‹ Nosologie de la mélancolie légitime: Essai sur la méthode psychopathologiqueChapitre 26 sur 31 · RAS) NS · texte numérisé non relu

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Etat. — Les hallucinations psycho-sensorielles apparaissent et le délire s’installe, ouvrant la période d'état.

Faut-il rattacher les manifestations de l’automatisme mental d’où procède le délire à la thèse organiciste de DE CLÉRAMBAULT ? Selon lui une psychose hallucinatoire passerait par deux stades : l’un d’automatisme, occupé par des hallucinations ; l’autre de délire dans lequel le malade interprète ses hallucinations en les attribuant à des influences externes. Il affirme : 1° que le délire n’est qu’un épiphénomène, une superstructure ; 2° que dans l’automatisme les phénomènes thématiques (hallucinations auditives et psychomotrices) sont plus tardifs que les phénomènes de pur mécanisme idéo-verbal, dont le type est l’écho de pensée. D’où il infère : 3° que ce mécanisme, et toute la psychose avec lui, sont d’origine somatique, les processus psychiques n’étant que subsidiaires, secondaires, fragmentaires.

Il semble qu’il y ait là une certaine outrance, et il nous apparaît plus logique d’admettre, avec les psychanalistes, que l’automatisme mental ne relève pas d’associations cellulaires fortuites, mais qu’il est « fabriqué totalement en dehors de la conscience du malade avec pour ressort l’affectivité refoulée » (DaLgrez : La méthode psychanalytique et la doctrine freudienne, I, 539). Il serait donc la manifestation d’une réaction inconsciente de défense du sujet à l’envahissement conscient du chagrin. Quant au délire, il procéderait, selon le même auteur, de la

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