‹ Nosologie de la mélancolie légitime: Essai sur la méthode psychopathologiqueChapitre 23 sur 31 · FORMES DYSTHÉNIQUES MÉLANCOLIQUES DE TERRAIN · texte numérisé non relu

FORMES DYSTHÉNIQUES MÉLANCOLIQUES DE TERRAIN

Dans la première catégorie entrent deux affections très différentes quant à leur mode d’apparition.

1) — Certains sujets, représentant l’antithèse des hypomaniaques, offrent une dépression constante plus ou moins marquée. Ce sont généralement des dégénérés mentaux, susceptibles de faire de véritables crises délirantes sous l’effet d’un traumatisme affectif ou d’une déficience physique.

Le diagnostic peut être délicat avec la mélancolie émotionnelle pure. Lors d’un accès provoqué par un chagrin on ne pourra le plus souvent conclure qu’à la prédominance de l’asthénie sur la mélancolie, en se basant sur les antécédents et l’attitude du sujet. Si l'accès se répète, le diagnostic, par la suite, sera facile.

Il sera facile également, même en cas de délire bien imagé, lorsqu'aucune émotion suffisante n’apparaîtra à son origine.

Ces cas d'individus pusillanimes, velléitaires, scrupuleux à l'excès, constamment indécis et tourmentés, sont du reste à la limite du normal qu’ils retrouvent le plus souvent rapidement après un délire fugace.

2) — Les maniaco-dépressifs sont trop connus pour que nous nous puissions croire obligé de les décrire

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