quelquefois des grincemens de dents. ,ù; Le lendemain matin , l'assoupissement avait beaucoup Lp augmenté ; la vue paraissait eiiûèremeiit perdue , la ^ pupille était irès-dilatée , et à l'approche d'une bougie elle ne se conlraelaît que par une oscillation lentQ et convulsive particulière : les convulsions des bras et '^ des jarubes élaient à - peu - près les mêmes ; le pouls j>, étHit plus fréquent et plus îrrégulier; les joues étaient d'un rouge trcs-vif- A cet état se joignaient 1^ morosité de la malade, des cris plaintif et continueb lors-

488 LÉSIONS .ORGANt<ilOEr FAUTICULIERES.

qu'on la réveiUaat, de 1 angoisse, de Tinquiëtude, des vojuissem^» , la diminution de l'urine ( ^ésicataire (L l occiput, potion avec F/acélaie dépotasse; k nitrate <fe p6îas.^e , Feau de cerfeuil^ j)Oudre purgative) ; ^'uiine dévint pjus abondante et plus Kni{»df , les seUes plus liées et d'un vert plus fonce. Tous les symptômes diminuèrent promptement et se dissipèrent enfin. On voit bien rarement se terminer d'une manière aussi bjçurettseeeite maladie, que Whytt, FôthergUl, etc. , ont regardée comme ëtai\t toujours mortelle. Je pourrais cependant* citer encore im exemple de guèrison cpmpUie consignée dans le Journal de Médecine y ^nnee l8oô(i), par M. Jadèlot, un de;s médecins de' Vl^'^pilàl djes Ikïfans, et dont la véracité est connue ; mais je préfère choisir, parmi ceux qu'il rapporte , un ca^ auquel il a joint l'autopsie. Un enfaht de l'hospioe des Orphelins, âgé de huift: ans, et fortement coQ^litiié, ayait déjà été alité plusieurs jours quand il çst; entré à l'hôpital des Enfans malades: ir se' plaignait d'avoir mal à la tête , et il semblait éprouvei* beaucoup de malaise; le lendemain, il hii est survenu des contulsions qui ont été- suivies de roideur des membres y et il est lombé dans la^ stupeur;, la vue et l'ouïe ont commencé à s'affaiblir; il a eu de la difficulté d'avaler ; le pouls élait petit et fort irrégulier , la peau froide ; mais il éprouvait de temps en temps des accès de chaleur, et la face devenait rouge. On lui a appliqué lo matin dix sangsues au cou , et le soir des sinapisnies aux pieds. Tousjesaccidens ont continué le jour sui-

m 9 I I « I mi II. I I ■ Il II II m I I « ■■ I I I III I ».ii ■■ ■ Mil I III, M

(i) Delà Constitution de t* air j et des Maladies obseivtes à IhôpiCftl U^ Enfans maladeff jJtndant l'an XIII et l'anXiy^

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vant; il restait couché sur le das^ k tatei rehvec&ée ^ les yeuiL ouverts ; la respiration éi^ilt laborieuse ; îl a éprouvé plusieurs convulsions, el quoiqu'habituelle^ ment il n'eût pas de connaissance^ il répondait dans certains momens quai^d on lui parlait ; il y avait con*^ stipation , et les urines étaient r^ures. On hii a lait pren^ dre peu à peu, dans la matinée, }ua(|u'à deux décigrammes cinq centigramilies (einq grains) de tartraie de po^s^ ai^timpnié dissous^ dans une infusion tonique^ et comme la déglutition xie se faiôan presque pas, oh avait pris le parti d'injecter ce liquide, ainsi que les autres, ^çafl, on lui fi^sai^ fyixe usagé à l'imérieur, par une sonde flexii>te passée dans le nea, et dbscendant dansrœsopbage; cette forte dose d'émédqwie n'a déter-iminé que lentemeiu trois pertes selles j on a appliqué le soir un làr^e vésif:;atojii>e à la i^uqme ^ dajis. la nuit , î) a éprouvé , pendant une demi-rheare , un hoquet trè^ fort. Tous les syrtipidnafes s'étaie«lr aggravés le' qlia'^ triènte )Our f le wati^ , il à encore eu le hoquet ; il a cepenf^nt paru exécuter des mouvemens volontaire*^ on lui avait fait prendreiconstammentde la limonade mirée , et des potions avec le liqueur ipiliérale d'Hoff* mann. 11'. e^t tombée- > le cinquôemé jour^ dans u'ne^u^ peur profonde; Ssa figure était boufïie, sa peau froide J» son pou^l ef^ deyci»u. imperceptible ; la suWocaUon ^^aijt ejttrém^; il est môrftle matîn« On a» observé, î| Texam^ndu, CHdavFe>,les v«isiios'exitjérteiires,du «ervcan» gorgées d^ sang IM)i*N^^ sefe cixeonvoliiitions aplatie^, &qA diyei:ses cay^iéi^ Remplies et fôrt développées pr ecivi^^ rpn troif' d^i l^M^t dlune^ sétiosâbd liétfnde et incolore <j|ui s'y.^QU^a^ épfciiM;iiiâBl;:l'aracl)aioïfle nuirait pfiÀ Qprpuvé d'iilléraâojHi''sehsibk> etles^ aUîffeâ«iOiigpme»

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n'ont fourni aucune observation à faire, sinon que le cœur était petit, très-dur et contracté, et que le foî^ avait un volume considérable.

479. Hydrocéphale chronique. C'est un heureux alliage que celui des recherches d'histoire naturelle avec Fexercice de la médecine, et quelle pureté de goût n'en résulte-t-il point pour la méthode d'observer et de décrire les maladies I Camper en donne un exemple en parlant de l'hydrocéphale , dans sa Dissertation sur l'hydropisie ( Mémoires de la Société royale de Médecine pour les années 1784 et 1785 ). Ce médecin habile compare les résultats des observa-^ tions de divers auteurs sur la quantité plus ou moins considérable de liquide épanché dans l'intérieur du crâne; il fait connaître les dimensions excessives qu'a prises alors, dans certains cas, l'assemblage des os qui forment cette cavité, comme l'attestent les pièces d'anatomie conservées dans les cabinets des naturalistes. Il résulte des faits observés qu'il rapporte, que les enfans attaqués d'hydrocéphale , dont les sutures sont écartées, vivent rarement au-delà de trois ou quatre ans ; et que ceux au contraire dont les sutures ne sont nullement disjointes peuvent parvenir jusqu'à l'adolescence.

480. «Le siège de l'épanchemént, dans l'hydrocéphale, est très-varié : tantôt il est entre le crâne et la dure-mère, ou entre Cette dernière et la pie-mère , et tantôt entre la pie-mère et le cerveau. On a trouvé quelquefois aussi des hydatides , ou bien une grande quantité de liquide dans les ventricules du ceweau. • •« Dans tous ces cas se manifestent les symptômes de la compressiou de cet orgs^nci et del'interruption plus ou

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^inolns marquée de ses fonctions, comme douleurs de tête, vertiges, engourdissemens , écoulement involontaire des larmes , stupeur, qucIqueCols perte de la vue, d'autres fois de l'ouïe; extinction graduée des facultés de l'entendement , enfin, convulsions, léthargie, apoplexie, et la mort. Morgagni (Eptst. XII) a donné des notions justes et précises sur l'hydrocéphale^ et il a fait voir avec Siigacité , dans cette maladie , l'origine du phénomène singulier de fœtus acéphales , c'est-àdire de fœtus nés à terme et dont on n'apercevait plus que la basé du crâne. Ces observations ont été multipliées , au point qu'il serait maintenant superflu d'en communiquer de nouvelles descriptions, comme un objet piquant de nouveautés. Dans des cas rapportés par Vésale et Tulpius, le cerveau, à la vérité, ne manquait pas ; mais en perdant sa première forme , il avait pris celle d'une cavité voûtée , et la substance tuédullaire avait été tellement distendue qu'elle ressemblait seulement à une membrane un peu épaisse : ce qui est très-remarquable, c'est que , même dans ces cas, les fonctions de l'entendement se conservaient dans leur intégrité. Camper dit avoir vu le même phéjiomène avec admiration ; mais il convient cependant que la plupart des enfans hydrocéphales sont hébétés et dans un état de stupeur. Dans ceux dont il a fait l'ouverture après la mort, il a toujours trouvé l'épanchement dans les ventricules antérieurs du cerveau, ^e qui avait extrêmement aminci la substance médullaire. Il est facile d'ailleurs de juger que cet amincissement , l'expansioç des os , f écartement et l 'étendue 4le$ sutures , sont >des aflèctions au-dessus des res- ^ourpes de la^m^deciné...;* ^

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