‹ Note secrette exposant les prétextes et le but de la derniére conspirationChapitre 3 sur 5 · I- Partager la France ou Voccuper militairement · texte numérisé non relu

I- Partager la France ou Voccuper militairement

J’avoue que mon sang, tout français, se révolte à cette pensée, et que je ne pourrais la discuter politiquement; d’ailleurs, les résultats de si exécrables déterminations sont démontrées dans la note du i 5 août 1817, à laquelle je me réfère (e).

(e) Extrait de la note du i 5 août 1817. Rien n’est exagéré dan» les craintes que noùs exprimons : l’avenir les justifiera toutes ; et si les bornes de cet écrit permettaient d’en accumuler les preuves, on les porterait à l’évidence; mais quelles que soient les leçons da l’expérience, elles seront encore perdues pour les souverains d# l’Europe; ils s’endormiront dans une trompeuse sécurité, ils chercheront à se garantir de nos avertissemens plutôt qu’à se garantir du danger, ou bien ils se flatteront d’arriver toujours à temps pour le prévenir; et ils penseront que les 120 mille hommes de l’armée d’occupation suffiront pour étouffer les mouvemens dangereux, pour comprimer l’insurrection quand elle aurait éclaté. Ils se trompent: la Fiance sera embrasée avant que ces faibles moyens puissent apporter un secours suffisant pour éteindre l’incendie. La France a deux fois souffert l’invasion , parce que les alliés portaient avec eux, et pour ainsi dire sur leurs drapeaux, de grandes espérances , celles d’un gouvernement qui avait pour lui de grands souvenirs de bonheur, et des garanties d’un repos durable. Ces espérances ont été déçues ; et cette fois on ne les verrait plus arriver

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