‹ Nostalgies françaises,Chapitre 64 sur 79 · A VERSAILLES · texte numérisé non relu

A VERSAILLES

C'est à Versailles, près d'un sveltc jet d'eau glauque, O mon charmant Amour, que mon cœur vous évoque. Le parc, quand vous passez sous ses nobles massifs, Mire dans ses bassins des arbres moins pensifs ; Votre adorable voix distrait sa rêverie. Les rossignols n'ont plus de notes d'agonie; Un parfum d'autrefois vient de ses profondeurs Chargé de tout l'émoi de vos jeunes odeurs ; Plus doux, le crépuscule inonde de sa cendre L'allée où le silence et la nuit vont descendre. Et quand le clair de lune éclaire le gazon, Il flotte des parfums de fleurs sur Trianon.

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