‹ Nostalgies françaises,Chapitre 7 sur 79 · OCTOBRE · texte numérisé non relu

OCTOBRE

Voici le plus doux mois des climats tempérés : Octobre blond, propice aux tristesses sans cause, Octobre où sur les bois et les parcs mordorés Le ciel plus pur s'émeut de la mort d'une rose.

Mais ici c'est toujours le même été vainqueur : Nulle ombre n'a voilé le visage des choses ; Rien ne fait pressentir les suaves chloroses De la saison si chère aux angoisses du cœur.

Ce soir, qu'un crépuscule attendrissant se lève Sur le lointain pays que regrette mon rêve Reflété par les eaux mauves de ses étangs.

J'évoque longuement l'automne aux brumes grises, Où pour ceux qui n'ont plus d'espoir dans le printemps Les deuils de la forêt et du cœur s'harmonisent.

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