La contagion prit un nouveau degré d'intensité
à l'époque d’une émeute qui eut lieu le 15 septembre : la populace entre en fureur , pénètre dans les hôpitaux
des pesuférés , ouvre les lieux où les suspects sont dé- : tenus, pour rétablir les cérémonies du culte parmi les :
malades et ensevelir les morts dans la ville. On embras-
sat, suivant l’usage, ses proches et ses amis qui avaient |
succombé ; on négligeait toutes sortes de précautions , et on prétendait qu’elles étaient inutiles : cette maladie
était regardée comme un fléau que Dieu envoyait pour | venger la religion négligée; on répétait qu'il y a une
prédestination, et que nul ne peut échapper à son sort. Le général Eropkin , à la tête de la force armée , dissipa cette émeute et rétablit en peu de temps la tranquillité publique; mais, par cette communication du peuple
avec les malades, la contagion prit un nouveau degré «
d'intensité, et 1l périssait plus de douze cents personnes par jour. On n’a pas besoin de remarquer que les cérémonies ecclésiastiques pour les funérailles ayant été rétablies à l’époque du tumulte , presque tousles prêtres périrent de la peste. , *.
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