‹ Nosographie philosophique; ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 5)Chapitre 53 sur 83 · tome VI ) a approfondi la nature de cette maladie · texte numérisé non relu

tome VI ) a approfondi la nature de cette maladie

(i) Synonymie. Scorbutus , Satjvagls, Linn^::us ^ Vogel^

OULLEN; SaGAR y BoEPiHAAVE; HoFFBIÀNN , LiND j MlLMAN.

5 10 LESIOîS^S ORGANIQUES GENERALES.'

par le rapprochement des relations des navigateurs ^ mais on doit surtout louer la sagacité profonde du capitaine Cook , qui , par des moyens préservatifs puisés dans les principes les plus sains de l'hygiène , a 8u préserver son équipage du scorbut pendant les navigations les plus longues et les plus périlleuses. J'ai eu occasion de faire les observations les plus multipliées sur cette maladie, dans les hôpitaux de Bicêtre et de la Salpétrière. J'ai été surtout curieux de reconnaître la correspondance qu'il y a entre la succession des saisons et le nombre des scorbutiques dans les hospices , et voici le résultat des remarques que j'ai faites dans celui de Bicétre. En 1794? ^ux mois de novembre et de décembre, il n'y avait que deux scorbutiques dans les infirmeries; au commencement de janvier de l'année suivante, le nombre s'éleva à quinze; le 20 du même mois , il était de vingt-quatre ; ce nombre augmenta progressivement , et il était de trente-sept le 1 8 février : le i^^ mars, il était de cinquante - quatre. L'augmentation continua encore jusqu'au mois d'avril 5 et le nombre des scorbutiques fut porté durant ce mois jusqu'à cent deux. En renvoyant les malades i mesure que les guérisons s'opéraient , la proportion vint à décroître en mai , en sorte qu'il ne restait plus que trente-quatre scorbutiques dans les infirmeries vers le 20 du mois ; il n'y en avait plus que dix-sept vers je 20 de juin. Le nombre continua à diminuer , en sorte que le 20 juillet il n'en restait plus que treize: le 17 août, je n'en comptais plus que quatre, et un seul en septembre. On voit donc que le nombre des scorbutiques a été toujours en croissant depuis novembre jusqu'en avril ;, et qu'il a toujours été en-

SCO!lf>UT. 5lt

«uke en diminuant jusqu'en septembre. L'hiver est sans doute la saison la plus féconde en causes productives du scorbut dans les hospices , à cause de l'inaction , de l'air non renouvelé des salles , de l'ennui , du défaut de végétaux frais : tout se rétablit ensuite en été.

3 1 5. Les observations faites durant les voyages maritimes de l'amiral Anson , de Bougainville , du capitiiine Cook , du capitaine Georges Vancouver , etc. , rapprochées de celles qui furent faites lors du siège de Breda (Vandermye , d(^ Morb. pop. Bredanîs) , de celles qu'eut occasion de faire Rramer dans l'ar- Tuée impériale en Hongrie ( Dissert, epist. de Scor^ buto ) , et enfin le résultat de mes propres recherches sur celte maladie dans les hospices de Bicêtre et de la Salpêîrière ne laissent plus de doute que le scorbut de mer et celui de terre ne soient de la même nature , que l'un et l'autre tirent leur origine des mêmes circonstances, quils oflrent des syniptômes analogues dans leurs périodes respectives ; qu'enfin c'est par les mêmes moyens qu'on parvient à les guérir ou à les traiter. IjC professeur Richerand confirme encore cette opinion par l'histoire d'une épidémie qu'il observa en 1 804 parmi les soldats de la garde de Paris , cantonnés dans différens quartiers , et parmi les malades de l'hôpital Saint-Louis.

5 16. M. Kéraudren, premier médecin de la ma*» rine, observe avec justesse , dans une Dissertation sur cette maladie {^Réflexions sommaires sur le Scorbut, Paris, i8o5) , que le scorbut de mer approche beaucoup de celui qui survient dans les camps et dans les villes assiégées ; ses symptômes sont nombreux^ ef-

Om LÉSIONS ORGANIQUES GENERALES.

frayaiis ; il tend lapidewaent.à la guérison ou à la mort, selon que les malades sont privés ou peuvent faire usage des substances propres à en retarder les progrès et à rappeler la santé. La maladie est alors épidéniiqiie ; elle émane directement de l'humidité de Tair , du sol , des habitations et de l'abstinence dea végétaux : elle guérit presque spontanément si ces causes cessent d'agir. Le scoibut qu'on observe sur mer ou au sein des grandes \^il}es , particulièrement en hiver , . peut être sporadiquti : alors sa marche est lente , ses symptômes moi^s prononcés ; il semble disparaître en été , et renaître avec la mauvaise sai-son; il at laque sourdement la €Oiistitution du ma-, lade , et amène prématurément la caducité. Une organisation faible , l'indigence , l'inertie , la vieillesse , les affections tristes de l'ame y prédisposent ; toute maladie grave ou longue , les fièvres intermittentes , les hémorrhagies , les pertes abondantes peuvent y donner lieu. Cette dernière variété de scorbut , que M. Kéraudren désigne du nom de secondaire ^ pou!la distinguer de la première , à laquelle il donne le nom de scorbut primitif ^ ^e guérit plus difficilement que l'autre. Les marins scorbutiques se guérissent subitement par le simple relâchement à terre , et par le seul usage d'une nourriture végétale.

5 17. On a classé le scorbut d'une manière variée. Les uns le regardent comme très-analogue aux fièvres adynamiques. Je l'avais placé d'abord parmi les maladies lymphatiques de la peau , puis parmi les hémorrhagies passives. M. Kéraudren le regarde comme une affection atonique du système vasculaire ; Rollo , comme le résultat d une désorganisation de Téconor*

SCORBUT. 5l5

mie animale- Je l'ai rangé maintenant parmi les lésions organiques générales , puisqu'il affecte à-la-fois la plupart des systèmes d'organes.

§ II. Description générale du Scorbut,

5 j8. Prédispositions et causes occasionnelles. Suivant les observations les plus multipliées , une nourriture grossière , non fermeniée , et l'usage des viandes salées et fumées , peuvent disposer au scorbut , mais ne suffisent pas seuls pour le produire , puisque, dans certaines coiurées, les paysans ne se nourrissent que de farineux non fermentes , de bouillie, etc. , et qu'on a vu des équipages vivre uniquement de salaisons sans être atteints du scorbut , tandis qu'on a observé cette maladie au plus liaut degré à bord de quelques vaisseaux pourvus de provisions de toute espèce , et dans des armées nourri\?s entièrement de viandes fraîches. La disette , l'usage d'alimens altérés ou peu propres à réparer les pertes , la faiblesse introduite par des maladies antécédentes , des fatigues excessives ou une inaction trop prolongée , les affections tristes , le séjour dans des lieux où l'air est difficilement renouvelé , la malpropreté individuelle , sont autant de circonstances qui concourent à produire le scorbut, dont la cause occasionnelle la plus active réside dans l'humidité de l'air, et surtout dans une humidité froide.

519.- Sjmpiômes de la première période du scorbut. Pâleur de la face , avec une teinte d'une couleur livide plus ou moins marquée , lassitude générale et débilité au moindre mouvement , douleurs vagues , gencives rouges , gonflées et disposées à saigner au

5l4 LESIONS ORGANIQUES CENTRALES.

moindre frottement , taches rouges , bleuâtres et livides sur les menbres , etc. Deuxième période. Impossibilité de marcher , souvent contracture des muscles fléchisseurs de la jambe , et enflure quelquefois monstrueuse des mêmes extrémités avec de grandes ecchymoses plus ou moins livides , syncopes fré- « quemes au moindre mouvement et quelquefois par une simple exposition à l'air frais , tendance à des hémorrhagies copieuses par le nez , les gencives , les int<*slins ou les poumons ; gencives fongueuses avec de vives douleurs , une couleur livide et une odeur tt'èsfétide , ulcérations plus ou moins douloureuses aux jambes ou aux pieds , ou bien simple induration du tissu cellulaire des mêmes parties. Troisième période. Rien de plus déplorable : ulcères sordides , fongueux aux membres abdominaux ; quelquefois sorte de fièvre adynamique avec, des sueurs félidés , des péléchies , des hémorrhagies copieuses par lés selles , l'urine , les poumons , le nez ', toutes les horreurs de l'hypochondrie et du plus profond abattement , oppression extrême , hydrothorax ou ascite. Lors de l'autopsie cadavérique, on a trouvé, en général, un liquide séreux , jaunâtre , plus ou moins épais et infiltré, du sang en caillots épanché dans le tissu cellulaire sous-cutane, dans celui qui occupe les interstices des muscles , quelquefois dans le tissu même de ces organes ; certaines lois on a remarqué l'épanchcment d'un liquide épais et comme gélatineux dans l'articulation du genou ; dans le plus grand nombre de cas , les poumons ODt été trouvés durs et gorgés de sang. Lorsque la maladie avait atteint sa dernière période, le tissu des muscles fléchisseurs de la jambe était mollasse , facile

SCORBUT. 5o

a déclilrer en filamens, ou même réduit, par une sorte de décomposition , en une espèce de liquide mêlé de sang , comme j'en ai été moi-même témoin dans l'hospice de Bicétre» Un homme âgé de trente-un ans fut porté à l'infirmerie avec tous les symptômes du scorbut au deuxième degré : la maladie fît des progrès si rapides , malgré le traitement , que cet homme succomba vers le vingt-unième jour. A l'ouverture du corps , les deux cavités thoraciques étaient dans l'état naturel ; le péricarde et l'abdomen contenaient une grande quantité d'un liquide séreux et jaunâtre. Je voulais examiner ce qui formait une légère ecchymose au pli du bras , et je reconnus que la peau et le tissu cellulaire étaient gorgés de sang , sans que les muscles adjacens eussent souffert aucune altération. Les deux genoux et la partie antérieure et inférieure des cuisses étaient sensiblement gonflés ; et , après avoir enlevé la peau et le tissu cellulaire de ces parties , on trouva au-dessus des genoux une collection abondante de sang noir , tant fluide qu'en cuillots ; il n'y avait pas d'épanchement dans la région poplitée. On crut d'abord que l'artère fémorale était ouverte ; mais un examen plus attentif fît voir que ce vaisseau était intact. La partie inférieure des muscles droit antérieur et Iriceps-fëmoral ( iléo et trifémororotuliens ) était désorganisée dans toute son épaisseur, dans l'étendue de quatre à cinq pouces , et formait une masse de caillons et d'un liquide très-rouge : leur partie supérieure ne contenait point de sang épanché m infiltré ; mais le tissu de ces muscles était , dans cet endroit , tendre , mollasse et facile à être mis en lambeaux*

5l6 LESIONS ORGANIQUES GENERALES.

§ III. Traitement du Scorbut.

520. Le docteur Lirid a eu occasion d'essayer coniparativement , sur plusieurs malades affectés du scorbut y les remèdes les plus yantés contre celte maladie , le suc de cocliléaria , le quinquina à grande dose, la décoction des Lois sudorifiques , les amers, etc. , en leur interdisant l'usage des végétaux frais ; il s'est appliqué aussi à découvrir FefFet des différens fruits et des végétaux , des salades de cresson , d'endive , de chicorée sauvage, de laitue ; des fruits mûrs, tels que des prunes, des pommes , des groseilles , etc. ; mais il reconnaît n'avoir pu découvrir dans aucune de ces substances de vertu anti-scorbutique supérieure à celle des autres , parce que les malades qui en ont fait usage n'ont pas été plus tôt rétablis que ceux qui prenaient journellement du bouillon, ou qui mangeaient du bœuf bouilli, avec des légumes. Que doit-on donc penser des prétendus anti-aseptiques? à moins qu'on ne veuille comprendre sous ce nom les viandes de bœuf, de mouton , de porc , etc. ; les végétaux acres qui contiennent du soufre, de l'azote, etc. Mais les plus sûrs moyens de guérir le scorbut sont l'éloignement des causes qui ont déterminé cette maladie , les soins de propreté générale et particulière , un exercice modéié et gradué suivant les forces, et l'usage des alimens de bonne qualité tirés soit des végétaux , soit de^ animaux. Les végétaux acres de la famille des cruci-» fères paraissent devoir être employés de préférence dans le premier et même le deuxième deg^ré , tandis que les fruits sucrés acidulés seront plus efficaces dan»

SCORBUt^. 5l7

le dernier degré de la maladie. Le traitement local doit varier suivant les symptômes ; les ulcères de la bouche doivent être touchés avec Facide muriatique délayé ; les jambes enflées et œdémateuses doivent être fomentées avec des linges trempés dans du vin ou du vinaigre aromatique... Dans le cas d'une hémorrhagie abondante , on donne à l'intérieur quelques gouttes d'acide §ulfurique dans une grande proportion de liquide ; on fait des applications stimulantes sur les «ulcères sordides et fongueux. Dans cette maladie chrolîique, encore plus que dans les autres , on remarque une puissante influence des afîections gaies , de l'exercice du corps , d'un air salubre et d'un heureux choix d'alimens. Les préceptes de l'hygiène navale sont développés avec une grande sagacité dans une Dissertation de M. Pallois ( Essai sur l'Hjgièjie navale , Paris, 1800).

521. Dans le premier temps des longues navigations , le scorbut était excessivement fréquent et meurtrier à bord des navires ; les causes en étaient la mauvaise nourriture des équipages, la forme des navires, le défaut de soins de propreté et l'entassement des hommes. Cook regarde comme autant de causes de cette maladie le manque ou une trop faible ration d'eau ainsi que l'usage des huiles rances. La largeur plus grande des navires et l'usage de robinets pour laver le fond de la calle > ont beaucoup contribué à la rendre moins fréquente de nos jours. Il résulte aussi des observations faites par les navigateurs , et entre autres par l'infatigable Péron , dans son voyage aux terres australes, qu'en adoptant les moyens ordinaires , les médicamens dits anti - scorbutiques

5l8 LÉSIONS ORGANIQUES GENERALES.

sont inuliles pour la cure du scorbut de mer : à peînef sont-ils susceptiJiles de modérer la marche des premiers symptômes ; ils sont absolument sans effets lorsque ceux-ci sont plus avancés. Les moyens Hygiéniques sont plus efficaces, et l'expérience de tous les navigateurs a prouvé que les plus longues navigations pouvaient être étrangères aux désastres du scorbut , lorsqu'on fait usage de farineux frais , et particulièrement de riz à l'état de bouillie , de poudding : de ce genre sont également les substances fermentées et fermentescibles , le sauer kraut ( chou - croûte ) , les diverses espèces de bière , et entre autres celle qu'on désigne sous le nom de sapinette. Cook recommande le sucre au lieu de l'huile , celle-ci ayant l'inconvénient de devenir toujours rance , acre et de mauvaise qualité , dans les longues navigations. Rien n'est |>lus étonnant que de voir des individus affectés du scorbut au plus haut degré , guéris presque subitement en relâchant à terre. Pérou a fait ta même observation sur les vaisseaux le Géographe et le Naturaliste,

G A N G JiÈ NE (i).

§ P". Considérations générales,

52 2. On a toujours lieu d'admirer la précision , l'exactitude et les résultats d'une observation sévère , dans les aphorismcs de Boerhaave , lorsqu'on a soin d'écarter certaines théories subtiles ou des vues hypothétiques qui tenaient à ses principes et à ses études

(i) Synonymie. Gangrœna j, Sauvages ; LiknuEUS; Yogel,

Cl«LLEN; SAGAri; BoEUliAAVE.

GANGRENE. 3l()

favorites : celle réflexion est justifiée par l'exemple do la gangrène. Rien n'est plus obscur que la vaine recherche de la nature intime de cette maladie , si on veut y faire entrer des considérations particulières sur le jeu des vaisseaux, sur l'obstruction , sur l'épancliement d'un sang qu'on suppose se putréfier ; màisquand on sait s'arrêter, et qu'on se borne à l'exposition simple des causes manifestes et des phénomènes de la gangrène , rien n'est plus satisfaisant et plus conforme aux faits observés que ce que rapporte Boei liaave sur la naissance et les progrès de cette affection , qui suppose une perte de la vie dans une partie déterminée. Cet auteur célèbre fonde la différence de la gangrène et du sphacèle sur la théorie mécanique qu'il a établie; mais il ajoute ensuite que ces deux affections ne diffèrent que par l'intensité , la durée et le lieu ; ce qui rend très-difïicile la détermination des limites qui peuvent les séparer. .

525. Le scorbut lui-même semble être une sorte de passage ou plutôt de disposition à la gangrène : on sait que cette maladie entrame souvent des ulcères aux jambes , qui sont rebelles à toutes sortes de remèdes , et qui passent avec une grande facilité à la gangrène. Mais cette disposition se marque surtout à l'égard des gencives ; il s'y développe d'abord de la chaleur, de la douleur, *et une sorte de prurit; elles répandent du sang au moindre contact ; il s'y manifeste ensuite des taches blanchâtres entourées d'une aréole rouge ; le mal s'étend, et ses progrès sont marqués par une odeur des plus félidés et un flux copieux de salive ; enfin , si on n'y remédie par l'usage des acfides minéraux , la gangrène attaque les gencives, et même les autres par-

520 LESIONS ORGANIQUES GÉNÉRALES.

lies voisines. On connaît la gangrène qui vient dans certaines parties par la compression de quelque artère , ou par un obstacle mis au retour du sang par les veines ; c'est ce qui répand de nouvelles lumières sur l'origine de la gangrène sènile dont Tulpius ( Observ, ined. Ub, IIJ) rapporte un exemple frappant. Un vieillard , devenu depuis quelque temps très-dèbile , éprouvait une telle diminution de la chaleur vitale et des forces de la circulation, qu'à la moindre lésion il s'ensuivait une gangrène manifeste. Cette disposition se déclara d'abord dans différentes parties ; il ne pouvait point s'asseoir ou s'appuyer sur son coude, ou même porter son pied à terre , que la partie comprimée né fût frappée de gangrène. Cette affection s'étant ainsi propagée, devint universelle, et envahit toute l'habitude du corps.

§ IL Description générale de la Gangrèjie.

524. Prédispositions et causes occasionnelles. On doit mettre de ce nombre la li^jature des veines ou leur compression par une tumeur, un froid intense , l'action des répercussifs sur une tumeur, une phlegmasie violente , externe ou interne , les plaies , les fractures , les luxations , l'application de bandes trop serrées , une pression longue exercée sur certaines parties, surtout durant des fièvres délétères, le scorbut , }a variole confluente , un âge très-avancé , une extrême débilité , des contusions fortes exercées sur de grand» nerfs , sur l'épine du dos, la moelle épinière.

525. Sjinptôni'es. Si la gangrène succède à une inflammadon violente^ on voit alors tous les phéno-

Page 1