PUTRIDES OU ADYNAMIQUES. TOI
servé constamment les gardes qui ont eu soin des malades, à l'excepuon de ceux qui étaient entrés sur les navires avant qu’on eût pris aucune précaution. C’est dans la troisième édition du 7raité des moyens de dé- Sinfecter l'air, par M. Guyton-Morveau, qu'il faut lire tous les détails concernant un objet d’une si haute im portance. Je vais me borner à ex poser les avantages réciproques des différens gaz acides, et la manière la plus convenable de les dégager.
211. L’acide muriatique oxygéné doit étre considéré comme le moyen le désinfection le plus efficace et de lPapplication la plus facile et la plus variée. Le gaz acide muriatique, dégagé du muriate de soude par l’acide sulfurique, doit être regardé comme trèsefficace, et peut être employé avec confiance, surtout lorsqu'on a de grands édifices à désinfecter. La vapeur nitrique, dégagée à froid du nitrate de potasse par l'acide sulfurique , a beaucoup d'efficacité, mais elle est moins expansible : comme la respiration en est moins affectée, elle peut étre préférable dans les cas ou les poumons demandent des ménagemens particu— liers. Le gaz acide sulfureux, ou celui formé par la combustion du soufre, serait trop contraire à la respiration ; mais il peut être employé avec succès pour les fumigations des vêtemens et autres objets infectés. L'/acide acétique et les autres acides végétaux ne sont ef- -ficaces que lorsqu'ils sont employés en lotion. :or2: les procédés sont extrêmement simples.
Pour dégager le gaz acide muriatique oxygéné, on prend cinq parties de muriate de soude ou sel com- ‘mun, une partie d'oxyde de manganèse pulvérisé et passé au tamis, et quatre parües d'acide sulfurique
102 FIÈEVRES
concentré, c’est-à-dire à soixante-six degrés {huile de vitriol ). On mêle sans trituration le sel et oxyde de manganésé ; on met ce mélange dans un vase de verre ou de porcelaine; on y verse en une fois ou sUCCESSIvement l'acide sulfurique. On peut faire ce mélange à froid ou à l'aide de la chaleur ; on peut aussi affublir préalablement l'acide sulfurique avec un volume égal d'eau, sion veut rendre le dégagement plus lent. L’inierméde de la chaleur accélère ce dégagement et le rend plus complet. On peut placer AE a au milieu de l'appartement ou de la salle, qu on ferme de toute part, aprés en avoir enlevé tout ce qui est susceptible d'oxydation ; ou bien on le promène; et c’est dans ce cas qu'il convient de n'ajouter l'acide que successivement, ou même de l’affaiblir avec de l’eau. Veut-on dégager l'acide muriaüique simple, les procédés sont Jes mêmes : il n'ya de différence qu’en ce qu'on ne prend point d'oxyde de manganése. Le dégagement de l'acide nitrique se fait de la maniere suivante : on met dans une capsule de verre ou de poterie 4 gros. (15 grammes) d'acide sulfurique ; on y projette à froid peu à peu une égale quantité de nitrate de potasse (sal pêtre rafliné) en poudre , et l’on remue de temps en temps le mélange. fl faut, s'il est nécessaire, multiplier les capsules, mais non augmenter les quantités dans le même vase.
213. Les quantités des ingrédiens doivent être re latives au degré d’altération de Var, ou autres objets infectés , et à l'étendu du local. En général, 10 onces ( 30 décagrammes } de muriate de soude , 2 onces ( G décagrammes ) d'oxyde de manganese , €t 8 onces ( 24 décagrammes ) d’acide sul furique suflisent
PUTRIDES OU ADYNAMIQUES. 183.
pour une salle de 40 pieds sur 19, donnant une capacité de 10560 pieds cubes (350 mètres cubes). Les proporuons de nitre indiquées plus haut suffisent pour une chambre de 10 pieds sur chaque dimension , c’està-dire de 1000 pieds cubes (35 mètres cubes ÿ
214. VUES GÉNÉRALES SUR LE TRAITEMENT CURATIF. Les caractères de la fièvre putride ou adynamique sont si tranchés et si manifestes, l'atteinte générale portée sur la sensibilité et la motilité est si marquée, qu'il semble qu’on ne devraitavoir sur son traitement qu'urie uniformité de vue et de principes. Mais quelle confusion ! quelle vacillaton pénible quand on veut recueillir et rapprocher ce que les plus graves auteurs ont dit sur cette fièvre, désignée par diverses dénominauons ! Combien le reproche d’instabilité et de varia— bilité , fait si souvent à la médecine » eStencore aggravé sur Ce point par des préventions erronées , des formules vaines et compliquées de pharmacie, et de fausses applications des autres sciences ! Dans quel chaos ne se trouverait-on pas plongé, si on n'avait point eu occasion de s’éclairer par sa propre expérience, et de saisir , à l’aide de l'analyse , ce que les meilleurs auteurs ont consacré dans leurs écrits sur le traitement de cette fièvre !
215. Traitement de la fièvre adynamique continue. Cette fièvre est-elle survenue dans un amphithéâtre d'anatomie, un hôpital , une prison , etc., on doit à linstant qu’on en ressent l'atteinte boire quelques vers d’un vin généreux, ou un peu de quelque liqueur alcoolisée. Si, dans les premières vingt-quatre heures , la funeste influence des miasmes délétères s'est déjà manifestée par des symptômes plus ou moins
graves, on peut encore expülser, en grande parte ; le foyer de l'infection, ou du moins rendre la maladie plus bénigne, en provoquant le vomissement ou la sueur ,-avec l'attention cependant de ne point augmenter la chaleur naturelle du malade, et de ne point pousser la transpiration au-delà de quelques heures , si elle n’est pas suivie d’un soulagement marqué.
216. Une des formes les plus insidieuses sous lesquelles se présente quelquefois, des le début , la fièvre. putride ou adynamique , c’est lorsqu'elle prend les apparences d’une fièvre dite trflammatoire; ce qui a
fait quelquefois recourir à la saignée., et a donné lieu
aux suites les plus funestes. Que doit-on penser, à plus
orte raison, du précepte général que des médecins du
plus grand nom, Sydenham , Huxham , Pringle, etc.,
font de la saignée dans ce qu’on appelle fvre putride ?
Quelle confiance peut inspirer le ton impératif que prend ce dernier? « La saignée , diisil , est indispen-
» sable ; c’est la premiére chose par où on doit com-
» mencer dans tous les cas, etc. » Le docteur Smith est d’un sentiment opposé, et 1l fait remarquer que Sydenham, lors de la fièvre pestilentielle de Londres, avait pris la fuite, et que ce n’était que sur le rapport d'autrui quil croyait que des saignées abondantesy faites dans le premier moment, pourraient en arrêter
le cours.
217. La fièvre adynamique, dans sa forme la plus simple, est presque toujours compliquée avec une surcharge des premières voies , et demande l’usage du tartrate antimonié de potasse, surtout dans la première période de la maladie ; ce qui fait cesser on diminuer beaucoup la tension de l’épigastre , les anxiétés ; des
PUTRIDES OU ADYNAMIQUES. 185 nausées et le goût d’amertume, dégage la poitrine, et prépare l’acuon lente et graduée des délayans et des boissons acidulées. Ces boissons peuvent être variées suivant les circonstances , en faisant usage des décocüuons mucilagineuses et des acides végétaux qu’on a sous la main, comme l’eau d'orge ou d'avoine, la limonade , l’orangeade, la solution du tartrate acidule de potasse , etc. |
218. C'est dans la seconde période , et quand les symptômes sont portés au plus haut degré d'intensité , qu'il estnécessairede faire usage d’une boisson vineuse, et même d’un vin généreux donné de distance en distance , lorsque la prostration des forces, un délire sombre, des selles noirâtres, deviennent de plus en plus propres à alarmer. Le vin, l'alcool, le camphre, les fleurs et la racme d’arnica, l’éther , les amers , le quinquina , les vésicatoires ambulans ou fixes, les sinapismes , la serpentaire de Virginie, les acides minéraux , l’eau à la glace, etc. , servent aussi, à titre de ttes > pour ranimer les forces vi ales. Je ne puus SAC qu indiquer ces objets en renvoyañit d’ailleurs auxauteurs originaux , comme Huxham , Pringle , Stoll, Fridsch (tom. IE. Collect. med. soc. din Bancg(Selecta Diarii Nosocom. regi Hafn.), Letsom (Med. Memoirs of the general oser 7. Lond.
1774), Carmicaël Smith (a Description of the jail distemper, eic.), ainsi qu'au Traité de Matière médicale de Schwilgué , où se trouvent exposés fort au long les moyens propres à augmenter le ton, et le mode le plus convenable de les administrer, comme
on peut le voir dans les médications toniques et phlegmasiques. Les soins assidus qu'on porte au malade
sont essentiels pour que les moyens pharmaceutiques puissent être de quelque uulité : e’est ainsi qu'il convient de renouveler fréquemment l'air du malade, d’éloigner les matières stercorales et l'urine, de le changer souvent de linge et de lit, d'entretenir sur lui la plus grande propreté , d’humecter la peau avec un mélange d'eau et de vinaigre , de donner à propos les excitans, de relever convenablement son moral.
219. L'attention constante de suivre la marche générale et les affections propres à la fièvre adynamique, pour coordonner avec justesse toutes les parties du traitement, ne doit point faire négliger, dans certains cas particuliers, de combattre quelque sympiôme qui devient dominant et propre à entraver le libre développement des forces de la nature. Le délire vient-il à se déclarer , suspension de l’usage du vin et des cordiaux, renouvellement répété de lair de la chambre , embrocations froides faites sur la tête aveé de l’eau de rose, de l’oxycrat, et en même temps fomentations chaudes sur les jambes. Survient-1l des sueurs colliquafives, soin attenuf de temir frais l’ur de la chambre, et de donner à l’intérieur une infusion aromatique ou de l’eau fraîche , rougie avec un peu de vin, ou acidulée avec quelques gouttes d'acide sulfurique. On oppose à une diarrhée copieuse et propre à épuiser, l’usage de quelque léger absorbant, des mucilagineux , de l’opium, avec de petites doses d’ipécacuanha ou de rhubarbe.
220. Une des affections qui sont le plus à craindre dans ces fièvres, est l’éruption des parotides , surtout de l’un et de l’autre côte : je pense , comme Bancg, qu'elles ont presque toujours une terminaison fu-
PUTRIDES OÙ ADYNAMIQUES. 187
meste , en déterminant une sorte de congestion vers la tête, qu'elles suppurent ou non. « Au di de tâcher » de favoriser la suppuration , dit ce médecin , j'ai » cherché à dissiper ces tumeurs. Jai appliqué, dans » un cas, des sangsues sur ces parties, et des vÉSi Ca » ioires aux bras; le lendemain jen ai appliqué de » nouveaux aux jambes; et à chaque heure j'ai fait » frotter les parotides avec le liniment ammoniacal ». C'était le douzième jour de la maladie que les parotidles s'étaient manifestées ; elles n'avaient pas diminué encore le quatorzième jour; 1l donna alors une peute cuillerée d’un mélange pulvérulent composé de parties égales de quinquina et de rhubarbe. La diminution fut sensible le quinzième jour : aussi continua-t-1l l'usage du laxauf. Le seizième jour, une et l’autre paroude s'étaient dissrpées ; le ventre se détendit , et le malade s'avançca ensuite dans sa convalescence , à l’aide d’une décoction de quinquina. « La nécessité, dit Fauteur, me força de prendre » une voie opposée à celle qu'on a coutume de sui- » vre, et qui consisté à regarder ces tumeurs comme » une métasiase, et à favoriser leur suppuration »: Il en fait une sorte de règle pour les parotides syni— ptomatiques » à Cause de la congesuon qui peut se former vers la tête, par leur accroissement et l’ap- P heation des émolliens. Mais peut-on atteindre toujours le but proposé par l’auteur ?
221. {Traitement des complications. Indiquer les principes cénéraux du traitement qui dérivent du caractère particulier de la fièvre dite putride , écarter toute autre considération étrangère , c’est fixer avec précision les idées, mais ce n’est point exclure
188 FIÈEVRES
les règles variées et les modificauons qu'il faut faire
subir à cette maladie suivant ses complications diverses.
C’est ainsi que Stoll , dans ses Constitutions épidémi-
ques ( Ephem. 1779), donne l'exemple d’une com-
plication de cette fièvre avec des symptômes inflam-
matoires , qui se refusait également aux médications
stimulantes, vomitives et purgatives, et contre la-. quelle les rafraîchissans étaient seuls efficaces.
222. Le recueil déjà cité des Observations de Bancg offre de nombreux exemples des variétés que présente la fièvre dite bilioso-putride , de luulité des médications vomuitives et purgatives dans ces cas, et de l'attention particulière que demandent certains symptômes. Deux histoires ( Æist. XIII et XIF) que Wagler a données de fiévres muqueuses soporeuses , et qui ne sont que des complications de la fièvre muqueuse avec la fièvre adynamique, offrent des exemples des moyens de combiner l’usage des vomitifs végétaux avec les aromatiques et le camphre.
225. Traitement des fièvres adynamiques rémittentes et intermittentes. Ces fièvres ont été encore: rarement observées ; mais on en a publié quatre: exemples parüculiers dans une Dissertation qui à fait : la matire d’un acte public aux écoles de Médecine: (Essai sur la Fièvre intermittente adynamique. Paris, 4 juin 1812). On a suivi dans le traitement les mêmes principes que dans les fièvres continues du même Ordre : quinquina et potions toniques sous di-! verses formes , quelquefois avec le camphre ; vést-! catoires aux jambes, boisson alternativement vineuse ou acidulée , ete. J'ai suivi, en général, une méthode analogue dans des cas semblables, mais très-rares,
PUTRIDES OU ADYNAMIQUES. 189 que j'ai eu occasion d'observer à la Salpétriére, et surtout dans les cas de fièvres rémittentes qui sont d’une longue durée.
S IV. Considérations sur le caractère des Fièvres adynamiques.
224. Veut-on avoir la connaissance la plus compléte des savantes divagations, et des théories les plus insignifiantes qu'on puisse se permettre en médecine, on n'a qu'à faire l’histoire de la doctrine frivole et ténébreuse d’une prétendue putridité du sang et des humeurs , introduite d’abord par Galien, reproduite
sous diverses formes par les Arabes, avec des disputes et des explications interminables, et rendue ensuite générale en or par le faux savoir et la pidsnrerie des écoles. C’est de Là que cette doctrine , appuyée par des apparences spécieuses, a passé jusque dans le langage familier des personnes les moins instruites, et que la garde-malade la plus bornée se trouve tout de suite, ou croit être au niveau de l'homme qui s'est le plus profondément occupé de l'étude de la médecine. Au milieu de ce déluge d’écrits et de théories galéniques, on doit savoir gré à un médecin des plus distingués du seizième siècle ( Forestus) d'avoir établi une sorte de ligne de démarcation entre les résultats d’une observauon sévère et certaines digressions sur la décomposition: des humeurs, dans le recueil précieux qu'il nous a transmis d’un grand nombre d'histoires particulières sur les fiévres; d’avoir débarrassé le récit des symptômes de ces considérations étrangères, reléguées comme
190 | FIÈVRES à dessein dans dés scholies, ainsi que des jeux $imples de l'imagination , et qui ne peuvent jamais rien ajou= ter à nos connaissances réelles. Haller , à qui la doc= trine de l'irritabilité doit presque tous ses progres , a donné cependant une preuve de l'influence qu'exercé r les meilleurs engrais l'autorité des grands noms en ar , puisqu’en parlant des causes excitantes des fièvres putrides , 1l fait concourir , avec les lésions des propriétés vitales , une sorte de dégénération des humeurs : smma virium el nb abélis naturæ destructio, cum simili suæ causæ in humoribus nostris putredine conjuncta. C'est à ce propos qe Milman trouve avec raison fort extraordinaire qu'un homme iel que Haller ait pu penser que les causes OCCASION nelles agissent directement, par leurs qualités sédatives et ML bssatitee, sur le principe vital, et qu'elles puissent dans le même temps oper er comme fermens sur les fluides , etles assimiler à leur Propre nature : cest muluplier les causes sans nécessité , ajoute le même auteur, et s'écarier de la simplicité du mode que suit en général la nature.
DEN à Püisque rien n’empèche qu'on ne se livre par intervalles à des conjectures propres à répandre de nouvelles lumières sur l’économie animale , 1l est utile d'entendre encore ici Milman, l’un des auteurs qui se sont le plus déclarés contre la doctrine de Ï& putridné des humeurs. Lorsqu'au commencement d'un'accès de fièvre intermittente , dit ce médecin, le spasme et la päleur se manifestent à la surface du corps, et que le sang est tout-à-Ccoup repoussé vers l'intérieur , le pouls, aie ant le froid , est petit , très= fréquent , et souvent irrégulier. Le cœur paraît pen= !
PUTRIDES OÙ ADYNAMIQUES. 191 dant un certain temps céder au poids qui l’accable : mais le pouvoir vital étant seulement oppressé dans les fibres, et non essentiellement diminué ; cette ac cumulation du sang vers le cœur détermine bientôt des contractions violentes, par lesquelles ce fluide est poussé avec force vers les ‘extrémités , et de la, la chaleur , la rougeur de la peau, etc. À mesure que la chaleur se développe, le cœur acquiert plus de hberté ; le pouls devient aussi plus régulier, dur et plein , ce qui augmente jusqu’à la sueur. Pour lors ; la circulation étant plus égale , et le cœur n'étant plus stimulé par une trop grande quantité de sang, le pouls acquiert de la mollesse et est moins fréquent. Mais dans les fièvres appelées putrides,, où le pouvoir vital est diminué ( 1) et les actions qui en dépendent beaucoup affaiblies , le cœur est hors d'état de
(1) Si on veut entendre dans quel sens il faut prendre le mot de décomposition , non des humeurs mais des solides ,; àla suite de là diminution du pouvoir vital, on peut citer les faits suivans. Le poison de la vipère, suivant les expériences de Fontana, agit singulièrement sur cette source du mouvement musculaire. On sait que le serpent à sonnettes tue souvent de grands animaux en une minute : ceux qui meurent après la morsure ont toujours des points gangreneux autour dela plaie. Les corps des animaux qui survivent plus long-temps à la morsure de la vipère devient noir , et présente tous les Symptômes d’une gangrène prochaine. Lorsque la cause exerce son action avec moins de force, le premier effet de la diminution de ce principe est la faiblesse de la fibre musculaire , de manière que le stmulus qui , dans l’état de santé, aurait excité de fortes contractions 5 ne peut plus en déterminer que de faibles. Une forté commo- #on par l'électricité affaiblit de même la contraction musculaire ; et elle peut étre si forte, qu’elle détruise entièrement le pouvoir vital, et prive la fibre de toute faculté motrice.
t02 FIEVRES
se débarrasser du sang qui s’y accumule, et dont la k quantité lirrite au point de ne lui permettre que de k peutes et fréquentes contractions , comme dans le » froid d’une fièvre intermittente, Dans ce cas ,le même k spasme et la même pâleur continuent d'agir sans re} lâche ; la stupeur extraordinaire et le poids des par-} üesmusculaires qu'occasionne la diminuuon du prin-} cipe vital, doivent mettre obstacle à la force pro=| pulsive du cœur et à la propagauon du mouvement
du sang. Afin de rendre aux contracuons du cœur} leur vigueur première, nous sommes forcés de sou=| tenir sa faiblesse par l’administrauon de sumulans!
toniques qui puissent le solliciter à remplir ses ind) tions, ou d’exciter l'énergie vitale qui s’affaisse. Mit man croi pouvoir déduire de là que les fibres muss culaires sont le siége des maladies dites putrides ; que le pouvoir vital, inhérent dans ces fibres , est la cause prochaine et la source générale et immédiate de las} quelle découlent leurs symptômes; que la similitude et l’affinné qu'on a observées entre certains signes quil suivent toutes les affections dites putrides, comme le relâchement des fibres , les hémorrhagies , les taches! hvides, etc., tiennent à la même origme ; qu'enfm
les particularités observées dans divers cas de ces mar
ladies viennent probablement des différentes manieres dont sont affectées les forces vitales.
226. Pour voir en outre avec quel succes plus ou moins. marqué l'esprit de conjecture s’est exercé sur] la nature des fièvres dites putrides , discutons avec un! auteur italien (1) les opmions de Cullen, qui ne veut}