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Dessèchement des marais du littoral. — Un rapport du 6 juillet 1827 de M. Dejean, ancien inspecteur des dunes , renferme le passage suivant :
Les habitants demandent la continuation du fossé de séparation ouvert dans Tatelier de Lège entre les propriétés du Gouvernement et les landes communales. Ce canal, dont ia longueur est de 6,769 mètres et qui a coAté 16,000 francs, a produit un bon résultat; déjà Tétang du Porge est en partie desséché. H serait bon de faire écouler, au moyen de travaux analogues, dans le bassin d'Arcachon les eaux des étangs de Lacanau , de Carcans et d'Hoortîn. Les marais seraient desséchés et le bassin recevrait un fort volume d'eau qui contribuerait à renforcer les courants qui luttent contra la fonnation des
bancs de sable , lesquels finiront peu à peu sans cela par fermer la passe et supprimer ainsi le seul port qui puisse servir de refuge aux bâtiments entre Bordeaux et Bayonne.
On devrait agir de même pour faire communiquer Tëtang de Cazaux avec le bassin. Par ce moyen Tentrëe du port de la Teste serait conservée; dans le cas contraire, on ne devra pas être surpris de le voir bientôt éprouver le même sort que ceux de Lacanau , Mimizan , Contis et autres lieux.
M. Chambraient, dans son ouvrage intitulé Les landes de GascognSy donne à ce sujet les renseignements résumés ci-après :
De la pointe de Grave au cap Ferret, il existe une longueur de côte de 190 kilomètres sur laquelle arrivent toutes Jes eaux d*une partie du versant occidental des landes, d^une superficie de 81,000 hectares.
n en est de même dans le département des Landes, mais là cinq grands courants évacuent les eaox.
Dans le département de la Gironde, elles formaient des marais, de sorte qu'il a fallu étudier pour cette région un projet de dessèchement spécial comprenant :
1* Un grand canal de 13 mëtres de largeur au plafond, de 10, 690 mëtres de longueur et de om. ^5 de pente par kilomètre, partant du bassin d*Arca*chon et allant à rentrée des étangs ;
a*" Un grand vannage de 1 3 mètres de largeur à établir à Torigine amont du canal pour maintenir un niveau constant dans les étangs de Lacanau et d'Hourtin.
La concession des travaux a été donnée à deux des principaux propriétaires des marais par un décret du a 3 juillet iSSg rendu en exécution de la loi du i5 septembre 1807. L'État et le Département ont accordé aux concessionnaires une subvention de 60,000 francs.
Les travaux ont été terminés en 1879 et un décret du 18 janvier 1873 a constitué les propriétaires des terrains desséchés en association syndicale d'entretien sur les bases de la loi du ai juin i865.
La dépense s'est élevée à &7&,/i55 fr. 70. La superficie desséchée est de 7,797 hectares. Le montafnt de la plus-value a été évalué à i,i36,6o& francs, dont la moitié revient aux concessionnaires.
D*aprè8 un rapport d'expertise, dont les conclusions ont été approuvées par un arrêté du Conseil de préfecture de la Gironde
en date du k juillet 1890, les travaux exécutés par les concessionnaires , MM. Clerc, Tessier et C*% ont procuré une plus-value de 3,334 fr. o5 à une étendue de 2o4h. 38 a. de terrains domaniaux, savoir:
Forêt de Carcans 1 5o** 35'
Forêl d'Hourtin 53 93
Total aoi 98
L'étiage normal actuel est de 1 /i m. Sg , il était de 1 5 m. 89 avant Texécution des travaux.
L'Etat a payé aux concessionnaires 1 ,667 fr. o3 , plus les intérêts à 5 p. 100 à partir du i3 novembre 1874.
Il paye en outre 2o4fr. 28 par an pour les frais d'entretien*
Le Syndicat des marais du littoral, institué par décret du 18 janvier 1873, est entré en fonctions le 5 juillet 1876 et a décidé qu'il serait pourvu aux frais d'entretien des travaux et d'administration au moyen d'une taxe de 1 franc par hectare, dont le recouvrement serait fait, aux termes de l'article *î6, S 3, du décret précité, comme en matière de contributions directes. Le premier payement de cette taxe a eu lieu en 1876 pour l'année i875,
La propriété des plages desséchées a été attribuée aux riverains de l'étang d'Hourtin. On pourrait prétendre cependant qu'aux termes de l'article 558 du Code civil elles doivent appartenir au propriétaire de l'étang, c'est-à-dire à l'Etat si l'on adoptait les conclusions de la Commission des dunes de i838. Toutefois, on peut objecter que, sans compter les nombreux fossés ouverts par les particuliers, les travaux d'assainissement des landes communales prescrits par la loi du 19 juin 1857 ont été terminés en i865, tandis que l'opération du dessèchement des marais a pris fin en 1873 seulement, de sorte que pendant un certain nombre d'années le niveau de l'étang a été exhaussé par les eaux qui y ont été déversées artificiellement. Si l'on adopte cette hypothèse, les ter-
rains qui bordaient Tétaiig ont été envahis par les eaux à 1 des travaux d'assainissement, puis ils ont été mis à sec de n après l'achèvement du canal d'écoulement.
Dunes autres que celles de Oascogne. — Les dii
tuées au nord de l'embouchure de la Gironde sont gérées ei par l'Administration des forêts. La contenance de ces dum mises au régime forestier est indiquée ci-après, ainsi que gueur de la dune littorale.
Dl^PARTEHENTS.
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