SCORBUT
râpé , une once ; bois de sassafras , deux gros ; faites macérer pendant vingt-quatre heures dans deux pintes d'eau qu'on fait réduire à moitié sur un feu modéré : on peut , dans les maladies opiniâtres , mettre autant de gaïac que de salsepareille. Lorsque le malade a été préparé par les boissons délayantes, les purgatifs , les bains , etc. , on lui prescrit chaque jour une pinte de la décoction ci-dessus , à prendre dans la matinée , et l'après-midi il boit une tisane plus légère , faite avec le résidu de la première. Son régime doit être adoucissant , mais toujours accommodé à l'état de ses forces.
SCORBUT (l).
§ F^. Considératio?is générales,
5 14. Des inexactitudes sont échappées à Boerhaave dans la description des dernières périodes du scorbut , et son disciple Van-Swiéten les commente avec un respect aveugle comme autant d^ vérités qu'on n'oserait contester. Le Traité du docteur Lind, qui avait fait plusieurs voyages maritimes et observé le scorbut sous toutes les formes , est devenu un ouvrage classique ; et puisque la seconde édition anglaise parut en lySy , on doit s'étonner que Sauvages n'en ait point profité lorsqu'il publia sa JS'osologie en 1765.... Les recherches de Milman sur le scorbut ont rectifié seulement la théorie de Lind , d'après les principes de
l'irritabilité Hallérienne T)ûmén(^ Ratio medendl ^