L'HOMME PRIVÉ ET LE MÉDECIN
Après avoir esquissé la vie, les opinions et les méthodes du Professeur Schützenberger, ïl nous faut, pour toucher plus intimement à cette chose toujours plus fuyante qu'est la vie d’un homme, voir de plus près son attitude dans la vie pratique et le juger, soit à travers ses actes et ses paroles, soit à travers le témoignage de ses amis; en d’autres termes, il nous faut décrire l’homme tout court, le médecin et le confrère, le citoyen et l’homme public.
Si nous lisons les quelques discours qui furent pr<noncés à l’occasion de sa mort, ou de linauguration de son buste, on est amené, devant le témoignage unanime de tous ses amis et collaborateurs, à constater qu'ii fut lui-même ce que, avec tant d’éloquence et de bon sens. il demandait que fussent ses confrères. Le Docteur Eusg. BOECKEL, chirurgien de l’hôpital, disait de lui avec raison :
«Mais il ne se bornaït pas à faire l’éducation scien « tifique de l'étudiant, il suivait le jeune docteur dans « sa carrière, lui donnant des conseils, des recomman- « dations, cherchant surtout à l’imprégner de cet esprit « de moralité professionnelle, de justice, de bienveil- « Jance envers les confrères, qu'il possédait lui-même, « à un haut degré et qui a contribué à maintenir la « dignité de l’homme dans notre corps médical alsa- « cien. » (1)
(1) Discours de Monsieur le docteur Boeckel, à linauguration du buste de Charles Schützenberger, 1882,