‹ Nostalgies françaises,Chapitre 65 sur 79 · LE PARC · texte numérisé non relu

LE PARC

Je voudrais habiter une haute maison,

D'où, d'un balcon ouvrant sur un bel horizon.

Je pourrais voir un parc immense où le vent pleure .

Vous passeriez le soir, toujours à la même heure,

Dans l'allée où fleurit à l'arrière-saison

Un parterre évoquant ceux de la Malmaison.

Le charme durerait à peine une minute,

On entendrait le chant d'une invisible flûte.

Comme un mélancolique et pâle papillon.

Sur vous se poserait l'or d'un dernier rayon ;

Puis l'ombre s'étendrait et mon cœur taciturne

Sentirait doublement la tristesse nocturne ;

Car, malgré des chagrins et des soucis constants.

Un grand bonheur tiendrait en ces quelques instants

Où vous seriez la pure et merveilleuse image

De la Beauté passant dans un beau paysage.

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