NOMBREUX TRAVAUX EN CHIRURGIE DR M. PIORRÏ
mélangé avec des produits altérés, le liquide dont on recherche l’actioncurative, avec la membrane interne de la cavité anormale. Ce procédé sert aussi à évacuer les corps étrangers qui- pourraient empêcher la cicatrisation et entretenir Le mal. Dans plus d’un cas, le succès le plus complet a répondu à cette pratique.
On pourrait ajouter aux travaux essentiellement chirurgicaux auxquels M. Piorry s’est livré un grand nombre d'autres recherches utiles, telles, par exemple, que celles qui sont relatives à l’appareil uléro-périnéal, qui, appliqué extérieurement, remplace avec avantage les pessaires(2>a/<é de médecine pratique, i 850) ; à. un moyen très-simple de contenir les petites hernies ombilicales avec un rouleau de diachylum recouvert d’une plaque de peau blanche ou de soie enduite de ce même emplâtre ( Petits Moyens en thérapeutique , 2” édition) ; â la compression des paupières atteintes d’œdème inflammatoire dans l’ophthalmie palpébrale contagieuse ( Clinique médicale de la Pitié, p. 183, 1833); à un procédé très-simple (en partie emprunté â Buffo» et à Roux) .pour remédier au strabisme; contre loque! on a, à peu près, renoncé, â pratiquer les , misions sous-cutfmées ou ténotomie,
M. Piorry pourrait encore mentionner, avec détail, les méthodes ohirurgicales, les procédés dont il est l’auteur, et qulil a utilisés pour, remé-t: ' dier : soit â des lésions externes, soit â des affections du ressort de la médecine,,et, par.exemple,.il a.proposé,ou employé r
1“ L’occlusion des paupières par des bandelettes de diachylum, pour, remédier à l’ophthalmie, aux ulcérations de la cornée, à la plaie résultant de l’opréation de la cataracte, à l’héméralopie ; méthode qu’on a voulu récemment s’attribuer en Angleterre, et qui avait été publiée dans la Gazette des Hôpitaux vers .1839.
2“ La diagnose d’un abcès dans les cellules mastoïdiennes positivement établie au moyen du plessimétrisme et de l’auscultation , abcès qui fut ponctionné et injecté avec la teinture d’iode. La guérison fut parfaite et rapide.
3" Le traitement des érysipèles du pavillon de l’oreille par l’application de mixtures graisseuses très-consistantes, application qui, mettant la peau de cette partie à l’abri du contact de tair et des corps étrangers, arrête le mal et prévient son extension à la tête,.
4° La connaissance si importante de la voie de propagation de l’érysipèle de la face au cerveau, laquelle ne se fait pas, comme on le croyait,
dans l’intérieur de cette cavité, il a suffi à M. Piorry de faire coucher les malades affectés de ce mal, sur le côté du corps opposé, puis de faire faire une forte respiration (en ayant soin de faire fermer hermétiquement loi bouche et les narines) pour obtenir l’évacuation du pus qui était accumulé dans le sinus malade.
9° ^Considérant qu’unc'pèau 1 relâchée et molle ne concourt plus à maintenir les viscères qui font hernie, ou qu’elle ne comprime plus les veines dé façon à empêcher leur dilatation, M. Piorry a proposé d’enlever avec bistouri ou des ciseaux une portion de la peau qui entoure certaines her-
opération