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Voyons maintenant le médecin, le confrère jugé par ses collègues, et d’abord le médecin à la clinique. Le professeur HERRGOTT nous dit: (Æn le voyant arriver (« chaque jour avec la plus ponctuelle exactitude dans « la salle 48, où il commençait sa visite, les élèves éprou- « vaient la plus vive satisfaction; ils avaient raison, sa « pratique était un exemple.» Dans la ville son prestige u’était pas moindre. Le docteur FAUDEL le décrit allant ea ville très régulièrement pour la consultation qui se prolongeait parfois plusieurs heures et il ajoute: (Malgré les fatigues et les préoccupations qu’entraîne la pratique médicale, il ne put jamais se décider à l’abandonner compiètement.» Son urbanité était proverbiale parmi ses confrères et les étudiants.
Faudel, dans sa notice biographique écrit: (Œt pour nous aussi, Messieurs, quel auxiliaire précieux dans ces cas difficiles qui ne se présentent que trop souvent dans notre pratique! Ses ressources thérapeutiques étaient inépuisables et il n’abandonnaiït jamais la lutte, même dans les cas, en apparence les plus désespérés. Tant que ses forces ne le trahirent point, il accourait à notre appel, bravant la fatigue et les intempéries, nous étions heureux de recevoir les conseils de sa haute expérience, et avons tous pu apprécier le tact, la bienveillance, la modestie qu’il apportait à ses consultations.»
«Son affabilité envers les jeunes collègues et ses anciens élèves était réputée, il aimait à les guider dans leur carrière, s’intéressait à leur sort ainsi qu’à leurs travaux et se réjouissait de leurs succès. S'il avait à les combattre dans quelque discussion scientifique, il le faisait toujours d’égal à égal et avec la plus grande courtoisie.» |
«Les égards réciproques, la solidarité en toutes circonstances étaient pour lui une règle qu’il observait rigoureusement et qu'il savait imposer aux autres.) —