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idéal soit incessamment notre guide... Il existe surtout certaines conditions morales qui représentent, si je puis «ire, le principe vital d’un développement médical normal et régulier... Il répond au sentiment le plus noble de notre nature morale, à l’amour de l’humanité». (+). Puis il s'adresse spécialement à l’étudiant. C’est d’abord chez l’étudiant que doit prendre corps le caractère apostolique de la médecine; l’étudiant doit faire preuve avant tout d'initiative : («Celui qui n’a pas ce que l’on peut appeler le feu sacré, ne trouvera iei que dégoût, lassitude et découragement.» ({) Puis il se tourne vers le médecin qui n’est que le prolongement moral de ce qu'a été l’étudiant («L'étudiant sans initiative et le docteur sans ressort moral se ressemblent») ("). D'abord le médecin de campagne: Celui-ci est placé dans une situation particulièrement intéressante qui signifie pour lui à la fois la responsabilité d’une mission particulièrement délicate, et d’autre part un gain moral appréciable. D'une part le médecin de campagne se doit, dans tous les domaines même extra-médicaux, de devenir un des agents les plus actifs du progrès et de la civilisation. Il est responsable de la santé physique et morale de ses concitoyens dans le cadre étroit d’un village ou d’un canton, comme l’instituteur ou le prêtre. Et d’autre part, cette responsabilité même est pour lui aussi un élément précieux de perfectionnement personnel et un facteur d’éducation morale individuelle. « C’est quelque chose dans la vie, dit le Professeur Schützenberger, que d’être mis en possession d’une sphère d’activité digne d’un homme de bien et d’un esprit élevé, quand on est préparé par de bonnes études, et jeune encore, plein d’ardeur et de courage.» (7) Ou encore (14) «Fragments de philosophie médicale». (page 108 et seq.)
(16) «Fragments de philosophie médicale». (page 111). (17) «Fragments de philosophie médicale». (page 113).
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«Dans cette lutte isolée de tous les jours avec la maladie et la mort, le caractère se trempe, sans que Îa sensibilité s’émousse; l’esprit d'observation, le tact pratique se forment rapidement» (15) et il conchni: «Si tous les médecins de campagne étaient ce qu'ils doivent être et ce que sont beaucoup d’entre eux, la source à plus féconde des maux, dont on se plaint le plus serait tarie, Qu’on cesse de chercher un remède dans une o6rganisation médicale compliquée, dans des tarifs d’honoraires, dans une hiérarchie factice, dans des conseils de discipline, dans le fonctionarisme médical étendu n’importe sous quel nom et au nom de quel intérêt. Si le corps médical souffre, il souffre plus par sa propre faute que par celle des institutions». (°°)
Le médecin des villes est moins favorisé que le niédecin de campagne, surtout à ses débuts. L'établissement dans une ville est une épreuve de courage et de volonté, si on ne le surmonte pas, c’est la catastrophe morale: « Si le désir de parvenir vite et à tout prix domine, le « germe d’un arrêt ou d’un vice de développement s’in- ( carne et empoisonne toute l’existence médicale. Vou- « lez-vous savoir jusqu'où l’on peut aller dans cetie di- « rection ? Voyez la quairième page du premier jour- ( nal venu, vous y trouverez inscrits des noms de doc- « teurs, honte et fléaux du corps médical. Il est dans je « mal, comme dans le bien, des gradations, des nuances « infinies. Si les monstruosités sont rares, les déviations «« sont fréquentes. Le charlatanisme, l’indélicatesse, l'ins- « probité peuvent revêtir mille formes; quelques-unt: «« miroitent agréablement, éblouissent même les yeux du « public. Mais allez au fond des choses, et, sous cette ( apparence trompeuse, vous trouverez la gangrène qui