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j.j. NEVROSES DES SENS.
tage que le cinquième, le septième ou le dixième jour, et , dans quelques cas ;, ce n'est que plusieurs semaines après l'emploi de Fèmètique. Après avoir fait usage des moyens dont je viens de parler , il est nécessaire de chercher à donner du ton à l'estomac : c'est pour produire cet effet que Scarpa recommande le quinquina et la valériane , dont il fait continuer l'usage pendant cinq semaines au moins ; le malade doit en même temps se nourrir de chairs tendres, succulentes , boire du vin, mais modérément-, et faire de l'exercice. Pour réveiller l'état d'insensibilité des nerfs de l'œil, il convient d'employer localement des vapeurs ammoniacales : pour le faire avec succès , on approche un vase , contenant du carbonate d'ammoniaque , à quelque distance de l'œil , jusqu'à ce que le malade éprouve des picotemens dans la conjonctive, et qu'il survienne de la rougeur et du larmoiement. On peut joindre à ces moyens l'application d'un vésicatoire ou d'un séton à la nuque , les frictions du sourcil avec l'éther : on donne les sternutatoires • l'électricité et le o-alvanisme ne réussissent guère que dans le cas d'a^ niaurose récente , et lorsqu'ils sont combinés avec d'autres excitans tant internes qu'externes. Je ne puis d'ailleurs que renvoyer à l'ouvrage même de Scarpa pour les différentes modifications que le traitement de l'amaurose doit éprouver. Cette maladie est souvent incurable ; et lors même qu'elle est susceptible de guérison , il faut une grande sagacité dans certains cas pour remonter à la cause cachée qui a pu la produire : on voit , par exemple , que, si c'est la rétropulsion d'un exanthème , une suppression inconsidérée du flux hémorrhoïdal , un traitement de la sy-
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pliilis , etc. , il faut , suivant la nature de ces diverses causes , varier sa me'thode. Lorsqu'on est obligé de vivre au milieu de circonstances propres à occasionner la cécité, il faut chercher à affaiblir ou détruire l'action de ces causes. Dans le Nord , où la neige éclairée par le soleil éblouit les yeux , on se sert d'un crêpe pour n'être point aveuglé. Il est même , dit Buffon , des plaines sablonneuses de l'Afrique où la réflexion de la lumière est si vive , qu'il n'est pas possible d'en soutenir l'effet sans risquer de perdre la vue. On doit eil conclure que les personnes qui écrivent ou qui lisent trop long-temps de suite , doivent , pour ménager leurs yeux , éviter de travailler à une iamière trop forte.