‹ Notes biographiques sur le Docteur Charles SchützenbergerChapitre 23 sur 28 · LAS · texte numérisé non relu

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(Al ne s’est pas contenté d’exposer les principes qui doivent diriger la conduite du médecin ; il donnait lui - même l’exemple de toutes les vertus profes. sionnels. On peut dire que c’est à son influence en grande partie que nous devons cet excellent esprit qui honore le corps médical alsacien, le maintien et la prospérité de nos organisations confraternelles qui ont résisté aux plus violents épreuves.»

Ecoutons encore le docteur G. LEVY, trésorier de J’Association de Prévoyance, médecin titulaire de l’H6pital civil:

« Dans les rapports de Monsieur le Professeur « SCHUETZENBERGER avec ses confrères, dit-il, « quelle modestie, quelle affabilité, quel dévouement, « quelle vraie fidélité ne trouvait-on pas chez cet homme « si estimable! Quel tact, quelle louable et courageuse « franchise, quelle inébranlable fermeté ne sut-il pas « déployer dans les circonstances délicates, dans les « temps difficiles, dans les jours sombres, comme il les « appelait lui-même si tristement ! Dans ces jours né- « fastes, le coeur de l’homme juste est resté ferme. Vous « n’oublierez pas, Messieurs, sa conversation si atta- « chante, sa douceur ferme, ses goûts simples, sa volonté « forte, son amitié solide ,son esprit sage et modéré, « s’élevant au-dessus des passions. Se rendre utile à ses ( concitoyens et surtout à ses confrères, les obliger, les « soulager, les éclairer, les défendre, tel fut son bon- « heur. Son coeur était animé de cet enthousiasme pour « le bien, que rien, rien ne pouvait décourager.» (6).

I y a dans ces éloges de ses confrères plus que la louange officielle du chroniqueur. Il y a l’objectivité du témoin oculaire qui raconte des épisodes vécus, des anecdotes réelles et il y a le ton chaud et fraternel de l’ami,

(6) Discours prononcé à l’inauguration du monument du Professeur Schützenberger.

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du confrère, dans le plein sens du mot. Aussi n’avonsnous pas trop dit, lorsque nous affirmions que le professeur SCHUETZENBERGER avait été comme homme, comme médecin, comme confrère, ce qu’il demandait aux autres d’être. Et cela nous allons voir qu’il le fut dans tous les domaines, dans ses rapports, non seulement aver les individus, mais avec les collectivités. L’homme pub'ic et le patriote furent fidèles à leur programme comme l’homme privé .et le médecin. Le citoyen fut à la hauteur du concitoyen et du confrère.

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