Saint Thomas, Sum., II-ÏI, q. 172, a
3. Cf. Suarez, De relig tr. 3, ]. 2 ; cliap. vin, n° G, t. XIII, p. 605,
Dom Maréchaux ne s’exprime pas autrement en parlant de cette question si délicate de la prédiction des événements vis-à-vis du libre arbitre de l’homme 1 :
« Dieu connaît toutes choses, l’avenir comme le présent, les choses futures comme les choses passées. Cela est certain, cela rentre dans la notion même de la divinité...
« Aucune créature, est-il besoin d’insister làdessus, ne jouit de cette vue anticipée des choses futures qui les actualise sous le regard éternel de Dieu. Nous sommes bornés au présent, et le présent n’est qu’un moment insaisissable. Nous ne voyons que ce qui est. Ce qui sera, ce qui n’est pas encore, est absolument en dehors de notre rayon visuel...
« Ce qu’on appelle les futurs contingents, c’est-à-dire ces événements qui peuvent ou non se produire selon les occurrences, échappent absolument à la pénétration de la créature... »
Dom Maréchaux précise nettement sa pensée 2 :
« Dieu sait d’avance ce que nous ferons librement ; mais il est seul à le savoir. Car nous agissons librement sous le regard divin ; et tant que