‹ Nosographie philosophique; ou, La méthode de l'analyse appliquée a la médecine (volume 5)Chapitre 74 sur 83 · CulJen atteste, par sa propre expérience, que · texte numérisé non relu

CulJen atteste, par sa propre expérience, que

le diabètes est presque toujours mortel Lorsqu'il

n'est encore qu'à la seconde période, il peut être guéri, comme j'en ai vu un exemple ; mais c'est alors bien moins par les secours de la pharmacie que par Fappll-" cation des vrais principes de i'hvgiène, l'art de relever le courage du malade , d'augmenter progressivement l'exercice du corps, de faire diversion à ses idées tristes et mélancoliques , de lui faire prendre avec modération un vin généreux et une nourriture animale. On doit sans doute s'empresser d'accueillir les lumières que la chimie peut répandre sur la médecine ; mais on n'en doit pas moins s'imposer la loi de les soumettre à une discussion sévère. Le diabètes est an des points qu'on fait le plus valoir en faveur de la chimie médicale ; et on sait avec quelle sagacité Rollo, médecin anglais, a cherché à développer le vrai caractère de cette maladie. Mais quel sens précis attacher à ce qu'il appelle ime condition morhijîquç de V estomac , et une dispersion de Ui matière sucrée , ai^ec cliangeme/rf des fluides du sjstème ? Dire qu'il faut prévenir la fonnation ou le

CONCRÉTIONS IiniNATRES. 55^

développement dé la njatière sucrée de l'estomac, et diminuer raciion de ce viscère , est-ce établir la nécessité absolue de l'usage des désoxygénans^ comme le repos, la diète animale , le sulfure de potasse? Dans un cas de diabélès causé par des chagrins profonds, et parvenu déjà au dernier degré , un malade à qui j'ai donné des soins a été guéri en séjournant à la campagne ^ en se livrant à un exercice régulier ;, en sortant de son abattement^ et en insistant autant sur le régime végétal que. sur toute autre substance. C'est le rétablissement des forces vitales , et non des combinaisons chimiques, qui procure dans ce cas , comme tlans beaucoup d'autres , une guérison solide. ^

C O N C R à T J p N S URINA IJI^E S,

§ 1". Considérations générales.

544' Les affections calculeuses sont un des points de la pathologie inteiiK^ sur lesquels la chimie moderne a répandu le plus grand jour, et c'est à Fourcroy et à M. Vauquelin que l'art est surtout redevable de faits aussi curieux .<[u'intéressans. Autrefois on s'était fait de la nature des concrétions urinaires autant d'idées hypothétiques, ^çliéele y découvrit le premier un acide particulier qu'on nomma d'abord acide liiliique , et ensuite ac/^/e 2^m/^/e. Mais .Fourcroy et M. Vauquelin démontrèrent , d'après l'analyse de plus de six cents calculs , que leurs matériaux constituans sont en nombre beaucoup plus considérable : ils y ont reconnu de l'acide urique , de l'urate d'ammoniaque, du phosphate de chaux , du phosphate ammoniaco-magnésien ^

558 LÉSIONS ORGANIQITES PARTICULIERES.

de l'oxalate de chaux , et dans quelques cas , rares à la vérité , de la silice. Ces matériaux , qu'ils existent seuls , ou qu'ils soient mêlés entre eux , sont toujours accompagnés d'une substance animale. En comparant tous les laits que l'analyse exacte d'un grand nombre de calculs a présentés , Fourcroy en distingue tr>ois Genres : le premier se compose de calculs formés d'une seule substance , outre la matière animale qui en lie les molécules; le deuxième , toujours sans avoir égard à cette matière , est composé de deux substances calculeuses , et le troisièîne renferme plus de deux substances diverses , souvent même quatre. Ces trois Genres comprennent ensemble douze Espèces : de ce nombre trois seulement appartiennent au premier Genre. La preiliière 'Espèce comprend les calculs d'acide urique , la deuxième ceux d'urate d'ahimolîiaque , et la troisième ceux d'oxaîate calcaire. Le deuxième Genre renferme sept Espèces : la première se compose d'acide ufique et de phosphate terreux en couches bien distinctes ; la deuxième , d'acide urique et de phosphates terreux mêlés intimement; la troisième, d'urate d'ammoniaque et de phosphates en couches distinctes ; la quatrième , des deux précédens inatériaux mêlés intimement ; la cinquième , de phosphates terreux mêlés ou intimement ou en couches fines ; la sixièm-e , d'oxaîate de chaux et de phosphates terreux en couches distinctes. Le troisième Genre contient deux Espèces : la première se compose d'acide urique ou d'urate d'ammoniaque , de phosphates terreux et d'oxaîate de chaux ; la deuxième , d'acide urique , d'urate ammoniacal , de phosphates terreux et de silice. Toiis ces matériaux n'entrent pas aussi

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